Jan 12, 2022 19:27 UTC

Au Burkina Faso, l’info se propage et ce n'est plus une rumeur ; une tentative de coup d’État a échoué. Actualité en Afrique :

 

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  • Togo : hausse de 9% des nouvelles entreprises créées en 2021
  • Cameroun - Comores : rencontre au sommet
  • Hausse de 2% des broyages de cacao en Côte d'Ivoire

Analyses de la rédaction :

1. Éthiopie : qui tente encore de saper les efforts de paix?

En Éthiopie, certains cherchent visiblement à saper les efforts de paix dans le pays.

Après une victoire de l’armée éthiopienne soutenue par la population, le gouvernement éthiopien a annoncé vouloir réinstaurer des liens de fraternité avec les rebelles qui ont été instrumentalisés depuis l’extérieur.

Mais voilà que dernièrement, une nouvelle info est apparue sur la toile, mettant en avant une attaque de drone dans la région du Tigré, et les médias ne se donnent même plus la peine de relayer la version du gouvernement.

Les organisations humanitaires ont suspendu leurs activités dans la zone de Dedebit, touchée par une attaque aérienne meurtrière contre un camp de déplacés dans la région éthiopienne en guerre du Tigré, a annoncé dimanche l'ONU.

"Les partenaires humanitaires ont suspendu leurs activités dans la zone en raison des menaces continues de frappes de drones", a déclaré le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Selon les informations préliminaires d'Ocha, l'attaque, menée vendredi vers minuit sur un camp de déplacés de la ville de Dedebit, a "fait des dizaines de victimes civiles, dont des décès".

Les rebelles tigréens ont évidemment saisi l’occasion pour accuser le gouvernement d'avoir mené une attaque de drone ayant tué selon eux 56 personnes, tandis qu'un responsable du principal hôpital de la région a fait état de 55 morts et 126 blessés.

Malgré le fait que les médias mainstream se plaignent de ne pas avoir accès à l’information car leurs journalistes sont déclaré persona non grata en Éthiopie par rapport aux nombreuses fausses informations qu’ils ont relayé au monde, mais ils sont également accusés par Addis Abeba, d’être les principaux porte-voix des rebelles terroristes du TPLF. Et cela ne change d’ailleurs toujours pas.  

Dans un premier temps, personne n’a encore réussi à identifier ce drone. Les rebelles prétendent que c’est un coup du gouvernement et d’autres rebelles prétendent que c’est l’Érythrée qui serait derrière cette attaque.

Ce problème n’est pas aussi simple. En effet, certains ont tout intérêt à empêcher Addis Abeba de terminer la guerre et de perdurer les tentatives de déstabilisation du pays et de la région.

L’attaque a eu lieu au moment où le gouvernement éthiopien annonçait l'amnistie de plusieurs hauts responsables du TPLF et d'autres dirigeants de l'opposition, après un appel à la "réconciliation nationale" lancé à l'occasion de la célébration du Noël orthodoxe par le Premier ministre Abiy Ahmed.

Les rebelles se sont repliés fin décembre dans leur fief du Tigré face à une offensive militaire des forces gouvernementales, qui ont repris le contrôle d'une série de villes stratégiques.

Et les soupçons se portent évidemment vers Washington. Le bureau des affaires africaines du département d'État américain a qualifié ces attaques d'"inacceptables", appelant sur Twitter "à la fin immédiate des hostilités, au lancement rapide d'un dialogue national inclusif et à un accès sans entrave" de l'aide. Des pompiers pyromanes encouragent le dialogue national et en même temps tentent de le saper. Tel est la politique africaine et moyen-orientale des États-Unis et de ses alliés. Mais plus personne ne tombe dans ces pièges grotesques. Le monde entier a vu la véritable face des Occidentaux, et les pays africains sont sortis du silence et n’hésitent plus à dénoncer les politiques hypocrites de l’Occident.

 

2. Burkina Faso : une tentative de putsch manquée !

Au Burkina Faso, l’info se propage, une tentative de coup d’État à échouer.

Selon plusieurs sources, le lieutenant-colonel Mohamed Emmanuel Zoungrana serait mis aux arrêts depuis le 10 janvier 2022 par la Gendarmerie nationale. Cette information a été relatée par le média Jeune Afrique qui précise qu’il a été arrêté pour tentative de coup d’État.

Dans la soirée du lundi, des rumeurs avaient en effet lié la coupure d’Internet à des questions sécuritaires. Mais si des sources sécuritaires, contactées par des médias locaux, confirment l’arrestation du lieutenant-colonel Zoungrana, elles maintiennent que la coupure d’Internet dans l’après-midi du 10 janvier est effectivement liée à d’autres opérations militaires.

En attendant la version officielle, il faut rappeler que le lieutenant-colonel Mohamed Emmanuel Zoungrana est le chef de corps du 12e régiment d’infanterie commando. Il officiait également en tant que Commandant du secteur ouest du groupement des forces de sécurisation du Nord. Il avait aussi dirigé le 25e régiment parachutiste Commandos de Bobo Dioulasso.

Vue le ton utilisé par les médias mainstream, il est clair qu'ils continuent d'être partisan de la déstabilisation. 

Actuellement, beaucoup de Burkinabés savent que l’heure n’est pas à un coup d’État dans le pays. Le pays est en pleine lutte contre le terrorisme, et il enregistre de bonnes avancées contrairement à ce qui est continuellement prétendu dans les médias mainstream. Il est également important de rappeler qu’actuellement, le Burkina Faso est un verrou tout comme le Mali d’ailleurs, qui empêche le terrorisme de se propager dans les pays de la côte du golfe de Guinée.

La lutte armée continue sous toutes ses formes.

Depuis 72h, la ville de Dori, qui se trouve juste au bord de la fameuse zone des trois frontières, est en manque de carburant. La population fait le pied de grue devant les stations-service pour se ravitailler. En cette matinée du 11 janvier 2022, sur les cinq stations-service que compte la ville de Dori, une seule est approvisionnée en essence.

Pour le gérant d’une station-service, cette pénurie est due à des difficultés de ravitaillement de Dori depuis Ouagadougou. « Cela fait 5 à 6 jours que nos citernes sont stationnées à Ouagadougou. Elles n’arrivent pas à s’approvisionner en carburant et nous ne savons pas pourquoi », explique le gérant.

Certaines sources affirment que c’est un moyen d’assécher l’approvisionnement des terroristes. Ce serait donc une stratégie dans la lutte contre le terrorisme.

Les pays du Sahel doivent être sur leur garde, car visiblement, les terroristes qui sont à la solde des Occidentaux veulent lancer de nouvelles offensives contre les populations.

Les opérations militaires au Mali et au Burkina Faso, contrairement aux attentes, sont sur la bonne voie.

Malgré les pressions que la communauté internationale est en train de mettre en place histoire d’instaurer encore plus de division au sein des pays de l’Afrique de l’Ouest est en fait une offensive pour saper les alliances intra-africaines, afin d’isoler les pays d’Afrique et de les rendre plus vulnérables.

La question sécuritaire est devenue une priorité pour le Sahel, car tant que la paix ne reviendra pas les populations seront constamment en danger. La mise en place d’un coup d’État au Burkina Faso ramènerait le pays plusieurs années en arrière. L’heure est à l’union, aussi bien militaire, qu’au sein des populations.  

Une affaire à suivre de très près.

 

3. Mali : la CEDEAO se brisera avant le Mali!

C’est le Mali qui va briser les instances internationales, et non le contraire !

Suite à la décision de la Cedeao de sanctionner le Mali de la sorte, alors qu’il doit normalement être considéré comme un pays frère, les commanditaires de cette décision font leur apparition tout de suite après.

La France et l'Union européenne ont évidemment apporté leur soutien aux « sanctions inédites » prises dimanche par les dirigeants ouest-africains contre le Mali, a déclaré mardi 11 janvier le président Emmanuel Macron, en laissant entrevoir de nouvelles sanctions européennes.

« Nous soutenons » la « position très claire et ferme » prise par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), « qui marque la condamnation profonde des « dérives » du pouvoir en place que la France avait à plusieurs reprises dénoncées », a déclaré le chef de l'État français. « Nous sommes totalement solidaires de la région et de la position très courageuse et claire qui a été exprimée dimanche », a-t-il insisté au cours d'une conférence de presse avec le président du Conseil européen Charles Michel à l'Élysée.

De plus, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a déclaré que « C’est aux responsables de la junte de prendre leurs responsabilités et de sortir du jusqu'au-boutisme dans lequel ils sont », avant d’ajouter que « l’Union européenne soutient les décisions et j’espère que Bamako comprendra notre détermination ». Macron a également évoqué que les Européens se préparaient à renforcer à leur tour leurs sanctions. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE devraient en discuter lors de leur réunion informelle prévue à Brest, dans l'ouest de la France, cette semaine. Et « d'ici à la fin du mois, il y aura une réunion formelle pour que l'UE et l'ensemble des pays qui la composent puissent accompagner cette décision de sanctions », selon lui. Un autre acteur qui ne se fait plus discret, mais qui interfère dans les affaires intérieures du Mali, ce sont les États-Unis. Après avoir exclu l’Éthiopie, la Guinée et le Mali de l’AGOA, ils ont salué les « mesures vigoureuses » imposant des sanctions supplémentaires au Mali.

« Nous partageons la profonde déception de la CEDEAO face au manque d’action ou de progrès du gouvernement de transition du Mali dans l’organisation d’élections, comme il s’était engagé à le faire après le coup d’État d’août 2020. Nous soutenons la décision de la CEDEAO d’imposer des sanctions économiques et financières supplémentaires pour inciter le gouvernement de transition à tenir son engagement envers le peuple malien de ramener son pays à la démocratie.

La France, les États-Unis et l’Union européenne, ont totalement l’air de faire partie de la Cedeao.

Bref, les Occidentaux sont vraiment en colère, et n’arrêtent pas de lancer des menaces à tout va contre le Mali et surtout, contre le peuple malien. Car c’est lui qui est particulièrement visé maintenant pour son soutien au gouvernement malien et sa détermination à faire fuir les militaires occidentaux du territoire malien. La France, l’Allemagne, l’Irlande retirent déjà leurs éléments du Mali car ils n’ont pas eu le choix face au peuple malien. De plus, le Mali est en train d’enregistrer des avancées spectaculaires dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, des avancées que la France et ses alliés n’ont jamais enregistrées en presque 10 ans d’occupation du pays.

Selon le dernier communiqué de l’État-major des armées du Mali, ces derniers jours, les FAMAs ont procédé à plusieurs opérations qui ont été un succès. Le 8 janvier 2022, une base terroriste dans la zone de Sama, au Nord-Est de la localité de Sofara a été détruite par une frappe aérienne des Famas ayant permis de neutraliser 26 terroristes ; le 9 janvier, lors des opérations de reconnaissance offensives dans les secteurs susceptibles d’abriter les groupes armés terroristes, dans la localité de Zantiguila Kabalé et plusieurs autres petits villages dans la commune de Danderesso, région de Sikasso, les Fama ont procédé au pilonnage de la colline de Kabalé et à la destruction d’une base logistique du secteur. Au cours de cette opération, 2 suspects ont été interpellés et mis à la disposition de la prévôté.

Le 10 janvier, au matin, l’armée malienne a effectué des frappes aériennes sur un check-point ayant causé la neutralisation de 5 terroristes.

Voilà les avancées de ces derniers jours concernant la lutte contre le terrorisme. Et la question que se posent beaucoup de Maliens, c’est : où se trouve la Cedeao dans ces avancées ? Où se trouvait la Cedeao ces dernières années quand le pays était quasiment aux mains des terroristes ? Où se trouve la Cedeao lorsque les civils se font massacrer ?

Et surtout, il est tout de même hypocrite de parler seulement des élections et de la démocratie, lorsque le pays est en guerre contre le terrorisme, c’est hors de propos.

Les avancées de l’armée nationale ne sont visiblement pas prises en compte, le fait que le Mali choisit ses partenaires encore moins, et l’avis du peuple malien qui apporte continuellement son soutien au gouvernement malien et demande eux-mêmes la prolongation de la transition car les Maliens veulent avant tout la sécurité et la paix avant de mettre en place la fameuse démocratie ou les élections.

De plus, comme Zoom Afrique l’a évoqué hier, il est clair que les sanctions vont également toucher les intérêts économiques des pays voisins. Nous avons évoqué le cas du Sénégal et de la Mauritanie, mais la Côte d’Ivoire est également dans le collimateur. « Je pense que le coton va être sorti des sanctions car la plus grande part est chargée d’Abidjan et de San Pedro et j’imagine mal la Côte d’Ivoire se passer de cette manne », souligne un trader. « Il y a près de 300 000 tonnes (t) à exporter.

Ce sont des pertes énormes, et il est tout de même bizarre qu’une instance comme la Cedeao n’ait pas pensé à ce genre de chose. En bref, le fait de suivre aveuglément les diktats imposés par des tiers cause toujours beaucoup plus de perte que de bénéfice. Les Européens qui passent leur temps à suivre ce que leur impose Washington s’en mordent continuellement les doigts. Mais le fait que le Mali garde dur comme fer sa position commence à créer des divisions au sein des instances internationales. Ce coup économique pour les pays d’Afrique de l’Ouest va clairement créer des divisions au sein de la Cedeao. De plus, même au Conseil de sécurité de l’ONU les divisions apparaissent concernant le Mali.

Le Mali peut alors et beaucoup plus librement nouer des partenariats avec les puissances qu’il choisit et non plus avec ceux qui lui sont imposées.  

La Cedeao fait encore une fois une grave erreur en ne prenant pas une décision africaine. C’est elle qui le paiera.

 

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