Nov 10, 2019 17:03 UTC

Les analyses de la rédaction :

  • Algérie

- Pourquoi l’Algérie ne sera jamais une dictature militaire 

L'armée algérienne a-t-elle établi une dictature militaire en Algérie ? C'est sans doute en réponse à cette accusation qu'elle vient d'organiser un colloque...

C’est la première fois que la « grande muette » organise un colloque pour parler de son «rôle et de sa place dans la société». C’est la première fois que l’institution militaire et son commandement décident d’expliquer publiquement qu’elle se «distingue des autres armées du monde par une caractéristique qui est celle d’avoir mené un combat libérateur qui est entré dans l’histoire comme une des grandes épopées de l’ère moderne» comme le souligne l’éditorial de la revue El-Djeïch du mois d’août dernier. Quand on sait que l’ALN est « née de la souffrance du peuple » on comprend mieux que son héritière l’ANP sorte de son silence quand certains milieux tentent de semer la discorde entre eux. C’est à juste titre que la direction de la communication, de l’information et de l’orientation de l’état-major de l’ANP, qui a organisé ce colloque, l’a qualifié «d’historique». Il fallait un sérieux motif pour décider l’armée à communiquer sur elle-même et avec une telle ampleur. Gaïd Salah l’a expliqué: l’armée « a fait l’objet de campagnes farouches, à travers des débats et des polémiques menés par des cercles suspects », a-t-il dit en citant l’exemple du «slogan « État civil et non militaire », par lequel la bande essaye d’induire en erreur l’opinion publique nationale, en diffusant ces idées sournoises. Un slogan qui suggère une velléité de prise du pouvoir par l’armée. Ce qui est du nectar de la désinformation qui surfe sur des amalgames glanés dans l’histoire contemporaine. L’armée algérienne a toujours été à l’avant-garde des aspirations du peuple depuis 1947 (époque de l’OS), a jugé nécessaire de rappeler Gaïd Salah. C’est l’armée qui a arraché l’indépendance après l’échec des politiques. C’est toujours l’armée qui, tout en se développant, a accompagné la construction de l’État après l’indépendance. C’était une époque avec ses bons et ses mauvais côtés. Aujourd’hui que le peuple aspire au changement et à une nouvelle République, l’armée se trouve aux avant-postes de cette revendication. Qui a poussé à la fin de l’ancien système ?

C'est là sans doute l'explication de la campagne anti-ANP qu'alimentent les pays occidentaux lesquels accusent l'armée algérienne de « réprimer la révolte d'un peuple en quête du changement ». Au fait, pourquoi accuser l'armée algérienne ? Et bien sans elle, l'Algérie sera bien vulnérable par les temps qui courent. Pour s'en convaincre, il suffit de jeter un regard sur le dernier rapport du département d'État sur l'état de la lutte antiterroriste en Algérie. Les Américains se félicitent du bon boulot fourni par l'ANP.

Et ils savent de quoi ils parlent : sept mois d'efforts de déstabilisation et pas une seule attaque terroriste qui aboutisse... et Dieu sait combien de caches d'armes découverts non loin des frontières maliennes ou libyennes...

  • Tunisie s'allie à l'Algérie 

Le Premier ministre tunisien Youssef Chahed a été reçu jeudi à Alger par le président par intérim Abdelkader Bensalah, à qui il a remis une lettre du chef de l'État tunisien Kaïs Saïed en vue d'une prochaine visite de celui-ci en Algérie.

Le président Kaïs Saïed « se rendra en Algérie dans les prochaines semaines », a déclaré le Premier ministre tunisien Youssef Chahed à la télévision nationale algérienne, à la sortie d’une entrevue avec le président Abdelkader Bensalah, à laquelle assistaient aussi le Premier ministre algérien Noureddine Bedoui et le chef de la diplomatie algérienne Sabri Boukadoum.

« Le président tunisien insiste sur l’importante des relations tuniso-algériennes » qui sont « stratégiques » et « historiques », a-t-il ajouté. « Il est impératif de poursuivre la coopération bilatérale et faire face aux défis communs auxquels font face la Tunisie et l’Algérie », notamment « sécuritaires ». « Il y a une coordination quasi-quotidienne entre nos forces de sécurité et celles de l’Algérie », a-t-il poursuivi, faisant le vœu de dynamiser les relations dans les domaines économique et culturel.

Source: Jeuneafrique

  • Libye

- Moscou dément les informations sur des « mercenaires russes » en Libye

Les informations de la presse américaine sur des « mercenaires russes » en Libye ne sont qu’une fiction, selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a démenti les informations du New York Times concernant la présence de « mercenaires russes » en Libye…

Source: Sputnik

  • Égypte

Exercices militaires conjoints avec la Russie. Le message ? 

Lors de l’exercice conjoint russo-égyptiens « Arrow of Friendship » ou « Flèche de l’Amitié », des équipages russes et égyptiens devaient abattre avec des missiles SAM de fabrication russe (Buk M2 et Tor M2) des drones de fabrication US et britanniques en utilisant la règle de « un missile, un but ».

L’Égypte est un allié des États-Unis au Moyen-Orient depuis 1977. Cependant, après la chute de l’ex-Reïs Hosni Mubarak dans le cadre d’une révolution hybride menée par des activistes de Google et de Facebook, les Frères Musulmans accèdent au pouvoir pour la première fois de leur histoire.

Un coup d’état s’ensuit et c’est le maréchal Abdelfattah al-Sissi qui prend le pouvoir en se brouillant avec la Turquie et se rapprochant de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis. La relation privilégiée avec Washington est maintenue mais une réduction de l’aide US et surtout une tentative de révolution colorée pilotée par la NED ou la National Endowment for Democracy, une ONG à la réputation sulfureuse financée par le philanthrope international d’origine hongroise George Soros, contraint Le Caire à diversifier ses achats d’armements auprès de pays comme la France (condition de financement par Ryad et Abou Dhabi) et de prospecter à nouveau du côté de Moscou.

L’Égypte est impliquée dans la guerre en Libye où elle apporte un soutien militaire direct aux forces du Maréchal Haftar et au gouvernement non reconnu de Tobrouk contre le gouvernement de Tripoli. Les Russes soutiennent également Haftar mais pour des raisons n’ayant rien à voir avec les motivations égyptiennes. Pour Moscou, il s’agit de maintenir Haftar sous la coupe et priver partiellement Washington de l’utiliser. Pour Le Caire, le soutien apporté à Haftar s’inscrit dans la politique égyptienne de prédominance du Machrek contre le Maghreb.

Al-Sissi peut-il être un allié fiable de la Russie ? Rien n’est moins certain, mais dans le Grand Jeu, tous les coups sont permis.

Source: strategika51

 

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