May 11, 2021 17:14 UTC

En Centrafrique, on peut voir que le pays va mieux et que la France va très mal ! Un mercenaire français a été arrêté, ce lundi à Bangui en Centrafrique, un véritable "arsenal de guerre" ayant été découvert chez lui.

Actualité en Afrique :

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  • Cameroun-Congo : 700 millions de dollars pour construire le barrage de Chollet
  • La Zambie et le Botswana inaugurent un pont transfrontalier
  • Sénégal : Macky Sall instruit la mise en service du Train express régional pour novembre au plus tard

 

Analyses de la rédaction :

1. Le Burkina Faso devient une crainte pour les Occidentaux ! 

Les alliances intra-africaines se solidifient de plus en plus en Afrique de l’Ouest.

Vu la grande guerre que doivent mener les pays africains contre l’Occident par le biais des groupes terroristes, les alliances intra-africaines se mettent en place et se solidifient.

Les ministres de la Défense du Burkina Faso, Chériff Sy, et de la Côte d’Ivoire, Téné Birahima Ouattara, ont indiqué ce lundi à Ouagadougou vouloir « mutualiser » leurs efforts dans la vraie lutte antiterroriste.

« Nous pensons que la lutte contre le terrorisme ne peut être menée par un seul État. Il faut mutualiser les efforts, se tenir informé et essayer de mettre ensemble nos moyens (...) pour lutter efficacement contre ce fléau », a déclaré Birahima Ouattara, à l’issue d’une réunion avec son homologue burkinabè. Arrivé la veille à Ouagadougou en compagnie de son chef d’état-major des armées, Birahima Ouattara, frère du président ivoirien, a également rencontré le chef de l’État burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré.

Le ministre burkinabè Cheriff Sy a lui noté qu’il y avait « déjà une commission qui réunissait les cadres de défense, de sécurité et du renseignement des deux pays. Cette visite a permis de réactiver toutes ces structures afin d’y donner des instructions claires pour qu’un certain nombre de missions puissent se réaliser ». « Nous collaborons parfaitement. Nous avons eu à mener un certain nombre d’opérations de sécurisation de nos frontières, de lutte contre le terrorisme ensemble », s’est réjoui Cheriff Sy, précisant qu’il s’agit désormais de « définir une stratégie commune ».

Ce qui est une bonne nouvelle, c’est justement en formant des alliances, un seul bloc qu’il est possible de vaincre ce genre de fléau qu’est le terrorisme. C’est ce que plusieurs pays du Moyen-Orient ont fait pour éradiquer Daech de la Syrie, de l’Irak et empêcher leur métastase à travers tout le Moyen-Orient. Mais, vu le ton qu’a opté Le Figaro, cela ne plaît pas vraiment.

Et pour cause, Le Figaro dénigre et rabaisse ouvertement le Burkina Faso en faisant comprendre à ses lecteurs que le Burkina Faso n’est pas grand-chose pour prétendre à une alliance avec un autre pays d’Afrique. Et pourquoi donc, tout simplement parce que Ouaga n’a pas accepté que la France y déploie ses bases militaires et prenne le Burkina Faso pour un terrain d’entraînement grandeur nature. D’ailleurs, il ne fallait pas s’attendre à autre chose, la visite d’Emmanuel Macron a bien reflété la pensée méprisante de l’Élysée par rapport au Burkina Faso.

Le Figaro prétend que le Burkina Faso est un pays pauvre en proie aux attaques terroristes, avec des milliers de morts, etc.

Il faut juste rappeler une chose, c’est que les médias mainstream n’ont évidemment jamais fait part des avancées spectaculaires de l’armée nationale dans son processus de sécurisation des régions. D’autant plus que les populations ont également pris les armes pour épauler l’armée nationale. Et les médias mainstream les appellent les milices, et ils seraient même accusés par les ONG de violer les droits de l’homme. Ce ne sont que les médias mainstream qui le disent, et non la population burkinabé qui est justement très contents de voir des initiatives de la part de la population et une volonté de défendre le territoire.

Ces alliances intra-africaines sont très dangereuses pour l’axe occidental, car comme on a pu le constater en Afrique de l’Est, la formation d’un bloc comme celui-ci empêche les plans occidentaux par exemple la provocation d’une guerre intra régionale de se mettre en place, ce qui réduit considérablement la marge de manœuvre de l’axe occidental. D’autant plus qu’outre les États africains, il y a aussi les populations qui s’unissent et l’effet domino qui prend rapidement sur le continent. L’étau se resserre autour des néocolons ! 

2. RCA : la France prise la main dans le sac !

En Centrafrique, on peut voir que le pays va mieux et que la France va très mal !

Un mercenaire français a été arrêté, ce lundi à Bangui en Centrafrique, un véritable « arsenal de guerre » ayant été découvert chez lui.

Selon l’article de l’AFP, l’homme apparaît, selon des sources sécuritaires, sur des photos partagées sur les réseaux sociaux, mains attachées dans le dos, accompagné de policiers, devant un commissariat de Bangui. Plusieurs armes de guerre, des munitions et du matériel militaire reposent à ses pieds.

« Un ressortissant français a été arrêté aujourd’hui. C’était quelqu’un qui se disait journaliste, et chez qui on a retrouvé un arsenal très important », a affirmé le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui.

« Un citoyen étranger a été détenu à Bangui avec une énorme quantité d’armes et de munitions », a précisé pour sa part sur Twitter le Russe Valéry Zakharov, conseiller du président centrafricain Faustin Archange Touadéra.

Le suspect avait exercé ponctuellement dans plusieurs organisations en Centrafrique comme garde du corps, et avait aussi fait « un court passage dans l’armée dans sa jeunesse ».

L’AFP a tout de même essayé de minimiser la casse, en terminant son article par l’influence russe en Centrafrique. Mais on aimerait tout de même comprendre le lien entre un mercenaire français et la présence russe dans le pays.

Bref, les autorités de Bangui continuent de mener l’enquête.

La situation se complique pour la France en Centrafrique. En effet, avec un sentiment anti-français qui est grandissant en RCA, mais également sur le continent africain, Paris tente, certes, de tourner ce sentiment et cette révolte à son avantage, mais là en Centrafrique, on peut dire clairement que la France est grillée !

Ce mercenaire français se faisait passer pour un journaliste. Selon certaines sources, il aurait même été en lien direct avec plusieurs groupes armés en Centrafrique. Les mêmes qui ont maintenant formé une coalition sous la direction de l’ancien putschiste centrafricain, François Bozizé. L’implication de la France dans les tentatives de déstabilisation de la Centrafrique et même des autres pays africains n’a jamais fait aucun doute chez les Africains, mais voilà que de plus en plus d’éléments remontent à la surface et nous poussent vers cette direction. Est-ce que Paris va tenter de redorer le blason ? Ça risque d’être quand même d’être impossible.

Cela dit, il y en a un qui compte bien profiter de la situation pour se faire bien voir, c’est l’ONU et sa mission en Centrafrique.

Située à 130 km au nord de Bangassou, dans la préfecture du Mbomou, la ville de Bakouma serait sécurisée depuis dimanche par les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine. C’est ce qu’indique le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Mankeur Ndiaye dans un communiqué de presse datant du 10 mai 2021.

Cette information donne l’impression que maintenant que les FACA ont fait le boulot, la Minusca tente maintenant d’accaparer les mérites. Encore un peu, et l’ONU prétendra que lorsque les rebelles voulaient « marcher sur Bangui » c’est la Minusca qui les a arrêtés.

Quoi qu’il en soit, l’arrestation de ce mercenaire français, montre la vigilance et de la Centrafrique qui ne peut pas baisser sa garde face à la France qui montre encore une fois, qu’elle est prête à toutes sortes d’exactions pour déstabiliser les pays d’Afrique. La Françafrique, c’est fini. Les populations africaines n’en veulent plus et il serait grand temps que la France s’y fasse !

3. Mali : l’ONU fait son possible pour redorer son blason ?

Au même titre que la présence militaire occidentale, considérer comme une présence d’occupation dans les pays africains, la présence des soldats de l’ONU dérange également en Afrique.

En ce moment, les nombreuses manifestations contre la Monusco dans l’est de la RDC, en Centrafrique et les nombreuses attaques qu'essuient régulièrement les bases de l’ONU au Mali, les missions de l’ONU tentent maintenant de faire bonne figure.

En Centrafrique par exemple et on en a brièvement parlé, mais une info est apparue mettant en avant le fait que la Minusca aurait sécurisé la ville de Bakouma, dans la préfecture de Mbomou au nord de Bangassou.

Mais outre cette mission de sécurisation, au Mali, deux civils ont été tués dans le nord du pays au passage de leur véhicule sur un engin explosif et quinze autres ont été blessés la veille, c’est trois soldats maliens avaient trouvé la mort dans des circonstances similaires dans le centre du pays.

Mais selon le média mainstream RFI, l’ONU se serait changé en un sauveur.

Le camion qui a explosé samedi transportait des travailleurs algériens et nigériens. Il se dirigeait vers un site d’orpaillage, lorsqu’il a heurté un engin explosif, à quelques dizaines kilomètres de Tessalit, dans le nord du Mali, selon le porte-parole de la mission de l’ONU dans le pays. L’incident meurtrier a d’ailleurs eu lieu à proximité d’une base de l’ONU. Trois Casques bleus sont allés porter secours aux victimes.

Généralement, les missions de l’ONU n’en ont pas grand-chose à faire lorsqu’un tel évènement se produit. Les habitants et même les populations du monde entier ne comprennent toujours pas ce qu’ils font dans les pays d’Afrique, alors qu’au plus ils accroissent leur présence et au plus l’insécurité s’accroît aussi.

Les nombreuses manifestations à travers le continent africain le montre également, la présence onusienne est placée au même titre que la celle des militaires occidentaux. Ce sont des gouffres financiers pour les États africains, qui doivent payer pour leur présence sur place. Et pourtant, ils ne font rien. Mais pire encore, c’est eux qui arment et qui réapprovisionnent les groupes terroristes ou les séparatistes dans les pays africains pour alimenter les déstabilisations. Le Burundi et l’Éthiopie ont dernièrement reçu la preuve que c’était bien comme ça que ça fonctionne et c’est pour cette raison qu’ils ne veulent plus de la présence de l’ONU ni celle des ONG d’ailleurs sur leur territoire.

Les populations se sont rendu compte de la supercherie et ils veulent également, et au même titre que les troupes d’occupation étrangère de quitter le continent une bonne fois pour toutes.

Pour le moment, l’ONU tente de se montrer serviable et humaine, et veut donc redorer son blason pour se différencier des troupes d’occupation militaires occidentales, mais c’est peine perdue, les populations ne sont pas dupes, ils ont cru que l’ONU pouvait les aider, mais cela a été pire. D’autant plus que les populations africaines attendent toujours que leurs nombreuses plaintes que les Africains envoient régulièrement concernant les exactions des militaires étrangers dans leur pays, comme les viols en tout genre, les violences, etc. D’autant plus qu’après la sortie du rapport de l’ONU concernant la frappe sur les civils à Bounti par l’aviation française, l’ONU n’a plus donné de suite et la Communauté internationale a de nouveau montré son hypocrisie.

Ce qui fait que les médias mainstream peuvent lancer une campagne pour donner une bonne image de l’ONU aux yeux des Africains, mais c’est réellement mission impossible !

 

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