Dec 16, 2020 18:05 UTC
  • L'Algérie menace, Israël panique!

A peine quelques heures après l'intervention largement suivie du porte-parole du gouvernement algérien et ministre de la Communication Ammar Belhimer, sur la chaine Al Mayadeen, chaine de la Résistance où l'intéressé a dénoncé la normalisation du Maroc avec Israël et mis en garde contre toute implantation de l'entité sioniste sur les frontières avec L'Algérie, un très significatif crash d'hélicoptère militaire se produit.

Selon les médias algériens, lors d'une mission de vol d'entrainement technique, ce matin mercredi 16 décembre 2020 à 11h25, un hélicoptère de recherches et de sauvetage militaire de type MS-25 Merlin, relevant du Commandement des Forces navales, s'est écrasé au large de la mer à deux (2) miles marins au nord-ouest des côtes de la ville de Bouharoune, wilaya de Tipaza/1ère Région militaire, où nous déplorons le décès en martyr du lieutenant Bouzayda Nouredine, l'un des membres de l'équipage de l'appareil composé de trois officiers. L'incident pourrait ne pas avoir de lien avec la normalisation Raba-Israêl et ce honteux casus belli US à l'adresse d'Alger que constitue la reconnaissance de la souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental, n'empêche que ce crash pourrait être aussi un avertissement. La présence israélienne en Méditerranée occidentale est une calamité et comme l'a affirmé le porte-parole du gouvernement algérien, "Alger reste ferme sur ses positions anti-sionistes et il est prêt à tous les scénarios".

Il a confirmé que le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, était au courant de la situation actuelle, et que l'Algérie n’avait pas était surprise par la démarche du Maroc de normaliser les relations avec Israël, car, selon ses propres termes, les relations entre Rabat et le régime israélien remontent à plus de 60 ans.

« Nous avons suivi la situation de près et nous prenons au sérieux les questions qui concernent notre pays, et la position du président reflète celle de tout le peuple algérien, et comme il l'a dit précédemment, l'Algérie ne se précipitera pas vers la normalisation », a-t-il dit soulignant que l'Algérie était prête à tout scénario. 

« Si le Maroc souhaite atteindre des objectifs politiques à travers cette normalisation, ou changer notre position sur des questions justes, il se fait des illusions », a-t-il conclu. Or les premiers signes d'inquiétude ont commencé à apparaître ce mercredi à Rabat: alors que Mohamed VI a ordonné l'interdiction de toute manifestation anti-israélienne et anti normalisation par crainte de voir des millions de Marocains, déjà en colère, descendre dans la rue et dénoncer cet extrême affront qu'est le mépris affiché par les États-Unis et le trône à leur encontre, puisque la décision a été annoncée via un tweet de Trump comme si le Maroc est un protectorat américain. Le roi chérifien vient d'envoyer un message d'apaisement à Alger comme quoi sa trahison n'avait aucun caractère offensif anti-Algérie. Plus d'un analyste y voit moins d'un appel à l'apaisement que la sourde crainte du trône d'une chose : l'enlisement dans une guerre d'usure au Sahara où le Front Polisario semble déjà avoir déjà le dessus, état qui pourrait s'empirer si l'armée algérienne se faisait engager de façon plus poussée.

Car "tous les scénarios auxquels est prêt Alger" consistent aussi à ce que l'axe US/Israël à l'origine de l'escalade au Sahara soit punie comme cela convient. Mais il y a une autre crainte que nourrit Rabat à l'encontre d'une Algérie en colère : l'appui algérien au mouvement anti-sioniste marocain qui n'en est qu'à son début, mais qui vu son ampleur risque d'éclater à tout moment. Déjà la presse à l'ordre au Maroc évite d'utiliser le mot "normalisation" préférant, de le remplacer par le mot "paix". Mais ce genre d'acrobatie verbale ne saurait effacer l'affront que sentent au plus profond de leur être les fiers Marocains pro-palestiniens. 

Pour la petite histoire, l'armée algérienne qui vient de perdre un hélico, ne se laisse pas faire, ayant annoncé ce mardi avoir reçu un nouveau navire de guerre baptisé Al-Sweh-2 dont la mission sera de sécuriser les voies de navigation de la flotte militaire algérienne en temps de guerre.  Cette nouvelle a d'abord été rapportée par le journal algérien An-Nahar. Le navire de déminage est ancré au quai nord de l'Amirauté.

Cette décision s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de modernisation de la flotte navale algérienne. L’Algérie cherche en effet à renforcer la force de combat de l’armée nationale populaire et de la marine. La page officielle de la radio algérienne a indiqué sur Twitter que le navire Al-Kashir 2 est le deuxième navire piégeant des mines marines que l'Algérie a reçues, indiquant qu'il appartient à la nouvelle génération. Le navire est destiné à sécuriser la navigation des navires et à protéger les navires commerciaux contre les dangers des mines en temps de guerre. L'armée algérienne se classe au 28e rang des 138 armées les plus puissantes du monde, et sa flotte navale est l'une des plus grandes au monde. Elle est 14e au classement mondial. Elle se compose de 201 navires de guerre divers, selon les statistiques du site américain Global Fire Puissance pour l'année 2020. Bref, l'Algérie est prête à prouver de quel bois est fait un peuple et un État souverains. 

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