Nov 23, 2021 19:20 UTC

Outre le soulèvement contre l’armée française auquel on a pu assister au Mali et actuellement au Burkina Faso, les Nigériens s’y mettent aussi. Actualité en Afrique :

  • La deuxième Foire commerciale intra-africaine a enregistré 36 milliards de dollars de transactions
  • Mali : la France menace les dirigeants de sanctions, alors que la Russie les soutient
  • Le Cameroun projette une hausse des recettes fiscalo-douanières de 12,6 % en 2022
  • La Sierra Leone investit 94 millions de dollars pour construire une route à sa frontière avec la Guinée

Analyses de la rédaction :

1. L’Éthiopie lance une offensive !

En Éthiopie, le gouvernement est bien décidé à lancer une offensive décisive contre les rebelles à la solde occidentale.

Le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé aujourd’hui qu’il rejoindrait le front demain. Dans une publication sur les réseaux sociaux partagée ce soir, Abiy a déclaré : « Il est temps de diriger le pays par le sacrifice. Je rejoindrai le front pour diriger les forces de défense demain. Appelant les Éthiopiens, le Premier ministre a déclaré : “Ceux d’entre vous qui aspirent à être rappelés dans l’histoire, levez-vous pour votre pays. Retrouvez-moi au front. Abiy a assuré que le vide administratif sera comblé par des fonctionnaires fédéraux et régionaux qui travailleront plus que jamais au maximum de leurs capacités pour mener à bien les activités administratives et de développement.

Dans son message adressé au peuple éthiopien, Abiy s’est engagé à repousser les ‘ennemis internes et externes’ qu’il accuse d’avoir tenté de bâtir sa force sur la faiblesse de l’Éthiopie. Il a déclaré : ‘Le plan de l’Éthiopie était d’avancer ensemble sans abandonner personne’, a déclaré le Premier ministre ajoutant : ‘C’est pourquoi nous avons concentré notre politique étrangère sur nos voisins. Il a poursuivi : ‘Cette lutte est la lutte de tous les Noirs. La campagne contre l’Éthiopie est un complot visant à saper l’histoire, la culture, l’identité et la dignité des Noirs et à les humilier en soumettant leur symbole de liberté, l’Éthiopie. Il a en outre appelé tous les Noirs à se tenir aux côtés de l’Éthiopie dans un esprit de panafricanisme.

‘Il n’y a plus de temps pour critiquer de loin’, a déclaré le Premier ministre, ajoutant : ‘Faisons nous-mêmes ce qui doit être fait. Nous sommes tout ce que l’Éthiopie possède. Il a conclu son message en réitérant son engagement : ‘Le nom Éthiopie est le nom des gagnants, c’est un symbole de liberté. Je ne doute pas que ma génération en paiera le prix en son nom et écrira sa victoire en or.

L’Éthiopie est bel et bien décidée à mettre un terme à la politique occidentale qui vise la destruction de l’Éthiopie et ainsi, de toute la Corne de l’Afrique. Que ce soit en Afrique de l’Ouest ou de l’Est, le continent africain est en plein soulèvement contre les néocolons. Le continent africain montre qu’il est prêt à donner sa vie pour combattre le néocolonialisme sur le front. Les soulèvements se multiplient et ce n’est qu’un début. 

2. Sahel : Le peuple se soulève contre les néocolons !

En Afrique de l’Ouest la coalition africaine au sein de la population se met en place.

Outre le soulèvement contre l’armée française auquel on a pu assister au Mali et actuellement au Burkina Faso, les Nigériens s’y mettent aussi.

Le fameux convoi militaire français qui a été bloqué par la population burkinabée devait se rendre au Niger dans la ville de Kaya. Cette fois-ci, ce convoi n’aurait pas rebroussé chemin, mais aurait tenté de se frayer un passage, pour être à nouveau bloqué par les Burkinabés à Loanga. La population veut que le convoi rebrousse chemin, non pas qu’il passe par une autre route.

D’autant plus que la population burkinabé est déterminée à repousser les militaires d’occupation hors de leur territoire, car visiblement, Paris n’a pas encore compris que le Burkina Faso est souverain.

Selon une autre information, lors du blocage du convoi militaire, un jeune garçon a détruit un drone français avec un lance-pierre, ce qui évidemment est une honte pour l’armée française.

Vu l’ampleur de la situation au Burkina Faso, les médias français ont finalement été obligés de couvrir, un petit peu, l’évènement, sans vraiment faire part du sentiment anti-armée française, mais en mettant en avant des discours allant à l’encontre du président burkinabé. Les drapeaux français brûlés ou les slogans contre la France ne sont pas vraiment montrés.

Le soulèvement de la population se multiplie donc au Burkina Faso, mais également au Niger.

En effet, selon certaines sources fiables, Paris compte encore déployer de nouvelles bases militaires au Niger, dans la région de Dosso, dans le village de Sambera et Goley. Les Nigériens habitant ces villages ne veulent pas voir des bases militaires françaises se déployer sur leur terre. En fait, plus personne ne veut voir ni des bases ni des troupes d’occupation sur leur terre, car trop c’est trop, si c’est pour continuer à planifier les tueries de la population africaine, ce n’est évidemment pas la peine de rester sur le continent.

Ces dernières années, de nombreuses bases militaires occidentales ont été déployées dans le pays et le Niger ressemble de plus en plus à une base militaire grandeur nature.

Les populations sont chassées de leur terre au profit de ces déploiements militaires et également au profit des multinationales. Si selon les statistiques, le nombre de déplacés dans les pays africains est aussi énorme, ce n’est donc pas seulement à cause du terrorisme, mais c’est également à cause de ces déploiements massifs. Au plus il y a des militaires, au plus il y a des terroristes. Les Africains n’en veulent plus, ils veulent arranger leur problème eux-mêmes et les États occidentaux qui se disent défenseur de la démocratie et des droits de l’homme, devraient plus s’occuper de leur propre peuple et la Communauté internationale devrait plus se pencher sur l’oppression que subisse les peuples en Europe et aux États-Unis plutôt que de jouer la carte de la défense des droits de l’homme et s’ingérer dans les affaires intérieures des autres pays.

Dernièrement, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian n’a de nouveau pas manqué de se faire remarquer et montrer une fois de plus le mépris de l’Occident et particulièrement de la France envers l’Afrique. Il a justifié la montée du sentiment anti-France, au Mali, au Niger, au Burkina Faso, en Centrafrique et beaucoup d’autres pays qu’il ne cite pas, simplement par de la manipulation, comme si les Africains n’ont pas la capacité de réfléchir par eux-mêmes. Il cite notamment la Centrafrique et la présence sur place du groupe de sécurité russe Wagner. Concernant la Centrafrique, voici ce qu’il annonce, un nouveau deal entre l’Europe et l’Afrique. Selon lui, il n’y aurait pas vraiment de signature d’accord et il faudrait y remédier.

En fait, vu l’ampleur de la situation et le fait que les pays d’Afrique qui se tournent vers le bloc de l’Est se multiplient, la France voudrait renouer des accords pour enfermer encore plus les pays africains et les empêcher d’aller vers d’autres partenaires. L’Occident est réellement en panique !

Le sentiment anti Paris existe depuis des décennies, mais il n’est réellement exprimé que ces dernières années. Sinon, pourquoi les pays européens se sont donné tant de mal à procéder à des assassinats ciblés de dirigeants ou à organiser des coups d’État en Afrique si ce sentiment n’existait pas auparavant et que c’était seulement le fruit d’une manipulation tiers.

Ce soulèvement que les médias mainstream et les dirigeants occidentaux tentent tant bien que mal de cacher, est bel et bien réel et ne fait que s’amplifier. Ni la Russie ni d’autres pays n’ont contribué à ce que ce soulèvement ait lieu. C’est la colère de la population africaine qui s’exprime. Elle en a marre du colonialisme moderne. La machine est en route et rien ne peut arrêter un soulèvement comme celui-ci. Les Africains savent que ce sont les seuls qui peuvent restaurer leur souveraineté et leur intégrité, bafoués depuis tant d’années.

3. RCA : décryptage de l’arrestation d’Hassan Bouba

En Centrafrique, le ministre de l’élevage, Hassan Bouba, vient d’être arrêté le 19 novembre 2021 dans son bureau par les éléments de la gendarmerie nationale. Le dossier Hassan Bouba serait traité soit par la Cour pénale spéciale à Bangui, soit par la Cour Pénale internationale qui ne se sont pas encore prononcées officiellement sur l’arrestation. Certains rebelles désarmés menacent maintenant de reprendre les armes.

Décryptage du géopoliticien Luc Michel.

 

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