Oct 23, 2021 15:14 UTC

Les jeunes burkinabè de la province de la Tapoa, dans la région de l’Est, se révoltent contre l’insécurité. Actualité en Afrique :

  • La Côte d’Ivoire s’est dotée d’un nouveau Centre hospitalier régional de plus de 53 millions $ à Aboisso
  • Kenya : le président annonce la levée du couvre-feu et le déblocage d’un fonds de relance économique post-COVID
  • Bénin : plus de 41 millions $ de l’AFD pour les travaux d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou
  • Une compagnie de minerai de fer chinoise crée plus de 2 000 emplois pour les Sierra-Léonais

Analyses de la rédaction :

Lutte antiterroriste : les Burkinabés au front !

Il est vrai que depuis le sommet Afrique-France tenu il y a moins de trois semaines à Montpellier, le désarroi de la force d’occupation à convaincre non seulement les États africains quant à une prolongation de la présence étrangère, mais surtout face à cette jeunesse éveillée, est de plus en plus visible.

La jeunesse africaine a clairement montré son désenchantement face à cette présence interventionniste.

On se rappelle de la jeune burkinabée, Ragnimwendé Eldaa Koama, qui, lors de son discours durant ce sommet, avait dénoncé « un vocabulaire dévalorisant » des autorités françaises dans leurs échanges avec l’Afrique, avant de poursuivre en disant « si la relation entre les pays d’Afrique et la France était une marmite, sachez qu’elle est très sale, cette marmite... »

''...Si vous refusez de la laver, si vous voulez quand même préparer là-dedans, je ne mangerais pas, nous ne mangerons pas, l’Afrique ne mangera plus ! »

Ce courage et cette franchise, la jeunesse burkinabée l’a dans la peau et c’est d’ailleurs pour cela qu’après l’expérience réussie de la formation des forces de défense populaires que l’État burkinabé compte une fois encore sur la population pour défendre le pays face au terrorisme.

Les jeunes burkinabés de la province de la Tapoa, dans la région de l’Est, se révoltent contre l’insécurité. Ils refusent que leur région soit le sanctuaire des groupes armés. « La province de la Tapoa ne sera pas comme Kidal au Mali ni comme la Libye », ont-ils fait savoir, alors que la semaine dernière, la vidéo de l’exécution d’un fonctionnaire à l’arme blanche par de présumés djihadistes avait ému et révolté les Burkinabés. Les populations veulent lutter pour libérer cette province devenue « le nid des terroristes ».

Bien que les médias mainstream comme RFI veuille faire croire que ce soulèvement populaire est dû à l’incapacité du gouvernement burkinabé d’instaurer la paix, on sait très bien qu’en homme valeureux, les Burkinabés ont à maintes reprises prouvé que leur cœur bat pour la patrie et qu’ils seront présents à l’image de leur frère au Yémen, en Syrie ou encore en Irak.

D’ailleurs, Marcel Ouoba, porte-parole des jeunes de cette province, a déclaré : « Nous pensons que notre sécurité ne doit plus être une affaire de quelques individus. Les terroristes doivent savoir que désormais, chaque village est une armée qui les attend. Nous irons au combat et les affronterons. Mais il n’y aura pas le chaos. »

De son côté, la Direction en charge de la communication de l’Armée a annoncé ce vendredi 22 octobre 2021 des opérations d’envergure en cours afin de sécuriser davantage les populations de la région de l’Est. 

Des unités de l’Armée de Terre et de la Gendarmerie, appuyées par l’Armée de l’air, sont engagées depuis quelques jours dans des opérations qui consistent en des actions de dépollution d’axes, des bouclages et des fouilles, informe l’Armée dans un communiqué diffusé ce 22 octobre 2021. « À ce stade des opérations, plusieurs individus suspects ont été appréhendés et transférés pour des investigations. Aussi, plusieurs engins explosifs improvisés ont été décelés et neutralisés. Des plots logistiques ont également été découverts et détruits. Les opérations se poursuivent », peut-on y lire.

Le chef d’état-major général des Armées invite les populations à maintenir leur confiance aux Forces Armées Nationales et à leur prêter main-forte en collaborant franchement.

Les Burkinabés, en hommes valeureux, appuyés par les forces de défense de l’armée sauront puiser aux tréfonds d’eux-mêmes les armes nécessaires pour une victoire héroïque contre les forces obscurantistes. La voie est tracée !

RDC : la CENI échappe à l’ingérence US-France ?

Le président Félix Tshisekedi a confirmé, dans la soirée du vendredi 22 octobre, la nomination de Denis Kadima à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Et ce en dépit de l’opposition de deux des huit confessions religieuses – catholiques et protestants – ainsi que des partis d’opposition et même de certains des membres de l’Union sacrée, comme Moïse Katumbi et Vital Kamerhe.

« Le processus s’est déroulé de manière régulière », a déclaré Félix Tshisekedi, vendredi 22 octobre. La soirée s’était installée quand le président de la République démocratique du Congo a pris la parole sur les antennes de la radiotélévision congolaise. Une allocution durant laquelle il a confirmé la nomination de Denis Kadima à la tête de la Céni. Ce dernier remplace Corneille Nanga.

Mais pourquoi tant d’opposition quant à la nomination de Denis Kadima à la tête de la Céni ?

En RDC, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a pour mission de garantir des élections libres et démocratiques.

On sait très bien que les élections présidentielles ont toujours été une occasion d’ingérence et de déstabilisation pour l’axe US-OTAN dans les pays africains.

Denis Kadima semble ne pas marcher sous les diktats occidentaux et ceci explique ce désarroi des forces occidentales face à son élection à la tête de la CENI.

Les USA et la France ont commencé depuis quelques mois à s’immiscer dans le processus de désignation des animateurs de la CENI.

Ces réunions abordent plusieurs sujets, notamment la possibilité d’élargir les discussions aux autres confessions religieuses. Mais la question de la candidature de Kadima portée par l’église Kimbaguiste est vite devenue un sujet de préoccupation pour les ambassadeurs.

« La démarche des USA et de la France était d’aller dans le sens d’un compromis. Nous étions convaincus qu’au terme de leur mission, il y aurait un consensus. Alors que les échanges n’avaient pas encore abouti, l’ambassadeur américain a envoyé une délégation de son service à Nkamba avec pour objectif d’enquêter sur la véritable identité de Denis Kadima », explique une source religieuse.

Elle ajoute que Mike Hammer avait prévu de se rendre à Nkamba afin de rencontrer sa divinité Simon Kimbangu dans le but d’échanger sur la question électorale, « et précisément, celle de la désignation du président de la CENI ».

« Lorsque les USA et la France ont réalisé que les choses n’allaient pas dans leur sens, ils ont carrément demandé à l’église kimbanguiste de changer de candidat et d’en proposer un autre [peu importe s’il est] de la même zone linguistique que le chef de l’État. »

Le fait que les USA et la France s’agitent ainsi afin de désigner une personne « à leur solde » à la tête de la CENI, montre clairement qu’il y a anguille sous roche.

S’il est vrai que, avec Félix Tshisekedi, les États-Unis ont réussi à retourner la situation en leur faveur et sont revenus en force dans le jeu politique congolais, il est tout aussi envisageable que les choses puissent changer à l’avenir. En effet, la fermeté affichée par Washington au regard de l’enjeu électoral de 2023 pourrait amener le camp Tshisekedi, qui ne semble pas très disposé à organiser les élections dans les délais, à réévaluer son partenariat avec une Amérique dont le soutien est loin d’être aussi acquis qu’on serait tenté de le croire. 

RDC/Afrique : entretien exclusif avec Roland Lumumba Okito, président de la fondation du nom du leader révolutionnaire et héros national du Congo, Patrice Lumumba.

Lors de sa visite en République islamique d’Iran, Roland Lumumba a accordé un entretien exclusif à Press Tv français.

Nous avons évoqué avec lui plusieurs thèmes concernant l’Afrique et évidemment la RDC.

Mots clés