Aug 07, 2022 14:52 UTC

Actualité en Afrique :

-Le Mali et la Guinée décident de renforcer les corridors ferroviaires et routiers

- Mali : Coup d’envoi du rapatriement volontaire des réfugiés ivoiriens

- Niger : baisse de 95 % des frais de scolarité pour les étudiants tchadiens

- La haute hiérarchie militaire effectue des réformes au sein de l’armée nigériane

Analyses de la rédaction :

1. Éthiopie : les Chebab US relancent les attaques 

Vu que les groupes rebelles comme le TPLF ont été neutralisés par l’armée éthiopienne et la création d’une guerre entre l’Éthiopie et le Soudan s’est avérée être un échec, on a bien vu que les USA ont opté pour le recourt au Chebab de Somalie pour s’attaquer à l’Éthiopie. Le retour des militaires américains en Somalie a visiblement facilité la tâche. Car durant la période ou les Américains s’étaient retirés de la Somalie, l’Éthiopie n’avait pas à craindre une arrivée des terroristes Chebab sur ses terres. 

Le groupe terroriste al-Chebab a profité des troubles internes de l’Éthiopie pour franchir la frontière depuis la Somalie voisine lors d’attaques sans précédent ces dernières semaines, qui pourraient se poursuivre, selon un haut commandant de l’armée américaine. 

L’Éthiopie a longtemps résisté aux attaques transfrontalières d’al-Chebab, lié à Al-Qaida, notamment en déployant des troupes en Somalie, où le groupe terroriste contrôle de vastes zones rurales dans les régions du sud et du centre du pays, malgré la présence massive de militaire américain. Mais le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed et ses forces de sécurité sont aux prises avec des troubles intérieurs, en particulier depuis le début du conflit contre les rebelles du TPLF dans la région du Tigré, fin 2020. 

Selon certains experts, al-Chebab aurait visiblement reçu le feu vert et du nouveau matériel militaire de la part des États-Unis présent à ses côtés, pour s’attaquer à l’Éthiopie. 

Ils affirment, sous le couvert de l’anonymat, qu’Al-Chebab se tournait vers l’Éthiopie, ce qui constitue un changement stratégique important du nouvel émissaire américain Mike Hammer. Le groupe terroriste n’avait jamais été en mesure de mener des opérations majeures à l’intérieur de l’Éthiopie auparavant. 

Le mois dernier, le chef sortant du commandement américain pour l’Afrique, le général Stephen Townsend, a averti que les activités d’Al-Chebab à l’intérieur de l’Éthiopie n’étaient pas un « cas isolé » et a déclaré que les terroristes avaient pénétré jusqu’à 150 km dans le pays. 

Mardi, le président régional somalien du pays, Mustefa Omer, a déclaré à une assemblée régionale que plus de 600 éléments de Chebab avaient été tués. 

Des habitants de la ville somalienne de Yeed, près de la frontière éthiopienne, ont déclaré à AP qu’ils avaient vu les pertes subies par les terroristes d’al-Chebab lors d’une attaque éthiopienne la semaine dernière. 

L’armée éthiopienne a revendiqué la mort de trois personnalités d’al-Chebab, dont son chef de la propagande. 

L’Éthiopie tient bon et reste sur ses gardes. 

2. L’ONU à genoux devant le peuple africain ! 

 Les deux derniers rapports de l’ONU méritent un coup de projecteur du fait de leurs curieuses similitudes. En effet, non seulement, ils ne sont pas publiés, mais aussi et surtout, ils contiennent des informations capables de créer des tensions entre des pays voisins sur le continent africain. 

Dans un rapport dit confidentiel, auquel des journaux ont tout de même pu avoir accès, les experts de l’ONU ont dit détenir des preuves solides qui démontrent la participation de militaires rwandais à plusieurs attaques perpétrées contre des soldats congolais, dans la province du Nord-Kivu. « Les Forces rwandaises de défense, soit unilatéralement, soit conjointement avec des combattants du M23, se sont engagées dans des opérations militaires contre des groupes armés congolais et contre des positions des FARDC », indique le rapport. 

Un rapport qui a fini de relever la tension entre deux pays voisins en Afrique Centrale : le Rwanda et la RDC. Visiblement, les dirigeants de ces deux pays ont préféré privilégier la diplomatie et continuent d’échanger sous supervision de l’Angola en vue de trouver une solution à cette situation tendue. Le paradoxe est qu’il aura fallu 22 ans, et seulement après que les populations rd-congolaises ont exigé le départ de la force onusienne dans le pays que l’ONU documente cette « agression rwandaise ». Un rapport susceptible d’embraser la région. 

Autre rapport onusien, autre région africaine, déjà en proie à des violences. Là encore, le rapport est confidentiel et est signé par des experts de l’ONU. Elle met en mal deux pays du Sahel : le Mali et la Mauritanie. Ce rapport de l’ONU indique que l’armée malienne et des « soldats blancs » sont impliqués dans la mort au Mali de 33 civils, dont 29 Mauritaniens et 4 Maliens. Dans le rapport de l’ONU, il est fait état d’un hélicoptère « transportant des soldats à la peau blanche » qui est impliqué dans ces incidents. 

Ce rapport intervient dans un climat de tension latente entre le Mali et la Mauritanie, du fait de faits similaires récurrents et qui ont même occasionné, outre des échanges entre les dirigeants des deux pays, une mission à Nouakchott, pour tenter de faire baisser la tension née de violences sur des ressortissants mauritaniens et imputées aux forces armées maliennes. La diffusion de rapports d’experts jetant de l’huile sur le feu et qui ne peut être que mal perçue sur le continent. Surtout lorsque ces rapports sont dits confidentiels et qu’une certaine presse puisse y avoir accès. 

En attendant, des dizaines de personnes ont été tuées en marge des manifestations contre la Monusco du 25 au 27 juillet dernier ont été inhumées ce vendredi 5 août au cimetière Makao, dans le territoire de Nyiragongo. Trois autres corps ont été inhumés précédemment par des familles des victimes. Après cette étape, la ville a repris sa vie normale ce samedi. Mais la société civile espère que des sanctions seront prises à l’encontre des auteurs des tirs lors des manifestations. 

« Les manifestants étaient non armés et ils ont été tirés par la Monusco. Je crois qu’après les enquêtes qui sont déjà en cours, les auteurs répondront de leurs actes. La société civile ne peut pas aller à l’encontre de la volonté de la population, qui n’est autre que le départ de la Monusco », a dit le président de la société civile du Nord-Kivu, John Banyene. 

Les mouvements citoyens ainsi que d’autres organisations de la société civile entendent organiser d’autres manifestations prochainement en vue d’exiger le départ de la mission de l’ONU. 

« Nous ne manifestons pas pour qu’il y ait mort d’hommes. Nous demandons d’ailleurs au gouvernement congolais de nous appuyer dans cette noble mission pour le départ immédiat de la Monusco du sol congolais. Plus question de réévaluation du plan de désengagement », a dit Ghislain Muhiwa, militant du mouvement citoyen lutte pour le changement (LUCHA). 

Les manifestations anti-Monusco enregistrées dernièrement dans plusieurs villes et agglomérations du Nord-Kivu et du Sud Kivu ont fait au moins 36 morts et près de 170 blessés, selon le bilan dressé par le gouvernement congolais, et les Congolais attendent des sanctions au lieu de ces rapports qui servent à embraser l’Afrique. 

De leur côté, les membres d’un groupe de la société civile malienne qui soutient le gouvernement du pays ont exigé vendredi le retrait de la mission de l’ONU dans le pays d’ici le 22 septembre. 

Réunis au Palais de la culture de Bamako, les membres du groupe anti-français Yerewolo Debout sur les remparts ont décidé de descendre dans la rue le 22 septembre, afin de faire partir les troupes de la MINUSMA du pays. 

« Le terroriste au Mali, c’est la France, et quand nous avons chassé la France, ce qui est resté, c’est la MINUSMA (mission de l’ONU au Mali) », a déclaré Cheikh Ballo, un partisan de Yerewolo Debout sur les remparts. 

« Tout ce qui se passe au Mali passe maintenant par la MINUSMA. C’est pourquoi le seul ordre du jour est le départ de la MINUSMA pour que nous puissions retrouver la paix, car nous avons perdu notre souveraineté », a-t-il ajouté. 

Ballo, ainsi que d’autres personnes présentes au rassemblement de vendredi, portait un bonnet bleu dans le but de se moquer des Casques bleus, dans ce qu’ils ont appelé « l’opération bonnet bleu contre Casques bleus ». 

Le chef du mouvement, qui est également membre du Conseil national de transition, a déclaré qu’il avait déjà demandé à l’ONU de se retirer du Mali d’ici septembre. 

« Nous devons nous rassembler et sortir massivement le 22 septembre 2022 pour libérer le pays. Cela s’appellera “l’assaut final” », a déclaré Adama Ben Diarra à la foule présente à la réunion. 

Le mouvement Yerewolo a soutenu le président de transition, le colonel Assimi Goita, et a organisé plusieurs manifestations contre la France par le passé. 

Les tensions ont été fortes entre le Mali et l’ONU au cours des derniers mois. Tout d’abord, le gouvernement de transition malien a affirmé qu’il n’autoriserait pas la mission de l’ONU à enquêter sur les violations présumées des droits de l’homme dans le pays, limitant ainsi les opérations de la force de maintien de la paix de l’ONU. 

La crise s’est aggravée en juillet lorsqu’un groupe de 49 soldats ivoiriens, venus assurer la sécurité d’une entreprise sous contrat avec l’organisation mondiale, ont été arrêtés à leur arrivée à l’aéroport de Bamako, accusés par les autorités maliennes d’être des mercenaires et de ne pas avoir l’autorisation d’entrer dans le pays. 

Que ce soit au Mali ou en RDC, l’ONU est en mauvaise posture et tente maladroitement de se ranger aux côtés de la population en les caressant dans le sens du poil et en publiant des rapports afin de calmer les esprits. Sur le territoire malien, l’ONU a ouvertement accusé l’armée française d’avoir tué des civils au Mali du temps de sa présence au Sahel. Un rapport d’enquête vient de pointer du doigt la responsabilité de la France dans la mort de plusieurs civils en janvier 2022. 

La France est mise au banc des accusés pour son rôle néfaste dans la mort de civils au Mali. À la suite d’une enquête menée par la division des droits de l’homme de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), appuyée par la police scientifique des Nations unies, la France est clairement ciblée sur des exactions commises au Mali. 

La France va devoir s’expliquer sur les évènements survenus le 3 janvier 2022 près de Bounti (centre du Mali). À propos de ces évènements, la Minusma « est en mesure de confirmer la tenue d’une célébration de mariage qui a rassemblé sur le lieu de la frappe une centaine de civils parmi lesquels se trouvaient cinq personnes armées, membres présumés terroristes ». 

Eh oui, l’ONU est maintenant à genoux devant les populations malienne et congolaise. Mais la population ne veut plus de l’ONU et peu importe la sortie de ces rapports, censés « calmer les esprits ». Ces condamnations devaient sortir depuis belle lurette, maintenant c’est trop tard. 

3. Mali : pourquoi l’ambassade US réduit ses effectifs ? 

Une partie du personnel de l’ambassade des États-Unis au Mali est rentrée à cause des attaques terroristes près de Bamako et dans d’autres centres urbains du pays. Pour le gouvernement malien de transition, ce n’est clairement pas un bon message envoyé aux groupes terroristes. « Nous regrettons la décision souveraine des autorités américaines de diminuer leur présence de 25 %. J’ai eu des échanges très francs, très directs avec l’ambassadeur américain », a réagi Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères du Mali. 

Le patron de la diplomatie malienne s’est exprimé, hier vendredi, à l’occasion d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), Hissein Brahim Taha, en visite officielle au Mali du 4 au 6 août. 

« À Paris, quand le Bataclan a été attaqué, nos ambassadeurs n’ont pas fui. Quand New York a été attaqué, ils n’ont pas fui. Mais pourquoi quand ça se passe chez nous, on dit que c’est à 15 kilomètres de Bamako, il faut qu’on parte », a fustigé M. Diop. De son côté, le département d’État américain affirme que « l’ambassade continue d’avoir une capacité limitée pour fournir une aide d’urgence » à ses ressortissants. 

Le 21 juillet dernier, la ville garnison de Kati, à l’entrée de Bamako, a été la cible d’une attaque aux véhicules piégés menée par les groupes terroristes affilié à Al-Qaïda. 

Selon un bilan de l’État-major général des armées maliennes, un soldat a perdu la vie lors de cette offensive qualifiée d’audacieuse par plusieurs observateurs de l’insurrection terroriste que traverse le Mali depuis une décennie. 

« Quand des kamikazes se lèvent, ils renoncent à leur vie. Ils peuvent donc frapper partout. Si les terroristes décident, ils vont le faire », a expliqué le ministre malien des Affaires étrangères. 

À Kati, s’est félicité Abdoulaye Diop, la riposte des Forces armées maliennes a été « immédiate, vigoureuse et décisive », car « l’essentiel des suspects a été arrêté » avec le concours de la population. 

Mais également, une patrouille du GTIA2 Kèlètigui a mené une offensive contre les Groupes Armés Terroristes, le mercredi 3 août 2022. Cette offensive du nouveau GTIA2 Kèlètigui visait à stopper et neutraliser, sur la base des informations, la progression des groupes armés terroristes. 

Tôt le matin, la force combattante du Sous-GTIA 2 s’est rendue successivement dans les localités de Segué, Niondo et environ pour la destruction des bases terroristes. Cette mission Kèlètigui menée par le capitaine Bourama Binima, a permis de récupérer beaucoup de matériel comme 13 motos, 2 carabines, 10 fusils de chasse, des cartouches, etc. 

Le commandant Sous-GTIA2, chef de mission, le capitaine Bourama Binima a jugé cette sortie exaltante, toutefois il a invité ses hommes à redoubler d’efforts pour la stabilité du pays. 

Le Commandant GTIA2, le Commandant Samba Monzonba Keïta a salué la bravoure de ses hommes. Il a ensuite indiqué que l’offensive contre les groupes armés terroristes sera pérenne pour la quiétude des populations. 

L’armée malienne continue ses avancées dans la lutte contre le terrorisme, malgré les nombreuses tentatives de déstabilisation du pays en provenance de la France, des États-Unis et de l’ONU. Bamako tient bon pour la seule et unique raison, c’est que le peuple malien est derrière son gouvernement.

 

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