Feb 17, 2021 21:31 UTC
  • Algérie-Résistance: la cyber-alliance ?

L'échec du projet de la normalisation qui comme l'a souligné le secrétaire général du Hezbollah dans son récent discours n'est plus que l'ombre d'elle-même, Trump, Ben Salmane, Netanyahu s'étant effondrés ou sur le point de l'être, le projet risque de n'être d'ici quelque temps qu'un mauvais souvenir vu que le trône marocain commence lui aussi à réaliser l'ampleur de l'arnaque :

Biden affirme déjà qu'il n'est pas prêt à reconnaître la marocanité du Sahara occidental puisqu'il tient à ses liens avec l'Algérie; les défections se multiplient au sein de la coalition gouvernementale et les Marocains en veulent à Rabat d'avoir trahi la Palestine. Mais l'arnaque avait d'autres objectifs. L'un d'entre eux c'est le ministre algérien de l'Information qui en parle : une cyber-campagne visant l'Algérie et qui couvre une guerre hybride dans le vrai sens du terme. 

Le ministre algérien de la Communication, Ammar Belhimer a affirmé, mardi à Alger, que le pays était ciblé par une guerre électronique structurée où se croisent les tentacules de parties étrangères ayant misé sur « l'échec » du processus démocratique, saluant les efforts de l'Armée nationale populaire (ANP) qui affronte cette guerre pour préserver la souveraineté nationale.

« L'Algérie qui veille à produire un contenu national numérique professionnel est ciblée par une guerre électronique structurée où se croisent les tentacules de parties étrangères ayant misé sur l'échec du processus démocratique engagé par le Hirak populaire et mené à bon port à la faveur des élections », a indiqué le ministre algérien dans une allocution prononcée à l'occasion d'une journée parlementaire sur la « Cybercriminalité et ses retombées sur la sécurité du pays et du citoyen », organisée au Cercle national de l'Armée. L'aspect militaire de cette annonce et surtout l'implication de l'armée dans la riposte en disent long sur son intensité. 

Saluant, à ce propos, les efforts de l'ANP face à ce genre de crimes, le ministre a encore dit: « Les éléments de l'institution militaire nationale, toutes spécialités scientifiques et technologiques confondues, font face, avec la même volonté et compétence, aux plans de ces aventuriers même s'ils se cachent derrière des pseudonymes et des masques sur l'espace bleu (cyberespace) » afin de manipulation, de lavage de cerveau et d'incitation des jeunes à la violence et à la division des Algériens.

« Vu que 70 % des Algériens consultent la presse électronique, il est devenu urgent de faire face à la cybercriminalité, en se focalisant sur la garantie de la souveraineté cybernétique basée sur la production d'un contenu national qualitatif sur les sites électroniques et la sécurisation du réseau en vue de consacrer la souveraineté de l'État », a expliqué M. Belhimer.

Ces déclarations interviennent après qu’un groupe de « hackers » visiblement marocains mais à vrai dire les Israéliens aient piraté des dizaines de sites Internet algériens, la plupart relevant de départements gouvernementaux. Ces « hackers » ont déclaré que plus de 280 sites web algériens, y compris ceux du gouvernement, ont été piratés. Le ministre algérien a indiqué que le site Internet de la chaîne Al-Shorouk fait l’objet d’attaques intenses ces derniers temps depuis le regain de tension à Guerguerat, affirmant ainsi qu’il existe « une coopération israélo-marocaine à travers le programme d’espionnage Pegasus ». 

Il va sans dire que l'Algérie a tous les moyens pour faire face aux cyberattaques et même de riposter. Mais si l'Algérie prenait les devants? La question a tout lieu d'être posée dans la mesure où Israël s'est niché aux portes de l'Algérie et que n'ayant plus déjà les moyens militaires de faire face à la puissante ANP il lui faut recourir à des « coups anonymes ».

 Il y a peu, la presse israélienne faisait état à demi-mot d'une incessante série d'attaques cyber contre son secteur d'assurance puis son secteur de cyber sécurité mais encore contre son « joyau aérospatial, Israel Aerospace industrie ». Alors, cette vaste cyberattaque attribuée à l'Iran et ses alliés et se faisant sous l'acronyme Pay2Kay s'est soldée par le « piratage » des milliers de données concernant les parties les plus sensibles de la DCA israélienne a savoir la pièce qu'est le Dôme de fer. Et bien, puisqu'Israël convoite le ciel du Maghreb et qu'il s'est déjà infiltré dans le ciel du Sahel pourquoi ne pas rallier à une cyber coalition connue pour ses prouesses anti israélienne ? Au Moyen-Orient, la donne aérienne commence littéralement à changer au terme d'une longue bataille. Et l'allié le plus naturel de l'axe de la Résistance se trouve au Maghreb. 

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