Mar 23, 2020 15:52 UTC

L’actualité en Afrique :

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  • Tchad : la raffinerie de Djarmaya va suspendre provisoirement sa production
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Les analyses de la rédaction :

1- Burkina Faso

Alors que l'Europe fait face à une expansion record de l'épidémie de coronavirus, laquelle met en lumière la fragilité et les failles d'un système sanitaire si longtemps vanté, la presse mainstream fait de la Covid-19 en Afrique ses choux gras, surtout pour y faire avancer ses objectifs stratégiques.

Un peu comme le terrorisme que les puissances occidentale ont mis à profit dans le strict objectif d'occuper militairement les pays du Sahel, d'y multiplier leurs bases et d’avancer vers la côte et tout ceci d’abord pour en mieux pailler les richesses et ensuite pour y contrer la Chine et la Russie.

Le Burkina a été de loin la cible favorite de cette stratégie de guerre criminelle en 2019. Pour s'être opposés aux diktats occidentaux, l'État burkinabé et son armée ont fait face à des dizaines d'attaques préméditées des forces françaises et occidentales, déguisées en "jihadistes" avec une concentration extrême sur le nord, soit sur les frontières avec le Mali où Barkhane cherche à faire place nette, quitte à y construire une base.

Dans un article daté du 22 mars, Le Point Afrique, l'un des médias les plus falsificateurs des réalités africaines, y revient en parlant de ce parc animalier de Nazinga que convoite depuis si longtemps la France.

L'article débute ainsi: "Le sort actuel de la célèbre réserve animalière symbolise les dégâts collatéraux causés par la menace terroriste et la crise sanitaire de la Covid-19. Le terrorisme avait déjà conduit à la désertion des touristes et voilà que la Covid-19 vient en remettre une couche. Parmi les victimes de cette situation, les parcs naturels, dont celui de Nazinga, réserve animalière de 100 000 hectares qui a la particularité d'abriter encore deux des Big Four, à savoir le buffle et l'éléphant."

Le 1er mai 2019, deux Français qui faisaient du tourisme de vision dans le parc béninois de la Pendjari ont été enlevés. Rappelons-nous: l'événement s'est soldé par l'assassinat de leur guide et de deux membres des forces spéciales françaises dans l'opération lancée pour les libérer alors qu'ils atteignaient la frontière malienne dans le nord du Burkina Faso. Depuis un an, cette région s'enfonce dans un chaos infernal, du fait de la démultiplication des attaques, ciblant indifféremment civils ou militaires.

Relisons donc l'article: la France et les USA qui ont fait monter de toute pièce cette affaire de prise d'otage pour mener des opérations de commandos à Nazinga, brandissent désormais outre la menace terroriste, celle de la Covid-19 pour pousser les populations à leur laisser la zone.

C'est une combinaison de deux armes utilisée contre l'État et l'armée et les populations burkinabés: l'arme biologique et l'arme du terrorisme, ou ce que Le Point en toute hypocrisie qualifie d'ennemi viral et d'ennemi terroriste.

Evidemment la force d'occupation se fiche des éléphants et des buffles, ce qu'elle cherche c'est de la place : un complexe militaire US/France étalé sur 100 000 hectares, cela ne se refuse pas ! La guerre biologique occidentale vient donc s'ajouter au terrorisme mais l'Etat et l'armée burkinabée ont prouvé à plus d'une reprise comment s'y prendre. Nazinga ne cédera pas si facilement. 

2- Élections législatives guinéennes de 2020 

Les élections législatives et le scrutin sur la nouvelle Constitution se sont déroulées ce dimanche 21 mars, selon un décret du président guinéen, Alpha Condé.

Dans un centre de vote à Taouyah, le chef de la mission diplomatique américaine en Guinée, Simon Henshaw a déclaré: "Ceux qui souhaitent voter, devraient être libres de voter. Ceux qui souhaitent boycotter, devraient être libres de boycotter."

Comment analyser la tenue de ces élections en Guinée et les déclarations de l'ambassadeur américain sur ces élections ?

Notre géopoliticien, Luc Michel, s'exprime sur le sujet.

Regardez et téléchargez cette vidéo sur Youtube.

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