Oct 22, 2019 10:25 UTC
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L'armée russe a annoncé que deux de ses bombardiers à capacité nucléaire se rendraient en Afrique du Sud dans le cadre de ce qui semble être le premier déploiement de ce type sur le continent africain.

Deux bombardiers stratégiques russes Tu-160 et plusieurs avions de transport militaire se rendront en République sud-africaine avec pour objectif de renforcer la coopération militaire bilatérale, a annoncé la Défense russe.

« Un groupe aérien composé de deux bombardiers stratégiques Tu-160 et d'avions de transport militaire Il-62 et An-124, se rendra en République sud-africaine. Le but de cette visite est de développer la coopération militaire bilatérale et de régler les problèmes d'interaction entre les forces aérospatiales russes (Russian Aerospace Forces) et celles de South African Air Force », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué publié le lundi 21 octobre.

Selon le communiqué, l'envoi des bombardiers Tu-160 était destiné à aider à « développer la coopération militaire bilatérale » et reflétait un « partenariat stratégique » avec l'une des économies les plus développées d'Afrique.

Désigné Blackjack par l’OTAN et surnommé le « Cygne blanc » par la Russie en raison de sa couleur et de sa forme, le Tu-160 est un bombardier supersonique développé dans les années 1970 par la société aérospatiale et de défense Tupolev. Il est considéré comme le plus gros et le plus lourd des avions supersoniques jamais construit.

Le ministère russe de la Défense a également indiqué que la mission interviendrait alors que le président russe Vladimir Poutine est sur le point d'accueillir le tout premier sommet Russie-Afrique de cette semaine, en présence de 43 des 54 chefs d'État de gouvernements du continent. Les 11 pays restants seront représentés par des ministres des affaires étrangères ou d'autres responsables.

Dans le cadre des efforts déployés pour renforcer son influence en Afrique, la Russie a signé des accords de coopération militaire avec au moins 28 pays africains, la majorité au cours de ces cinq dernières années.

Le think tank américain de Washington avait auparavant noté qu’alors que les États-Unis sont pris par les dossiers du Moyen-Orient, la Russie développe discrètement sa présence dans le nord du continent africain.

 

 

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