Aug 23, 2021 16:14 UTC
  • Contre qui l'Iran sort son

Depuis janvier, une très après bataille se déroule dans le ciel du Moyen-Orient entre Armée de l'air US/Israël d'une part et Armée de l'air asymétrique de la Résistance de l'autre : En janvier, un premier constat a été dressé par le chef du CentCom comme quoi "les petits drones démocratisés de nos ennemis sont partout, ils sont pénible à repérer; ils nous infligent des dégâts et des pertes et on n'a aucune solution pour leur faire face".

Ce constat a poussé les Etats Unis à déplacer en catimini leurs bases, à quitter le golfe Persique pour la mer Rouge, le Qatar pour la Jordanie, et à tenter un retrait test en Afghanistan, avant de prendre la poudre d'escampette en Irak, m^me si l'ambassadeur US dit toujours que l'Irak n'est pas comme l’Afghanistan. Les experts estiment que cette première bataille, celle de la restitution du ciel de la région à ses peuples, la balle est dans le camp US et ce d'autant plus que depuis quelques temps, cette bataille tend à s'élargir aux mers et aux golfes et aux océans  pour prendre une allure "aéronavale". Après avoir cloué au sol" à coup de drone et de missile  les F-15, les F-16,... dans le ciel de la région, puis étendre la bataille aux mers quelle sera la prochaine étape? Créer un système de DCA inter Résistance, une DCA dite intégrée.

Le radar iranien Samen 3D. ©YJC

L'Iran a annoncé ce lundi le tout prochain dévoilement d'un nouveau prototype de Bavar-373. « Un nouveau prototype du Bavar-373 est en train d’être conçu, et nous allons bientôt le dévoiler : un système d’une capacité beaucoup plus élevée que le S-400 », a fait savoir le général Faraji, un des hauts responsables de la Défense iranienne. Il  a aussi fait part de la production d’un combustible liquide d’une endurance égale à celle du combustible solide, une évolution particulièrement importante pour les missiles intercepteurs à longue portée qui laisse entrevoir des étapes ultérieurs de la bataille pour la délivrance du Moyen Orient. 

« Les forces armées iraniennes ont pu mobiliser toutes les potentialités et capacités intérieures pour l’autosuffisance dans le domaine de l’industrie défensive. Nous avons fait d’importants progrès dans les domaines de radar, drone, combat terrestre et maritime. Par exemple, dans la fabrication des systèmes de DCA, nous avons les systèmes Bavar-373 et le Khordad-3. En situation de combat, la batterie de missiles antimissiles à longue portée iranienne que les analystes comparent non pas au S-300 mais au S-400, a été pris pour cible des "hélicoptères stratégiques d'attaque ennemi en position de stand-off (en vol stationnaire) "avant de riposter en interceptant, se verrouillant sur des "objectifs volants à longue distance" et "furtifs". », a-t-il rappelé.

La défense aérienne iranienne a attaqué le drone d'attaque américain MQ-9 Reaper près de ses frontières. ©Avia.pro

Au fait, le succès est d'autant plus intéressant que  Bavar-373 agit en système de contrôle et de commande intégrée et Sa portée est 1.5 fois plus élevée que celle de S-300 et le type de son missile antimissile a changé. Il s’agit de Sayad-3 et Sayad-4, capables de détruire des cibles à une distance de 200 km et à une altitude de 27 km après avoir été tiré depuis leurs lanceurs verticaux. Quant au radar de Bavar-373, Meraj-4 est un radar de contrôle de tir à longue portée phasé. Si le S-300 russe ne détecte que 100 cibles à une distance de 300 km, le Bavar-373 identifie 300 cibles à une distance de 350 km. Le Bavar iranien parvient à intercepter 60 cibles sur une distance de 250 km contre 12 cibles à une distance inférieure à 200 km pour le S-300. Puis il y a cette autre caractéristique qui n’existe ni dans le S-300 ni dans le Patriot : le système iranien vise 9 cibles simultanément contre 6 par le système russe et une seule cible par le système américain. Puis l'une de ses caractéristiques distinctives est son système de lancement vertical avec des lanceurs carrés, principalement utilisés pour la défense aérienne des navires de guerre. Dire que l'Iran veut améliorer ce système largement suffisant pour sa propre défense aérienne, c'est reconnaître que la DCA n'est plus une question proprement iranienne et que l'axe de la Résistance y pense de manière bien plus large. 

Depuis mi juillet, la DCA syrienne fait preuve d'un extraordinaire bond en avant avec évidemment des pièces russes comme Buk M2E ou Pantsir-S désormais largement actifs dans le ciel syrien et non pas dans sa moitié ouest mais encore dans sa moitié est. Seulement les experts croient aussi avoir vu dans ces interceptions et destructions records de la DCA syrienne une certaine trace iranienne. Les dispositifs plantés au sud de la Syrie, au Golan ont été extraordinairement efficaces à chasser des SPICE-1000 ou encore des Delilah israéliens ces derniers temps. Or un Bavar 373, nouvelle version ne pourrait que faire penser à la nécessité de renforcer la défense syrienne en est, soit pas trop loin de l'ouest irakien. Car une DCA est avant tout un radar et un radar autant ou plus fort que le" Container" russe ( S-400) déjà capable d'intercepter les avions de 5e génération, cela veut dire que l'axe de la Résistance se prépare à une bataille encore plus large qui ferait du ciel syro-irakien une entité indivisible. C'est le front uni où le coup de grâce devrait être porté à l'US Air Force et Cie. Il semblerait qu'un AD/A2 est sur le point de naître entre Syrie et Irak. Avec un système de DCA intégéré qui va parfaitement à ce réseau de missile intégré dont l'Epée de Qods a été la première démonstration de force. 

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