Jun 08, 2021 06:17 UTC
  • L'Algérie met en garde Israël...

Ce n'est pas tous les jours que le président algérien souhaiterait se fier à la presse française. S'il vient de le faire en accordant un entretien exclusif au Point c'est qu'il a dû avoir un message à faire passer :

pas forcément à la France ou au Maroc qui continuent côte à  côte à  chercher à  resserrer l'étau autour de l'Algérie, l'un en provoquant la zizanie au Sahel, l'autre en se rapprochant de plus en plus d'Israël en organisant des exercices militaires au Sahara mais surtout à  l'entité sioniste. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a réitéré l’opposition de son pays à normaliser des relations avec Israël.

Dans son interview accordée le 3 juin à l'hebdomadaire français "Le Point": il dit : 

« Chaque pays est libre de faire ce qu'il veut, mais l'Algérie ne normaliserait jamais ses relations avec l'entité sioniste tant qu’un État palestinien ne  mette pas sur pied ». Les propos d’Abdelmadjid Tebboune entérinent l'ancienne position du gouvernement algérien qui s'opposait à la normalisation des relations avec le régime sioniste.

Le 13 février de l’année en cours, le député algérien, Ammar Moussa, a annoncé le retrait de la délégation de son pays d'une réunion internationale, en raison de la participation d'un député israélien.

Moussa a indiqué qu'il avait participé, avec deux autres députés algériens, à la réunion du Réseau parlementaire international via une visioconférence, en tant que représentants de "l'Assemblée parlementaire de la Méditerranée" (APM), le 13 et 14 février derniers. Au début de cette année, les députés algériens ont soumis à la présidence du Parlement un projet de loi criminalisant la normalisation avec Israël, et il comprenait des dispositions interdisant les voyages ou tout contact direct ou indirect avec le régime de Tel-Aviv.

L'Algérie est l'un des pays piliers du Maghreb a refuser catégoriquement d'établir des relations avec Israël.

Cinq jours après la signature de la normalisation des relations des Émirats arabes unis et de Bahreïn avec Israël, sous les auspices des Etats-Unis, le président Tebboune avait affirmé, dans le cadre d'une riposte officielle, que son pays rejetait toute relation avec Israël et que la question palestinienne était sacrée pour le peuple algérien 

Mais le message de M Tebboun a eu une autre facette. En effet alors même que l'axe US/Israël s'apprête à  organiser un méga exercice militaire en présence de 5000 soldats aux portes de l'Algérie avec en toile de fond des volets frappes aériennes et au drone l'ANP a procédé à  une démonstration de force significative: 

Une batterie du  S-300 algérienne a réussi d'intercepter et d'abattre en plein exercice les petits véhicules aériens sans pilote et l'ANP a tenu à  en publier une vidéo 

Dans les images vidéo présentées, vous pouvez voir comment le système de défense aérienne S-300PMU2 réussit à capturer une petite cible se déplaçant à une vitesse assez élevée, et la frappe avec succès avec le système de défense antimissile 48N6E, et ce malgré le fait que la cible ait tenté de manœuvrer avant d'être touché par la roquette.

C'est là un message fort significatif aux vendeurs des Hermes et des MQ-4 à  Rabat et qui au nom d'une normalisation mille fois rejetée par le peuple marocain cherche à faire du Maghreb, un nouveau terrain d'expérimentation pour leur théorie dite "chaos organisé". 

Au mois d'avril, l'entité sioniste a mené en effet ses premières liquidations ciblées au Sahara occidental, retranchée derrière l’armée marocaine. Les unités de l’armée de libération sahraouie, qui venaient d’achever une opération militaire dans une région du Sud marocain, ont ainsi perdu l'un de leur commandant. Ce bombardement aérien a été une première depuis la fin du cessez le feu en novembre 2020. 

Auparavant l'entité sioniste avait activé ses drones de renseignements au Maroc mais principalement pour la surveillance et l’écoute des pays du voisinage, notamment l’Algérie. Ces acquisitions ont été obtenues bien avant l’annonce officielle de la normalisation des relations entre Rabat et Tel Aviv. Selon un rapport du site espagnol spécialisé “Defensa”. “L’armée marocaine dispose de drones de combat et de renseignement sans pilote, dont le Hermes 900 du constructeur aéronautique israélien Elbit System utilisé par l’aviation israélienne et mis en service depuis 2012”. Les missions de ces drones sont la surveillance, l’écoute et le relais des communications. Mais auront-ils la peau dure face aux S-300 algériens? Il y a lieu d'en douter... 

 

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