Feb 19, 2021 17:36 UTC

La presse française ne cesse de faire sa manchette sur une opposition anti-Ouattara qui a l'intention de faire écraser Ouattara aux législatives du 6 mars, mais la manœuvre médiatique a visiblement du mal à influer sur les Ivoiriens. De plus, les principaux acteurs concernés à savoir les dirigeants de cette même opposition refusent de jouer le jeu.

 

L’actualité en Afrique :

  • L'Afrique du Sud offre ses doses du vaccin AstraZeneca à l'Union africaine
  • Les différentiels pour le cacao de Côte d'Ivoire, du Ghana et du Nigeria chutent
  • Gabon : Afrijet relance ses vols régionaux vers le Cameroun, São Tomé et le Congo
  • Airbus groupe : Air Côte d'Ivoire a reçu son 1er Airbus A320neo

 

Les analyses de la rédaction :

1-Côte d'Ivoire : excellent pied de nez aux colonialistes !

Le problème avec les puissances colonialistes, néo comme athée est qu'elles affichent souvent une extrême confiance en soi et surtout en le succès de leurs plans et bien que l’échec soit au rendez-vous, refusent d'en tirer leçon.

C'est le cas de la France en Côte d'Ivoire, grand pays dont l'ex-président a été renversé au terme d'une scandaleuse intervention militaire, puis ramené de force le président élu à la CPI avant qu'il soit jeté en prison quitte à provoquer une longue période de violence et de guerre civile.

Quelques 10 ans plus tard, la France en est toujours à tenter ce même plan avec un président Ouattara qu'elle a elle-même aidé à s'installer pour ses liens avec le FMI, et commence à le lasser puisque de Sarkozy à Macron, la France a fait un bond pro USA en avant et que Ouattara ramené au pouvoir par Sarkozy ni Macron ni les Yankees, ne l'aime pas trop...

Or cette France colonialiste ne comprend pas que sa mayonnaise ne prend plus... cela fait des mois qu'elle tente de jouer la carte de Gbagbo et toute honte bue, le faire remonter cet ex-président qu'elle a elle-même capturé dans son palais contre Ouattara. Parce que la France sait que sans une fissure inter- ivoirienne comme celle des années 2010-2011 il est impossible de diviser le pays et de faire infiltrer dans cette brèche de quoi déstabiliser le pays. Depuis un mois cette même France dont la mission otanienne consiste à  étendre la guerre terroriste du Mali à la Côte d'Ivoire  a été forte dans ses propos : le chef de son DSGE a très clairement évoqué que la Côte d'Ivoire est en ligne de mire...

Raison de plus donc pour la classe dirigeante ivoirienne d’éviter les divisions. La presse française ne cesse de faire sa manchette sur une opposition anti Ouattara qui a l'intention de faire écraser Ouattara aux législatives du 6 mars, mais la manœuvre médiatique a visiblement du mal  à  influer sur les Ivoiriens.  De plus, les principaux acteurs concernés à savoir, les dirigeants de cette même opposition refusent de jouer le jeu. Voici ce qu’en dit Gbagbo: 

 L’un des problèmes politiques en Afrique, c’est qu’on écrit des textes sans y croire. Si l’on écrit dans la Constitution que le nombre de mandats est limité à deux, pourquoi veut-on faire un troisième mandat ? Il faut respecter les textes qu’on élabore soi-même sinon, on court à la catastrophe ». Comme pour rappeler à l’Europe et à la communauté internationale leur indignation à géométrie variable, l’acquitté de la CPI ne se prive pas de souligner pour l’occasion : « En tant qu’ancien président de la République, il est de mon devoir d’alerter, d’éviter que le pays sombre à nouveau dans la violence », avant d’ajouter à cette mise en garde : « Le remède efficace contre la violence, c’est la discussion et la négociation ».

Excellent pied de nez aux colonialistes! 

 

2-Démantèlement au Sénégal d'une cellule liée à al-Qaïda

On s'y attendait : depuis cette mise en garde du chef du renseignement français comme quoi al-Qaïda fera son apparition sur la Côte d'Ivoire, le Bénin et évidemment le Sénégal sont dans le viseur. Sauf qu'au Sénégal l'État anticipe! Car il comprend parfaitement à quoi joue la France. Au Tchad la France a annoncé il y a deux jours son intention de continuer à occuper le Mali et à maintenir une présence encombrante dans la région de trois frontières bien que le peuple lutte depuis trois ans pour son expulsion. Cela veut dire que Barkhane et Cie travailleront à  exporter leurs agents depuis le Sahel vers la côte. Or, l’état sénégalais vient d'anticiper; d'où une opération éclaire destinée à enrayer toute reprise de violence en Casamance. Mais ce n'est pas tout: les autorités sénégalaises ont démantelé fin janvier une autre cellule de soutien au terroriste. La presse sénégalaise parle du groupe  du prédicateur malien Amadou Koufa, affilié à al-Qaïda régulièrement dénoncé par la France.

Quatre hommes auraient été ainsi interpellés par la gendarmerie entre le 20 et le 23 janvier dans la petite ville frontalière de Kidira (est), sur l'axe Dakar-Bamako.

Il s'agit notamment d'un boutiquier, placé sous surveillance depuis deux ans, dont le numéro de téléphone figurait dans un groupe Whatsapp lié à la Katiba Macina d'Amadou Koufa, selon le journal. Pour Dakar la mise en garde de la DSGE française plutôt que d’être une mise en garde, est une déclaration de guerre. Car on connaît le manège: les réseaux du trafic des terroristes sont activés, les corridors sont mis en place pour affecter la côte. Et une dernière : ce n'est pas tant l'Aqmi qui est craint, mais Daech que la France protège en sous-main et qu'elle transfert depuis l'Irak et la Syrie vers le Sahel suivant le plan US/OTAN...

 

3-   Les exportations des pays de l'Afrique de l'Est retrouvent leurs niveaux d'avant le COVID-19

Cette pandémie de Covid-19  a bien brisé des doxas: pendant des décennies on nous a raconté le mythe de l'Occident riche et capable d’amortir tous les chocs et une Afrique gestionnairement faible et incapable de surmonter les crises. C'est un mensonge : alors que l'Europe et les États-Unis pataugent dans la crise et que le taux de croissance euro américain  est un souvenir lointain, les exportations de la plupart des États partenaires de la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) ont retrouvé leurs niveaux d'avant le COVID-19 au troisième trimestre 2020, selon un rapport des Nations unies publié mercredi.

Le rapport de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique note que les exportations globales de la région ont atteint leur niveau le plus bas en avril 2020, mais qu'elles ont commencé à se redresser dans les mois qui ont suivi.

« En fait, au troisième trimestre de 2020, la plupart des exportations des États partenaires de la CEA ont dépassé leurs niveaux de 2019 », indique le rapport qui a été élaboré conjointement avec TradeMark East Africa (TMEA) et le Consortium pour la recherche économique en Afrique (CREA).

Les États partenaires de la CAE comprennent le Burundi, le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud, la Tanzanie et l'Ouganda.
Le rapport, qui a été dévoilé virtuellement à Nairobi, se concentre sur l'analyse des performances de la région en matière de commerce de marchandises au cours de cette période de perturbation sans précédent du commerce mondial.

Anthony Mveyange, directeur de la recherche et de l'apprentissage au TMEA, a noté qu'un certain nombre de facteurs avaient alimenté la remontée des exportations.

M. Mveyange a indiqué que le Kenya avait connu une augmentation des exportations de produits manufacturés, en particulier dans les secteurs de fournitures industrielles et de biens d'équipement.

Il a observé que la Tanzanie et les autres pays enclavés d'Afrique de l'Est avaient également connu une hausse des exportations de produits transformés et d'or.

 

 

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