Dec 03, 2021 17:46 UTC

Au Bénin, une attaque terroriste a eu lieu durant la nuit de mercredi à jeudi 2 décembre dans le nord-ouest du Bénin, près de la frontière avec le Burkina Faso. Deux soldats des forces armées béninoises sont décédés. Paris repousse les militaires béninois dans le but de mettre en place des bases terroristes pour attaquer le Burkina Faso.

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Analyses de la rédaction :

1. Bénin/attaque terroriste: Paris prépare un plan contre le Burkina!

Au Bénin, une attaque terroriste a eu lieu durant la nuit de mercredi à jeudi 2 décembre dans le nord-ouest du Bénin, près de la frontière avec le Burkina Faso. Deux soldats des forces armées béninoises sont décédés.

Cette attaque intervient seulement vingt-quatre heures après un accrochage dans le lit du fleuve Mekrou, faisant un mort parmi les terroristes.

Selon certaines informations, c’est une position de l’armée de terre béninoise qui a été attaquée dans la région de Porga, non loin du parc de la Pendjari, à 650 km au nord-ouest de Cotonou et proche de la frontière burkinabé.

Côté FAB, le bilan est lourd. Deux militaires ont été tués et entre cinq et sept ont été blessés, selon les sources. Ils ont tous été évacués vers un hôpital de la région. Côté terroristes, un cadavre a été retrouvé par l’armée béninoise.

Le nombre d’assaillants est encore inconnu et aucun communiqué de revendication n’a été diffusé. L’appartenance du groupe d’assaillants est donc, pour l’heure, toujours inconnue.

Le gouvernement béninois n’a pas encore communiqué sur l’attaque, mais, selon nos informations, le patron de l’armée de Terre a adressé un message écrit à ses hommes. Un message dans lequel il présente ses condoléances aux familles des frères d’armes tombés sur-le-champ d’honneur et ajoute « que le danger est réel sur le terrain ».

Il y a trois semaines, le nord du Togo avait également été le théâtre d'une attaque. Une position de l'armée togolaise avait été visée lors de cette attaque toujours proche de la frontière burkinabé.

Jusqu'à aujourd'hui, le Bénin n'avait reconnu qu'une seule attaque terroriste sur son territoire. C'était en mai 2019, quand deux touristes français avaient été enlevés dans le parc de la Pendjari.

Visiblement, ces attaques ne visent ni le Togo ni le Bénin, mais bien le Burkina Faso, c’est lui la cible.

Le fait d’attaquer des campements militaires au Bénin ou au Togo, consiste à faire reculer les militaires pour que les terroristes s’installent dans la zone pour pouvoir mieux attaquer le Burkina Faso et surtout la population.

Le soulèvement de la population burkinabé et le blocage du convoi militaire français dans trois villes du Burkina Faso, surtout la destruction du drone français par un jeune garçon burkinabé à l’aide de son lance-pierre, ont décidément fichu en l’air tous les plans que Paris et ses alliés avaient mis en place.

Si chaque convoi militaire français se faisait bloquer de la sorte, il est clair que rien ne pourrait se mettre en place.

Le Burkina Faso est donc devenu une cible, et surtout sa population qui a repris dur comme fer le flambeau de Sankara.

Ce pays d’Afrique de l’Ouest est devenu une cible que les Occidentaux veulent absolument frapper pour non seulement bloquer le soulèvement de la population contre la présence française, mais également pour freiner la propagation de ce soulèvement dans les pays voisins. Car, le point faible des troupes d’occupation occidentale dans le Sahel et le comportement néocolonialiste de ses chefs États, c’est bel et bien un soulèvement des populations sahéliennes. Si les peuples s’unissent dans le Sahel et se soulèvent simultanément, il est clair que toutes les puissances occidentales réunies ne peuvent plus rien faire face à une telle vague de protestation.

 

2. Paris incapable de se défaire de sa politique néocoloniale en Afrique

À l’heure de l’accélération de la chute d’influence sans précédent de l’Élysée sur le continent africain, l’establishment hexagonal continue de chercher des boucs-émissaires pour ses échecs. Le tout en s’obstinant à refuser de regarder la réalité en face : celle que le rejet en masse de la politique néocoloniale de Paris concerne de très loin et en premier lieu les Africains et non pas de prétendus acteurs externes.

Tout semble en effet s’accélérer dans les problèmes auxquels fait face le système de la Françafrique. Bien que les principaux acteurs de cette dernière continuent de prétendre que cela n’est que l’œuvre de puissances « hostiles », parmi lesquelles la Russie, la Chine, l’Iran ou encore la Turquie.

Les différents formats que Paris cherche à faire adopter dans son prétendu renouveau relationnel avec les pays africains ne changent absolument rien pour une opinion publique africaine lassée de regarder les faux beaux sourires après des années d’interventions néocoloniales dans les affaires intérieures et les manipulations à grande échelle qui s’en suivaient. Reconnaître cette réalité, pour les responsables élyséens, équivaut à devoir accepter une suite d'événements qui ne fera qu’exacerber l’hostilité de très nombreux Africains à l’encontre de la politique française et plus généralement occidentale.

Après l’échec déjà subi en Centrafrique et celui en cours au Mali, les récentes manifestations de masse contre la présence militaire française au Burkina Faso, puis au Niger, ont remis au grand jour une réalité que nous avons déjà abordée nombre de fois. À savoir que les échecs de l’establishment hexagonal en Afrique ne sont l’œuvre que de son extrême arrogance, une mentalité purement néocoloniale, et des objectifs ouvertement prédateurs à l’encontre des États africains.

Évidemment, l’Élysée comme le Quai d’Orsay pourront continuer à faire leurs « beaux » communiqués et donner des interviews aux médias francophones, comme anglophones – eux aussi en extrême perte d’influence dans l’espace médiatique africain, où ils poursuivront leurs accusations à l’encontre des acteurs internationaux – qui jouissent d’un large soutien auprès de nombreux habitants d’Afrique.

Il est évident que notre objectif n’est pas de donner de quelconques conseils à des personnages qui s’estiment toujours exceptionnels et qui pensent avoir (encore) la légitimité de détenir le pouvoir mondial, car ils se considèrent être les pseudo-vainqueurs de la guerre froide. Et ce, en pensant avoir encore les moyens de nous forcer tous, ou du moins l’écrasante majorité de l’humanité, à retourner vivre à l’ère unipolaire. Bien sûr que non. Mais face à chaque mensonge propagé – les points sur les « i » continueront d’être remis.

Dans tous les cas, les meilleures juges seront les populations concernées. Et en ce qui concerne l’Afrique, il faut être aujourd’hui complètement aveugle et mentalement malade pour ne pas voir de quel côté penchent résolument la balance et les sympathies. Aussi, personne n’accordera plus de confiance à un autre partenaire pour ses beaux yeux. Mais peut-être que tout simplement, les peuples africains ont parfaitement compris dans leurs observations et analyses personnelles – qui sont les prédateurs et les hypocrites, et qui sont les partenaires qui méritent leur confiance.

Tout le reste – n’étant que gesticulations de personnages vivant de leur entier dans une ère révolue et qui ne reviendra pas. Cette ère est bel et bien partie. Et avec elles bientôt ses nostalgiques néocolonialistes.

 

Par Mikhail Gamandiy-Egorov.

 

3. Éthiopie: les mensonges des médias dévoilés !

Alors que la campagne de désinformation continue contre l’Éthiopie, prétendant que le pays est isolé et revenant sans cesse sur l’année de conflit écoulée entre les rebelles et le pays tout entier, Addis Abeba s’est trouvé un nouvel allié, à savoir la Chine.

En marge du sommet sur la coopération sino-africaine, mercredi dernier, le ministre chinois des Affaires étrangères était à Addis-Abeba. Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue éthiopien, Wang Yi a rappelé la capacité de l'Éthiopie à résoudre cette crise interne :

"La camaraderie entre l'Éthiopie et la Chine ne cesse de croître. Et la Chine a le désir de renforcer encore cette relation. Nous comprenons très bien la situation en Éthiopie. L'Éthiopie a l'histoire, la perspicacité et la capacité de résoudre ce problème. Nous souhaitons également que le problème soit résolu de cette manière."

Sur le terrain des hostilités, avec sa puissance de feu supérieure, l'armée fédérale éthiopienne fait régresser les rebelles du TPLF qui essaient tant bien que mal de mettre le pays et la région à feu et à sang. Consécutivement à l'arrivée du Premier ministre Abiy Ahmed dans la zone de combats, plusieurs territoires ont été récupérés par l’armée éthiopienne. Parmi eux, le célèbre site de Lalibela, classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

L'armée a réussi à défendre Mille, ville de l'Afar située sur une route cruciale tant pour l'acheminement d'aide humanitaire au Tigré que pour l'approvisionnement d'Addis Abeba.

157 camions d’aide humanitaire sont arrivés à Mekele. Un nouveau convoi est en route, donc l'aide humanitaire a effectivement redémarré.

Un bon signal, qui s'expliquerait selon Addis-Abeba par la reprise de plusieurs villes des mains des rebelles tigréens qui bloquaient les convois de l'aide humanitaire en direction des populations défavorisées par le conflit. Contrairement aux accusations fallacieuses de la Communauté internationale contre le gouvernement éthiopien, l’accusant d’entraver l’acheminement des aides humanitaires, tout en omettant de déclarer qu’Addis Abeba envoie régulièrement des aides humanitaires dans le Nord.

Après de nombreuses comparaisons notamment avec la Syrie ou encore l’Irak, les médias mainstream comparent maintenant, et sans aucun scrupule, la situation de l’Éthiopie avec le génocide au Rwanda.

Les médias continuent d’insinuer que le gouvernement éthiopien mène une guerre contre la population tigréenne et non contre les rebelles. Des mensonges, qui ne cesse de circuler et qui ne détruisent pas l’Éthiopie, mais qui diminuent largement la crédibilité des médias mainstream, qui s’efforcent de suivre la ligne politique que leur imposent les ennemis de l’Éthiopie.

L’Éthiopie mène cette guerre à terme, en écrasant considérablement les rebelles téléguidés par les puissances occidentales.  

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