Oct 09, 2021 19:33 UTC

Le chef de la diplomatie iranienne Hossein Amir-Abdollahian a fait part du retour des Iraniens aux négociations de Vienne sur le nucléaire après une récapitulation. « Le gouvernement du président Raïssi est un gouvernement pragmatique qui s’appuie sur les résultats acquis », a-t-il ajouté.

« Pendant que nous récapitulons nos examens, les parties adverses devront faire preuve de leur véritable volonté de remplir leur part du contrat. »

Si les Américains « ont de réelles intentions de sauver l’accord, qu’ils libèrent une partie de nos avoirs, par exemple dix milliards de dollars gelés dans des banques étrangères, et les restituent à l’Iran », avait déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian dans un entretien télévisé.

En visite à Moscou, Amir-Abdollahian a souligné, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe, que la République islamique d’Iran est pour un dialogue aboutissant à un résultat tangible, qui assure les intérêts de la nation iranienne et qui pousse toutes les parties à revenir à leurs engagements.

Le ministre russe des Affaires étrangères, pour sa part, a déclaré que la communauté internationale attendait que les États-Unis reviennent à leurs obligations en vertu de l’accord. Lavrov a déclaré que Washington devrait mettre fin aux restrictions illégales sur l’Iran et tous ses partenaires commerciaux.

Téhéran et les autres signataires de l’accord ont tenté de sauver l’accord depuis que les États-Unis s’en sont retirés unilatéralement avant de réimposer des sanctions les plus cruelles en 2018 contre l’Iran.

Les États-Unis se sont retirés unilatéralement de l’accord multilatéral en 2018 et ont réimposé des sanctions contre l’Iran. Les pourparlers sur la relance de l’accord restent bloqués en raison des demandes excessives de la part des États-Unis et de leurs alliés.

Arnaud Develay, juriste international, et Luc Michel, géopoliticien, s’expriment sur le sujet.

 

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