Oct 13, 2021 19:50 UTC

Au Cameroun, décidément, les auteurs des tentatives de déstabilisation en Afrique ne se cachent même plus. Tibor Nagy, l'homme d'Afrique américain est devenu devin ?!

Actualité en Afrique :

  • Afrique subsaharienne : une croissance attendue à 3,7% en 2021 par le FMI, le Botswana en tête avec plus de 9%
  • Burkina Faso : Le nouveau chef d’état-major général des armées officiellement installé
  • Ouverture du poste-frontière de Noépé : le Togo et le Ghana investiront chacun, 1 million $, d'ici fin 2021
  • Gabon : success-story de la Zone économique de Nkok, 10 ans après son lancement

 

Analyses de la rédaction : 

1. Cameroun : Washington croit encore que le pays est divisible !

Au Cameroun, décidément, les auteurs des tentatives de déstabilisation en Afrique ne se cachent même plus.

Alors que dans l’Extrême Nord du Cameroun, les attaques des séparatistes et de leurs associés les terroristes ont été relancées, l’homme d’Afrique américain continue de garder sa casquette de colon et de mettre en garde Yaoundé.

Tibor Nagy reste décidément résolu à voir la crise dans les régions à majorité anglophone s’amplifier. L’ancien monsieur Afrique de la Maison-Blanche suit de bout en bout l’évolution de la crise et annonce même l'issue de la bataille ; « les populations anglophones auront gain de cause ». « Les anglophones obtiendront leurs droits, soit dans une véritable Fédération, soit dans un État indépendant », a écrit l’homme d’État sur son compte Twitter ce 8 octobre.

Pour lui, cette issue est incontournable et le gouvernement camerounais ne tardera pas à s’en rendre compte. « Que ce soit dans les semaines, les mois, les années ou les décennies, cela viendra. L’esprit humain – comme les lions – est indomptable ! Le gouvernement camerounais doit revenir à la raison » croit fermement Tibor Nagy. La sortie du diplomate américain a suscité de nombreuses réactions sur la toile.

Tout d’abord, ceux qui visent la déstabilisation dans les zones anglophones sont une minorité. Au Cameroun, un Camerounais est un Camerounais, anglophone, germanophone, francophone, chrétien, musulman, peu importe. Ces divisions et ces amalgames sont seulement faits par les Occidentaux, aussi bien envers leur propre peuple qu’à travers le monde.

Les séparatistes sont une minorité, les Camerounais vivant en zone anglophone épaule l’armée camerounaise afin qu’ils se fassent arrêter. Ce sont ces séparatistes épaulés par les terroristes comme Boko Haram, qui s’attaquent aux civils et kidnappent des enfants. Les Camerounais en ont marre de ces pratiques. C’est eux qui payent le prix des exactions de ces séparatistes, téléguidés par Washington.

Ce n’est pas la première fois que Tibor Nagy s’exprime de cette façon.

Face à l’échec avec les séparatistes, Washington les a associés aux terroristes basés dans le nord du Nigéria afin de les réarmer et de les réorganiser pour attaquer le Cameroun.

L’armée camerounaise tient bon, car elle bénéficie non seulement du soutien de la population, mais surtout, elle est épaulée par les Camerounais vivant dans les zones anglophones et qui n’aspirent qu’à vivre en paix. Il serait temps que Tibor Nagy comprenne que le Cameroun est indivisible. C’est un pays uni et beaucoup plus fort qu’il ne l’imagine !

 

2. Éthiopie : c'est l'ONU qui est sous pression et non Addis Abeba

Contrairement à ce que pensent la plupart des gens surtout ceux basés en Occident, l’Éthiopie est sous la pression des États occidentaux. Mais, pourtant sur le terrain, on voit que c’est le contraire qui se produit. C’est l’Occident qui est sous la pression de l’Éthiopie !

L'Organisation internationale des migrations de l'ONU a viré sa responsable en Éthiopie en raison d'« interviews non autorisées » dans lesquelles elle se plaint d'être mise à l'écart par ses supérieurs, qu'elle présente comme favorables aux rebelles terroristes de la région du Tigré (nord de l'Éthiopie).

La sanction contre Maureen Achieng, chef de mission de l'OIM en Éthiopie, confirmée dans une lettre datée de lundi, intervient après la récente expulsion par les autorités éthiopiennes de sept hauts responsables de l'ONU, accusés d'« ingérences dans les affaires intérieures » de l'Éthiopie. Le Tigré est le théâtre de combats depuis novembre, quand le Premier ministre Abiy Ahmed, après moult tentatives de règlement de conflit avec les membres du TPLF par la voie diplomatique, a lancé l’assaut militaire suite à l’attaque des camps militaires fédéraux par les rebelles, dans la région du Tigré.

Ces derniers jours, plusieurs enregistrements étaient apparus sur internet, dans lesquels Maureen Achieng et un autre haut responsable de l'ONU s'entretenaient longuement avec Jeff Pearce, un écrivain ayant publié plusieurs articles défendant la conduite de la guerre contre le TPLF par le gouvernement éthiopien.

Dans ces enregistrements, Maureen Achieng s'en prend violemment à des collègues qui « sont tombés » sur le gouvernement éthiopien lorsque la guerre a commencé et ont, selon ses dires, mis sur la touche les responsables de l'ONU sur le terrain. Elle qualifie le TPLF de « sale » et « cruel », émettant le vœu de ne jamais retourner au Tigré. Lundi, le directeur général de l'OIM, Antonio Vitorino, a dans une lettre affirmé que « les opinions attribuées dans les enregistrements audio à un membre du personnel ne correspondent pas aux principes de l'OIM et ne doivent en aucun cas être vues comme exprimant la position de l'OIM ».

Depuis l’ONU et la Communauté occidentale tentent tant bien que mal de reprendre le contrôle sur la situation en usant de différent stratagème afin de réarmer les rebelles et relancer le conflit. Les guerres médiatiques n’ont pas cessé depuis. Les médias dominants parlent constamment d’un risque de propagation de la famine dans la région, des exactions en tout genre provenant de la part des soldats éthiopiens et érythréens, etc.

Il est important de rappeler, que nous ne contestons pas les plaintes en provenant des civils contre les militaires, ce que nous cherchons à mettre en avant c’est surtout la transformation de l’information pour alimenter justement cette fameuse guerre médiatique, qui in fine, conduit à des interventions militaires et l’occupation d’un pays comme on a pu le voir par exemple en Afghanistan ou en Irak.

D’abord, ce que les médias n’arrêtent pas de faire croire, c’est qu’Addis Abeba aurait placé un blocus humanitaire dans la région du Tigré. Il y a plusieurs rectifications à cette information. Ce qu’Addis Abeba a fait, et à juste titre, c’est d’empêcher les ONG et l’ONU de venir installer des couloirs humanitaires, car c’est bien à travers ces couloirs que les rebelles ou les terroristes sont alimentés en armes, vivres et munitions. Ensuite, ce que les médias ne disent jamais, c’est qu’Addis Abeba envoie régulièrement de l’aide humanitaire dans les régions du Nord, et que par moment, ceux qui bloquent l’arrivée de convois, ce sont bien les rebelles, et non Addis Abeba.

De plus, les exactions commises contre les civils étaient majoritairement commises par les rebelles du TPLF. Ce qui suscite la rage auprès des pays occidentaux, c’est que leurs plans n’arrêtent pas d’être déjoués par l’Éthiopie. La population éthiopienne sait pertinemment quel jeu jouent les Occidentaux et comment ils procèdent pour tenter de retourner l’opinion publique éthiopienne et créer ainsi une déstabilisation encore plus accrue. En gros, l’Occident a essayé de relancer les mêmes scénarios qu’au Moyen-Orient, mais il est de nouveau dans l’échec total.

 

3. Mali : l'Occident avance ses pions !

 

Alors que sur la toile, on voit affiché un peu partout la mort accidentelle d’un soldat de l’occupation française Barkhane, une autre information apparaît également concernant le mouvement de l’armée de l’occupation française de Kidal.

L'occupation française Barkhane a engagé, mardi, la phase de transfert de ses bases militaires à la MINUSMA et à l'armée malienne.

''Dans le cadre de l’adaptation du dispositif militaire français dans la bande sahélo-saharienne, décidée en juillet 2021 par le président de la République, l’emprise française de Kidal à la MINUSMA a débuté, en étroite coordination avec les forces armées maliennes'', a indiqué le porte-parole de l'état-major de l'armée française.

La même source explique que l’emprise se situe au sein du camp de la MINUSMA à Kidal, ville où les forces armées maliennes disposent, dans un autre camp qui a été rénové par la MINUSMA, d’un bataillon d’infanterie motorisée (le 72e RIM) issu de l’armée reconstituée.

Pour rappel, 1300 militaires de la MINUSMA et plus de 400 soldats maliens sont aujourd’hui déployés à Kidal où ils assurent des missions de protection et de sécurisation, indique le colonel Pascal Ianni.

''Un convoi logistique a quitté Kidal ce mardi matin'', souligne le communiqué, ajoutant qu'un détachement de la Force Barkhane reste sur place.

''Il est notamment chargé de conduire les dernières formalités administratives et logistiques avant le transfert définitif de l’emprise dans les prochaines semaines'', martèle l'armée française.

''Il sera en mesure de faciliter des missions de réassurance et d’appui au profit des partenaires, et travaillera donc en étroite coordination avec la MINUSMA et les FAMa (Forces armées maliennes)'', a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Pascal Ianni.

Selon lui, cette première étape dans l’adaptation du dispositif militaire français dans la BSS se déroule dans de très bonnes conditions de dialogue et de coordination avec nos partenaires de la MINUSMA et des FAMa.

En juin dernier, la France a décidé de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici à 2023 à 2 500 - 3 000 hommes, contre plus de 5 000 aujourd'hui.

"Le transfert vers la Minusma et les forces armées maliennes sera définitif d'ici une dizaine de jours", a ajouté le porte-parole en insistant sur "l'étroite collaboration avec les autorités et l'armée" du Mali.

Garder le contrôle, mais avec moins de dépense. Tel est la nouvelle politique de l’occupant du Mali et du Sahel.

Ce qui est important de rappeler, c’est que les soldats de la Minusma tout comme les contingents de l’ONU en Afrique ne se battent pas. Donc les 1.300 soldats de la Minusma ne lèveront pas le petit doigt. De plus, les 400 militaires maliens, c’est eux qu’ils enverront en première ligne. Le plan est tout tracé. Les militaires maliens seront envoyés pour faire des rondes, la Minusma et Barkhane s'occupent de transmettre leur position aux groupes mercenaires terroristes, qui sont censés occuper le nord du Mali, afin qu’ils aillent les tuer dans des embuscades. Mais outre le fait que les soldats maliens sont utilisés comme chair à canon par Barkhane et la Minusma, les Occidentaux leur transmettent également la position de civils maliens, à qui ils placent l’étiquette de « terroriste dangereux » afin qu’il se fasse tué sous l’œil de la Minusma, qui par après vous l’aurez compris, établit un rapport qui sera soigneusement transmis aux médias dominants, afin de lancer la campagne de discréditant l’armée malienne et de dire que des militaires maliens s’attaquent à des villages entiers et tuent des civils. Voilà une partie du processus.

De son côté, la France va jouer le même rôle que les États-Unis, à savoir, prendre le contrôle derrière le rideau. D’ailleurs, ils ont déjà commencé à se coordonner. Dernièrement, un chef du réseau de poseur d’Engins Explosifs Improvisés d’un des groupes terroristes aurait été « neutralisé » lors d’une opération menée par Barkhane et l’armée américaine. Ce chef a été tué lors de deux frappes aériennes de Barkhane, qui ne précise pas les dommages collatéraux.

Le processus a commencé, les Américains entrent officiellement dans le théâtre des opérations au Mali.

Discrètement, l’armée américaine entre en scène aux côtés de Barkhane qui réduit ses effectifs, certes, avec une nette augmentation des soldats européens. D’ailleurs, les Occidentaux nous montrent ce qu’ils veulent bien montrer. Il y a certainement de nombreux contingents qui sont présents au Sahel sans que nous soyons au courant. Les Américains avaient d’ailleurs fait la démonstration au Niger. C’est seulement lorsque l’embuscade de Tongo Tongo a été révélée aux médias que nous avons eu connaissance de l’existence des soldats américains au Niger. Une embuscade d’ailleurs qui avait plus des airs de scénario mis en place justement pour légitimer la présence américaine. Suite à l’affaire de Tongo Tongo, les États-Unis se sont empressés d’installer plusieurs bases militaires à travers le pays. Qui nous dit qu’ils ne font actuellement pas pareil au Mali ? Qui nous dit qu’ils ne sont pas en train de projeter de déployer plusieurs bases militaires également au Mali.

Washington finance Barkhane. Mais Barkhane réduit ses effectifs et remballe ses bases militaires. Donc le coût du déploiement de Barkhane devrait diminuer également. Donc il se trame bien quelque chose sous le nez de la population au Sahel.

Et toute cette infrastructure et ces plans ont été créés par les Occidentaux afin de pouvoir faire face à la population malienne. Car le danger pour l’Occident face auquel il ne peut rien, c’est le soulèvement de la population malienne et surtout sahélienne. 

 

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