Sep 22, 2022 16:34 UTC

Actualité en Afrique : - La coopération russo-malienne se renforce - Les MAE chinois et malien conviennent de renforcer la coopération mutuellement bénéfique

Gabon : la compagnie chinoise CNOOC engage Stena Drilling pour des travaux de forage prévus pour 2023- Ghana : hausse du taux de croissance économique au 2e trimestre

Analyses de la rédaction :

l’ONU contre l’axe Mali-Guinée : les masques tombent 

Il serait intéressant de rappeler aux lecteurs africains de Zoom Afrique que cette semaine juste avant la tenue de la 77e Assemblée générale de l’ONU, l’Iran avait proposé aux Européens de mettre à profit cette occasion pour évoquer sans l’Amérique, la question de la levée des sanctions anti-Iran et partant une possible liaison énergétique entre l’Iran et une Europe en crise de Gaz, mais la réponse des Européens a été nette, pas de pourparlers sans l’Amérique !

Cette introduction nous pousse à poser la question suivante :

Pourquoi la CEDEAO qui a échoué une première fois à arriver à ses fins via l’embargo contre le Mali place à New York sa cellule de guerre économique contre le Mali et la Guinée et abuse de l’Assemblé générale de l’ONU, lieu de dialogue et de paix et de rassemblement, pour préparer un nouveau terrain de sanctions contre ces deux pays africains qui se trouvent à la tête du front anti colonialiste en Afrique de l’Ouest ?

En effet, selon les informations, « convoqué à l’initiative de la présidence bissau-guinéenne, il sera essentiellement consacré aux situations en Guinée et au Mali, sources de tensions entre l’organisation régionale et les deux capitales. En fin de compte, le sommet extraordinaire de la CEDEAO va être l’événement africain de cette Assemblée générale de l’ONU. Il a été voulu avec insistance par la présidence bissau-guinéenne et il se tiendra dans un bâtiment adjacent aux Nations unies, en fin d’après-midi ». Il semblerait que sans la contribution directe du trésor américain, la CEDEAO ne serait rien et sa manœuvre est destinée encore une fois à échouer.

Ceci fera de tout nouvel embargo de la CEDEAO contre le Mali, une déclaration de guerre occidentale contre les peuples malien et guinéen, mais aussi sahélien. En d’autres termes les masques vont tomber. Mais quelle est la réaction de la partie d’en face ?

Le colonel Mamadi Doumbouya a atterri mercredi 21 septembre en fin d’après-midi à l’aéroport de Bamako, la capitale du Mali, pour sa première visite à l’étranger depuis sa prise de pouvoir, le 5 septembre 2021. Il a été accueilli par son homologue malien, le colonel Assimi Goïta.

Avant son départ, le colonel Mamadi Doumbouya avait confié à la presse l’objectif de sa visite : « Je suis à Bamako à côté de mon frère, le président Assimi Goïta, pour fêter l’indépendance du Mali et accompagner le peuple malien, qui est un peuple frère. » Jeudi, le Mali fête en effet le 62e anniversaire de son indépendance.

Le président Doumbouya est effectivement au Mali pour coordonner les efforts et préparer la contre-offensive Guinée-Mali contre l’Occident.

Car n’en déplaise aux occidentaux et à leur valet africain, cette fois le front anti sanctions a des contre mesures à adopter. La dernière fois la cote guinéenne a largement fait échec aux sanctions de la CEDEAO, le Mali continuant à transiter ces produits et marchandises en provenance et à destination de la Guinée. De plus, il y a près de deux semaines, le Mali et la Guinée ont annoncé leur intention de renforcer leur coopération pour une lutte efficace contre le terrorisme.

Porteur d’un message du président guinéen de la Transition, le Colonel Mamady Doumbouya, Morissanda Kouyaté avait annoncé que « le président guinéen et son homologue malien travaillent à “redynamiser, dépoussiérer ces relations et les mettre au service de nos peuples”.

Y a-t-il d’autres mesures à adopter cette fois ? Bien sûr que oui, et les jours à venir seront riche en informations et rebondissements !

Éthiopie : les ingérences US continuent

Malgré les nombreuses manifestations de la population éthiopienne demandant l’arrêt des ingérences américaines dans les affaires intérieures de l’Éthiopie, Washington continue ses ingérences comme si l’Éthiopie était son pré-carré. 

L’envoyé spécial américain pour la Corne de l’Afrique, Mike Hammer, a déclaré aux médias que les États-Unis “suivaient” les récents mouvements de troupes érythréennes le long de la frontière éthiopienne. La remarque de l’envoyé est intervenue peu de temps après que les autorités tigréennes ont déclaré que “les forces érythréennes ont lancé une offensive à grande échelle sur tous les fronts aujourd’hui”, et quelques jours après la publication d’informations selon lesquelles l’Érythrée “mobilisait” son réserviste militaire. 

“Nous suivons les mouvements de troupes érythréennes à travers la frontière. Ils sont extrêmement préoccupants et nous les condamnons”, a déclaré l’ambassadeur Mike Hammer, ajoutant que tous les acteurs étrangers extérieurs devraient respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Éthiopie et “éviter d’alimenter le conflit”. Les États-Unis ont été très clairs et ont dit “à plusieurs reprises que nous encourageons ceux qui sont capables de communiquer directement avec Asmara que c’est une préoccupation extrême et cela doit cesser”, a-t-il déclaré, ajoutant que “la présence de troupes érythréennes en Éthiopie ne sert qu’à compliquer les choses et envenimer une situation déjà tragique. 

Les États-Unis ont déjà déclaré qu’ils ‘condamnaient la rentrée de l’Érythrée’ dans la reprise des hostilités militarisées de l’Éthiopie entre les forces de défense fédérales et les rebelles terroristes du TPLF qui ont commencé le 24 août, devenant ainsi la première de la communauté internationale à confirmer l’engagement actif de l’Érythrée dans la reprise des hostilités. 

L’aide de l’Érythrée dans le conflit contre les rebelles terroristes du TPLF a été lourdement condamné par la Communauté occidentale et des rapports ont été montés sur de prétendues atrocités extrêmes, que l’Éthiopie et l’Érythrée ont qualifiées de ‘mensonges complets’. Cependant, en mai 2021, l’Éthiopie a admis l’implication des troupes érythréennes dans le conflit opposant l’Éthiopie et le groupe terroriste du TPLF. 

Suite à cela, de nombreux rapports ont afflué condamnant donc l’aide de l’Érythrée à son voisin éthiopien. Récemment, dans un nouveau rapport de la Commission internationale d’experts des droits de l’homme sur l’Éthiopie (ICHREE) au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, qui a conclu qu’‘il existe des motifs raisonnables de croire que des violations, telles que des exécutions extrajudiciaires, des viols, des violences sexuelles, et la famine de la population civile comme méthode de guerre ont été commises en Éthiopie depuis le 3 novembre 2020’, et a prétendu que des membres des Forces de défense érythréennes (EDF) figuraient parmi les auteurs. 

Alors que ces nombreux crimes de guerre ont été commis par les rebelles terroristes du TPLF sans essuyer la moindre condamnation de la part de cette même commission des droits de l’homme. En effet, les violences sexuelles, les exécutions extrajudiciaires, l’utilisation par la force d’enfant soldat sont commises par le groupe rebelle du TPLF et non l’armée éthiopienne ou érythréenne. Ces rapports sont entièrement fondés sur les propos des dirigeants du groupe rebelle du TPLF. Ce qui fait que ces rapports font en réalité partie de la propagande américaine anti-Éthiopie lancée depuis novembre 2020 et très souvent condamné par la population éthiopienne. 

L'ONG Stand for Life and Liberty lance "Visions debout"

Le monde entier célèbre ce 21 septembre 2022, la journée internationale de la paix. Dans cette déclaration en date du 21 septembre 2022, l’ONG Stand for Life and Liberty lance une campagne africaine pour la paix. Dénommée ‘Vivons debout’, cette campagne vise à impliquer la jeunesse africaine dans la recherche de la paix.

Une paix réalisée par le peuple africain et non pas quelconques forces étrangères. Il s’agit, en effet, de bâtir entre les individus et entre les communautés des passerelles de paix. En outre, cette campagne contribuera à briser les barrières entre les populations d’Afrique et à faire tomber les frontières entre les communautés.

Écoutons les explications de Daouda Emile Ouedraogo, Journaliste et coordonnateur international de l’ONG ‘Stand for Life and Liberty’, afin d’en savoir plus sur cette campagne.

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