Jul 31, 2022 18:42 UTC

Actualité en Afrique :

-Cacao : la Côte d’Ivoire et le Ghana augmenteront la prime d’origine en août

-RDC : Tshisekedi lance le processus de mise en vente de 30 sites pétroliers et gaziers

-Zambie : 275 millions de dollars pour la reprise post-Covid-19

-La Compagnie des Bauxites de Guinée « CBG » S.A recherche pour son site à Sangarédi des Conseillers Restauration des Moyens de Subsistance (H/F) Externe

Analyses de la rédaction :

RDC : le fatal faux-pas de Tshisekedi 

Pourquoi le président Tshisekedi veut-il jouer au Jupiter et s’en tenir à cette ridicule position dite « en même temps » ?

« Le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi s’est exprimé pour la première fois samedi 30 juillet sur les manifestations anti-Monusco qui ont été organisées cette semaine à Goma, Butembo et Uvira, et dans lesquelles une dizaine de personnes, dont des civils et des membres du personnel militaire et policier de la mission onusienne ont été tués. Félix Tshisekedi a notamment dit attendre les premiers résultats des enquêtes, dès la semaine prochaine. À cet effet, certains membres du gouvernement ont été dépêchés à Goma. Le chef de l’État congolais et son entourage estiment qu’il y a « de la manipulation » derrière ces violences. Il dénonce ces ennemis de la République qui agitent le spectre du retrait de la Monusco, « non pas par amour pour le Congo, mais pour servir leurs intérêts ». Parmi les solutions pour faire baisser cette tension, il a préconisé une communication appropriée pour lutter contre la désinformation », lit-on sur RFI à ce sujet.

 La manif anti-Monusco des milliers de Congolais où les agents occidentaux déguisés en policiers ont tué les gens, Monusco qui rien qu’à voir l’exemple du Sahel ou l’Éthiopie ne peut par principe qu’être un paravent destiné à servir les plans de démembrement de la RDC, le président congolais a tenté de le décrire comme résultat d’une campagne de désinformation ! Mais pourquoi ne pas appeler un chat un chat ? Depuis la signature des accords militaires avec les Yankees, dont le dernier s’élève à un montant de 1,6 milliard de dollars sur 5 ans, rien ne va plus pour la RDC où en août dernier, une équipe des Forces d’opérations spéciales américaines est arrivée à Kinshasa et la création des cellules terroristes a été plus facile que jamais pour les Yankees.

Peu après ce déploiement des forces américaines, le très actif ambassadeur américain à Kinshasa Mike Hammer, qui avait conduit la délégation militaire auprès du président congolais Tshisekedi, avait rappelé qu’il s’agissait de la mise en application du partenariat sous l’étiquette de la paix signée par la RDC et les États-Unis en 2019. Mais il a été clair pour tout le monde que les États-Unis et leurs alliés occidentaux, qui n’ont jamais vraiment combattu les groupes terroristes comme Daech ou encore Al-Qaïda au Moyen-Orient étaient là pour déstabiliser et non pas pour « instaurer la paix » !

Ce rapprochement avec les USA a tellement été précipité et non réfléchi que Kagamé qui surfant sur la vague a déclenché un conflit et amputé des régions entières de la RDC.

Dans cette conjoncture, la Monusco n’a fait que miner l’autorité de l’État, mettre les bâtons dans les roues de l’armée et porter atteinte à la nation...

Le projet de déstabilisation de la RDC avait déjà commencé depuis la présidence de Kabila, qui avait mis à l’eau tous les plans de l’axe US-OTAN avec son code minier. Mais après avoir poussé Tshisekedi à rompre ses liens avec Kabila, de se rapprocher des Yankees et enfin de qualifier les manifestations anti-Occident de « désinformation », quelle serait la prochaine étape anti-RDC ?

Éthiopie : projet « mort-né » USA/OTAN

Il est vrai que toutes les stratégies anti-Éthiopie, les tentatives de démembrement de ce pays de la Corne de l’Afrique via une « crise de Tigré » et les complots mis en œuvre afin d’enclencher une guerre interrégionale ont tous échoué. En effet, bien que les tentatives de déstabilisation de l’Éthiopie via les pays voisins aient tous échoué, l’axe USA-OTAN tente sa dernière chance et c’est à travers la Somalie que cet axe joue cette dernière carte.

« Un peuple uni et un État fonctionnel ne pourront jamais être intimidés par des groupes tels que les Shabab », a déclaré le président de la région Somali, Mustafe Omer, à propos des affrontements enregistrés ce 26 juillet 2022, à la frontière avec le district de Ferfer, dans l’est de l’Éthiopie.
On estime qu’au moins 85 membres du groupe terroriste Shabab, qui ont à nouveau tenté de franchir la frontière éthiopienne, sont morts dans les combats avec l’armée éthiopienne. Une autre confirmation est parvenue directement à l’Agence Fides de la part d’une source locale qui, pour des raisons de sécurité, a requis l’anonymat. « Ces affrontements se produisent très fréquemment et il est à craindre que les Shabab ne veuillent trouver des “alliés” avec d’autres groupes rebelles éthiopiens et ouvrir de nouveaux fronts en Éthiopie. 

Les forces spéciales de la région de Somalie et l’armée éthiopienne sont actuellement engagées dans une mission visant à expulser les derniers combattants Shabab de ces zones et à sécuriser complètement la frontière éthiopienne. “Nos courageuses forces spéciales prouvent une fois de plus que la paix dans la région n’est pas à la merci des terroristes”, a réaffirmé M. Omer.
Selon une déclaration de la région Somali, les Shabab avaient l’intention de pénétrer dans la région Oromia (ouest, centre et sud) pour rencontrer les rebelles de l’OLA, qui seraient responsables du meurtre de civils. 

C’est la première fois que les Shebab pénètrent en Éthiopie. Leurs attaques hors du territoire somalien jusque-là visaient plutôt le Kenya, comme le centre commercial de Westgate en 2013 ou l’université de Garissa en 2015 ou encore le Mozambique. 

Mais ce énième projet de déstabilisation ne s’arrête pas là : Mike Hammer, le nouvel envoyé spécial américain pour la Corne de l’Afrique, est depuis vendredi en Éthiopie. À l’issue d’un entretien avec Demeke Mekonnen, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères éthiopien, le diplomate américain a appelé à des progrès dans les pourparlers de paix.

Sur son compte Twitter, l’ambassade des États unis à Addis-Abeba explique que Mike Hammer et Demeke Mekonnen ont discuté « de la nécessité de poursuivre les progrès pour assurer la fourniture sans entrave de l’aide humanitaire, de la responsabilité en matière de droits de l’homme et des pourparlers politiques pour mettre fin au conflit et parvenir à une paix durable » .

Mais il est clair que toute visite des autorités occidentaux dans n’importe quel pays occidentaux n’augure rien de bon et le fait que l’envoyé américain insiste sur la poursuite du processus de la paix prouve que l’axe US-OTAN n’a pas réussi à atteindre ses objectifs et que c’est en mettant des pressions de part et d’autres qu’il tente d’obtenir ce qu’il n’a pas pu obtenir pendant tous ces mois.

De plus, les USA en panique du rapprochement entre l’Éthiopie et la Russie viennent précipitamment d’annoncer une aide de 488 millions $ en faveur d’Addis-Abeba. Elle intervient alors que le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, est en visite dans le pays.

L’Éthiopie reste une cible à conquérir pour l’axe US-OTAN, mais la résistance exemplaire du peuple, mais également les stratégies anti-Occident du PM Abiy Ahmed ont mis à l’eau les plans occidentaux. Cette résistance se poursuit et ce n’est que le début d’une campagne anti-Occident signée Corne de l’Afrique.

RCA : renouvellement de l’embargo

Le Conseil de sécurité de l’ONU a reconduit, vendredi, pour une année, l’embargo sur les armes en République centrafricaine.

Le Conseil a approuvé l’extension de l’embargo par dix voix pour et cinq abstentions dont celle de la Chine qui avait été le seul pays à s’abstenir lors du précédent renouvellement en juillet 2021, mais aussi celles du Gabon, du Ghana, du Kenya et de la Russie.

Luc Michel, géopoliticien, revient sur ce volet anti-RCA de l’ONU.

 

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