May 22, 2022 19:06 UTC

Actualité en Afrique :

  • Afrique du Sud : Esther Mahlangu, « ambassadrice » de la culture Ndébélé
  • La Chambre des Mines du Ghana veut renforcer la collaboration avec son homologue du Burkina Faso
  • « Cacao durable » : La Côte d’Ivoire et le Ghana unis contre Bruxelles

  • Kenya : l’entreprise aquacole Victory Farms lève 5 millions $ pour son expansion en Afrique

Analyses de la rédaction :

Niger : Que fait l'Allemagne au Niger?

Depuis sa débandade totale au Sahel et notamment au Mali, la force d’occupation a recours à Pierre et à Paul afin de se sauver et maintenir la moindre présence possible au Sahel ! Et un peu comme ici au Moyen-Orient c’est l’Allemagne et ses services secrets connus pour leur « efficacité » qui sont chargés de la tâche....

Le chancelier allemand Olaf Scholz entame ce dimanche 22 mai une visite dans trois pays. Il se rend au Sénégal, au Niger, puis en Afrique du Sud. Cette visite va durer jusqu’au mercredi 25 mai. Au cours de cette tournée, le chancelier allemand abordera les questions de coopération économique et de sécurité.

Première étape de cette visite : le Sénégal. Olaf Scholz reste quelques heures. C’est un projet financé en partie par l’Allemagne. Son objectif : alimenter près de 33 000 ménages en électricité. Et surtout, « générer pour l’État du Sénégal, à travers la Senelec, une économie estimée à 2,5 millions d’euros par an par rapport à une centrale thermique à fioul », lit-on dans un communiqué.

Seconde étape, dimanche après-midi : Niamey. Au Niger, Olaf Scholz rend visite aux troupes allemandes engagées au sein du programme européen de formation (EUTM), dont la mission a été prolongée jusqu’à mai 2023 par le Parlement allemand. Lors d’un entretien avec le président Mohamed Bazoum, Olaf Scholz fera le point sur la coopération entre les deux pays. 

Dernière étape : l’Afrique du Sud. Avec des séquences plutôt symboliques : visite de l’ancienne prison et de la Cour constitutionnelle sud-africaine, sans oublier la célébration du 70e anniversaire de la Chambre allemande de l’Industrie et du Commerce pour l’Afrique australe.

La présence de l’Allemagne dans quelconques projets veut dire le renseignement allemand et donc la capacité de ce renseignement à appuyer les réseaux terroristes en termes d’informations, à créer des cellules terroristes rampantes et donc de faire tout un travail d’espionnage dans les pays mentionnés.

La résistance populaire sahélienne a vaincu les armées classiques occidentales, un Occident qui tente en ce moment par ruse à la dénaturer et à proposer une contrepartie, d’où l’activisme du système de renseignent avec l’Allemagne.

Mais quel rôle joue l’Allemagne en Afrique et notamment au Sahel ?

En janvier dernier, après la visite du commissaire du Parlement allemand aux forces armées, Éva Hoegl au Mali, le Parlement allemand a recommandé au gouvernement malien de commencer à envisager la possibilité de mettre fin à sa mission militaire au Mali en raison de l’incertitude qui règne actuellement dans ce pays. 

Il y a à peine une semaine, L’Allemagne a annoncé d’être prête à augmenter son contingent militaire présent au Mali dans le cadre de la mission des Nations unies.

« Le nombre actuel de 1 100 soldats a été augmenté de 300 » et porté à un plafond autorisé de 1 400, notamment pour compenser le départ des forces françaises, a précisé lors d’un point presse régulier Christiane Hoffmann.

Comment analyser ce paradoxe ? Et bien tout simplement par la panique qui règne en ce moment au sein de Barkhane, et à sa tête la France. Parce qu’il y a 4 mois de cela, la France ne croyait jamais être expulsée de façon aussi embarrassante du Mali et croyait pouvoir faire pression sur le gouvernement de transition malienne en le menaçant du retrait de la Minusma ! Mais c’est seulement au fil des semaines, que cette dernière a réalisé la situation dans laquelle elle a été empêtrée et c’est en envoyant des émissaires, des délégués et des « espions » de part et d’autre, qu’elle tente de se rattraper ! La visite du chancelier allemand est donc une dernière tentative pour la force colonialiste de se ressaisir, surtout que la force Barkhane est désormais installée au Niger.

C’est à l’Afrique maintenant de surveiller les faits et gestes des Occidentaux. Le peuple africain a déjà fait ses preuves : sa seule volonté est de pousser les Occidentaux hors de l’Afrique.

Que le gouvernement le suive ou pas, le peuple africain ne revient pas sur ses choix.

L’Iran et l’Afrique plus proche que jamais :

L’Iran et l’Afrique ont de nombreux points communs, que ce soit dans le domaine militaire, économique ou encore diplomatique.

Depuis des décennies, les forces colonialistes tentent de prendre le contrôle de l’Iran et du continent africain. Mais, malgré toutes tentatives de part et d’autre de semer la zizanie dans ces deux régions du monde, l’Iran s’est rapproché davantage des pays africains, et ce, au grand dame des Occidentaux.

Mohammad Mokhber, lors de sa rencontre avec le ministre ghanéen du Tourisme, des Arts et de la Culture, Ibrahim Mohammed Awal, qui préside la Commission mixte de coopération Iran-Ghana, à Téhéran mercredi et a déclaré que le volume des relations économiques entre l’Iran et le Ghana devrait être augmenté.

Soulignant le grand intérêt du gouvernement iranien pour l’approfondissement et le renforcement des relations avec le Ghana, Mokhber a ajouté que le volume des relations économiques entre les deux pays devrait augmenter de la même manière que les relations politiques puisque l’expansion du commerce avec les pays africains est une priorité absolue pour la politique étrangère du pays.

Téhéran se félicite de l’expansion des relations totales avec Accra, a-t-il dit, déclarant qu’un nouveau chapitre s’est ouvert dans les relations de l’Iran avec les pays africains, dont le Ghana.

Également, Mokhber a évoqué les services de secours et de santé et l’assistance du gouvernement iranien au Ghana, en particulier les activités de la Société iranienne du Croissant-Rouge (IRCS) et a souligné que l’Iran est prêt à avoir une présence plus large dans ce pays africain compte tenu des capacités et des capacités élevées du Ghana dans le domaine de la culture extraterrestre, du développement des services d’ingénierie technique et de l’investissement du secteur privé dans ce pays.

Le ministre ghanéen du Tourisme, des Arts et de la Culture a, pour sa part, souligné que l’augmentation du volume des relations commerciales et économiques avec l’Iran est d’une importance primordiale, afin que le gouvernement ghanéen soit prêt à faire tout son possible pour renforcer et élargir la coopération avec l’Iran.

Ibrahim Mohammed Awal a appelé à la présence active du secteur privé iranien ainsi qu’à l’exportation de services techniques et d’ingénierie vers le Ghana et a déclaré que l’expérience fructueuse du secteur privé iranien peut contribuer à stimuler les politiques commerciales et industrielles du Ghana.

Il a ajouté que le gouvernement du Ghana soutient la présence et les activités économiques et commerciales de la République islamique, et que toutes les bases sont posées pour l’expansion de la coopération entre les deux pays, en particulier l’investissement d’entreprises privées iraniennes dans le pays africain.

Il a également souligné le problème croissant du terrorisme, des conflits armés et de l’extrémisme en Afrique, déclarant que les expériences de la République islamique d’Iran peuvent aider à promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité, ainsi que l’éradication du terrorisme et de l’extrémisme sur le continent africain.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, s’est rendu au Sénégal, au Ghana et en Sierra Leone, s’entretenant sur la promotion des relations politiques, culturelles et économiques de Téhéran avec les pays d’Afrique de l’Ouest.

Khatibzadeh a d’abord effectué une visite au Sénégal, où il s’est entretenu avec les hauts responsables du pays africain. Lors d’une réunion avec le ministre sénégalais de la Culture et des Communications, Abdullah Diyop, les deux responsables ont évoqué les points communs culturels et religieux de l’Iran et du Sénégal et ont souligné l’importance du développement des liens et de la coopération culturels.

Khatibzadeh a également évoqué le 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre l’Iran et le Sénégal. Il a proposé que les deux parties marquent une semaine culturelle, ce qui a été salué par la partie sénégalaise.

Comme on peut le constater, les relations entre l’Iran et l’Afrique ont de longs antécédents et ces relations se sont davantage intensifiées en ces temps de sanctions et de pressions.

À la tête d’une haute délégation politique, le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop est arrivé, dimanche 13 février à Téhéran, pour rencontrer son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian.

Les deux parties ont discuté de l’expansion des relations bilatérales, des questions d’intérêt commun et des questions internationales.

En effet, le partage de l’expérience est extrêmement important, l’Iran est soumis à différents régimes de sanctions que l’Occident lui impose depuis plusieurs décennies maintenant. Ce régime de sanction a permis à l’Iran de développer non seulement une économie de résistance, mais également de se lancer dans la voie de l’autosuffisance à tous les niveaux. L’un des points principaux pour cela, c’est le développement du secteur industriel.

Les sanctions sont mises en place par les régimes occidentaux afin d’isoler les pays visés, mais tout au contraire de ce que souhaitent faire les états occidentaux, les pressions et sanctions n’ont fait que de rapprocher les pays visés entre eux. Bref, des pays comme le Ghana, le Sénégal, le Mali et bien sûr l’Iran attendent que les pays s’unissent et cessent de collaborer avec l’Occident, pour former un bloc face au néocolonialisme. 

Le Burkina suit le chemin du Mali ?

Il semblerait que le coup d’état burkinabé, tout comme celui du Mali ou encore de la Guinée, est loin d’avoir les résultats souhaités par l’Occident et le sentiment souverainiste persiste au sein du peuple.

Dans une lettre ouverte à l’ambassadeur de France au Burkina, le Collectif des syndicats de l’aéronautique du Burkina reproche à celui-ci son intrusion dans le dossier de concession de l’aéroport international Ouagadougou Donsin. « Ce processus de construction ayant connu des fortunes diverses, force est de constater que le 12 octobre 2021, en catimini et sans l’onction de l’auguste Assemblée nationale burkinabée, une convention de concession pour la construction et la gestion de l’aéroport international de Ouagadougou Donsin a été signée, au mépris des intérêts des travailleurs, entre l’État burkinabé et le consortium Meridian-AMP, une entreprise de droit français (…)

Le Burkina Faso reprend-il le chemin malien ? Luc Michel, géopoliticien, nous en dit plus.

 

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