Oct 16, 2021 19:06 UTC

Actualité en Afrique :

  • La Côte d’Ivoire va accueillir une unité de production pharmaceutique de plus de 88 millions $ ;
  • Zimbabwe : le projet de construction de l’échangeur de Mbudzi dans le sud de la capitale se précise ;
  • Sénégal : l’opérationnalisation du Train express régional fixé au 24 décembre 2021 après plusieurs reports ;
  • Madagascar sur la voie de la gratuité des soins.

Analyses de la rédaction :

Mali : la face cachée de la junte dévoilée

La Face cachée du scénario français au Mali est dévoilée 

Pas question de tenir des élections pour le moment et pour cause ? « La question sécuritaire ».

Lisons cet article de RFI, qui tente de justifier par A+B que la tenue des élections au Mali n’est absolument pas nécessaire dans la conjoncture actuelle. 

« Étant donné le seuil de tolérance que l’Afrique de l’Ouest affiche par rapport aux coups d’État, on se demande en quoi la tenue des élections, dix-huit mois après le premier putsch, ou quelques années après le second, revêt une quelconque importance. Et pourquoi il a fallu aux dirigeants maliens procéder par approches successives, pour arriver à ce que suspectaient, depuis des mois, ceux des opposants qui ne participent pas à la conduite de cette transition. Après un coup d’État, une bonne transition doit concevoir une Constitution qui colmate toutes les brèches par lesquelles le président déchu a pu s’engouffrer pour travestir les textes et soumettre les institutions ou les adapter à son aversion pour les contre-pouvoirs. Les institutions qui équilibrent les pouvoirs du chef de l’État sont essentielles, et doivent être dotées des moyens de leur indépendance. L’ossature de la maison de l’état de droit et de la démocratie est construite pour tous, et il n’appartient pas au président de la République d’en casser les murs. Rawlings a mis onze ans pour bâtir celle de son pays… »

Visiblement tout est réuni pour un report des élections au Mali, puisque seulement 24 heures avant cette annonce, on évoque la dégradation de la situation sécuritaire au Mali : « La situation sécuritaire se dégrade tragiquement dans le pays. Depuis plusieurs semaines, la Katiba Macina d’Amadou Kouffa, membre du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, le Jnim d’Iyad Ag Ghaly, est à l’offensive dans plusieurs secteurs du centre du pays : Gourma, pays Dogon, cercles de Niono et de Djenné… Les populations civiles en font les frais et cette situation sécuritaire alarmante est invoquée par les autorités pour justifier une éventuelle prolongation de la durée de la transition ».

Comment analyser cette coïncidence ?

N’est-ce pas la parfaite coopération des terroristes avec la junte made in France pour reporter les élections ?

Mais revenons à cet article de RFI concernant le report des élections.

« Mais la seule excuse qu’un militaire puisse avoir de prendre le pouvoir est de réhabiliter une nation en péril. Et c’est à ses actes, à son attitude, à la clairvoyance de son leadership, que son peuple décide s’il peut lui faire confiance ou pas. Mais la confiance, encore une fois, ne s’arrache ni ne s’achète. On l’inspire ».

L’auteur a raison, la confiance ne s’arrache pas et ne s’achète pas non plus ! Le peuple malien ne fera jamais confiance à l’axe US-OTAN et à ceux qu’il soutient.

Le peuple malien est celui qui a inspiré tout le peuple du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest à se dresser contre ce néo-colonialisme.

Le piège est bel et bien là, le fait de légitimer les coups d’État et même à long terme, mettre de côté le système d’élection et de vote. Donc maintenant, il n’y aura plus que par la voie du régime des coups d’État qu’un pays tournera ? Et à long terme, vous pensez que les termes Constitution et même État nation auront encore un sens ? Puis, ce serait même peut-être le concept de nationalité qui sera remis en question ?

Mais une chose est sûre : le Mali et même le continent tout entier récupérera sa vraie souveraineté lorsque le cordon avec les puissances coloniales sera entièrement coupé, et c’est entre les mains de la population africaine.

Côte d’Ivoire : les pressions contre le pays se multiplient

Alors que les Ivoiriens sont occupés à suivre le spectacle d’un retour du président Gbagbo et de l’annonce de sa formation politique qui ne semble pas conduire à une très grosse évolution sur la scène politique, au nord le scénario OTAN-US avance à grands pas.

Deux personnes ont été tuées, mercredi matin, dans l’attaque d’un poste de contrôle de l’armée ivoirienne à l’ouest du pays.

D’après des témoins, et des médias locaux, l’attaque a eu lieu à Diourouzon, sous-préfecture de Guehiebly (22 km axe Duekoué-Bangolo), aux environs de 4 heures du matin.

Selon le préfet de la région du Guémon, préfet du département de Duékoué, Ibrahima Cissé, cité par fratmat.info (média progouvernemental), cette attaque a fait deux morts, à savoir un gendarme et un agent des eaux et forêts.

L’attaque a été menée par deux hommes non identifiés et circulant à moto, qui ont ouvert le feu sur un poste de contrôle tuant les deux éléments des forces de défense.

Le 12 juin dernier, trois soldats ivoiriens ont été tués dans une embuscade avec usage d’engin explosif, menée par des individus armés près des frontières burkinabè.

Cinq jours auparavant, soit le 7 juin, un soldat avait été tué dans une attaque, dans le village de Tougbô, dans la même région.

Cela fait depuis plus de six mois que les services secrets occidentaux ont déclaré la guerre à la Côte, l’ont menacé d’une extension du terrorisme depuis le Sahel, mais que malgré plusieurs tentatives ils n’y sont pas parvenus.

Ni les troubles post électoraux au Sénégal et au Bénin, ni les tentatives de déstabilisations en Casamance ni même cette affaire de retour de Gbagbo que la France a tout fait pour qu’ils soient une source d’atomisation de la Côte d’Ivoire comme en son temps cette affaire d’ivoirité n’ont réussi à plonger la Côte dans la violence.

Ces attaques sont donc une dernière tentative pour cet axe déstabilisateur de parvenir à ses objectifs.

Mais la puissance colonialiste semble être loin, très loin d’atteindre ses objectifs, puisque les informations en provenance de la Côte d’Ivoire et de ses tendances montrent que l’ère francafrique dans ce pays est en train de toucher sa fin.

Ainsi, la Côte d’Ivoire accorde le traitement et le stockage de noix brute de cajou, l’un des secteurs les plus stratégiques de son pays à la Chine.

Un accord commercial entre le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, l’Autorité de régulation du système de récépissés d’entreposage (Arre) et la société chinoise Tbea a été signé, ce jeudi 16 septembre 2021, à Abidjan-Plateau.

Tout ceci explique mieux l’hystérie occidentale face à la Côte d’Ivoire.

Les Africains ne sont pas dupent, les ivoiriens poussent la France vers la sortie.

Et visiblement, la France est en panique devant la force imprévisible du peuple africain !

Centrafrique : coup de maître de Touadera 

En République centrafricaine, le président Faustin-Archange Touadéra vient d’annoncer ce vendredi 15 octobre dans une allocution un « cessez-le-feu unilatéral immédiat » et « la fin des opérations militaires et de toute action armée sur l’ensemble du territoire national ». Un engagement pris par le gouvernement lors de l’adoption de la feuille de route de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs à Luanda, afin de « donner une chance à la paix », selon le chef de l’État.

Pourquoi le président centrafricain a-t-il pris cette décision ?

 

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