Nov 14, 2021 20:41 UTC
  • Russie-Iran: un projet militaire commun?

À peine trois jours après la diffusion des images dans l’espace virtuelle selon lesquelles sept chasseurs Sukhoi-30 ont été vus dans le ciel iranien à Lahijan (province du Guilan),

le directeur général du géant russe de l’exportation d’armes Rosoboronexport, Alexander Mikheev, a annoncé aux journalistes lors du salon aéronautique de Dubaï, dimanche 14 novembre, que la coopération militaire et technique entre la Russie et l’Iran se poursuivrait dans le respect des normes juridiques des deux pays et des normes internationales.

L’ambassadeur de Russie en Iran, Levan Dzhagaryan, a déclaré à Sputnik fin août que les deux pays négociaient une large gamme d’équipements militaires en vue de lever l’embargo de l’ONU sur les armes.

Il est à noter que la nécessité de l’émergence d’une puissance balistique en Iran remonte aux huit années de la guerre Iran-Irak au cours de laquelle les missiles Scud irakiens pouvaient facilement frapper une ville comme Téhéran.

L’absence d’un système de défense pour contrer de telles menaces a incité les responsables concernés du pays à prendre des mesures de représailles. Par conséquent, un nombre limité de missiles Scud libyens est entré en Iran.

Après avoir apaisé temporairement les attaques de missiles irakiens suite au tir d’un certain nombre de ces missiles de la part d’Iran, la grande mission de créer le pouvoir balistique iranien a été confiée au général Hassan Tehrani Moghaddam.

La conception de méthodes de maintenir et de préparation des missiles Scud à tirer ainsi que la conception et la fabrication de divers missiles par le processus de rétro-ingénierie ont été parmi les premières mesures prises par le général Hassan Tehrani Moghaddam.

Après la fin de la guerre Iran-Irak, l’armée de l’air iranienne, puis la force aérospatiale du CGRI ont été chargées d’entreprendre la mission principale de développer des capacités de missiles iraniennes pour produire ceux d’une portée de 2 000 kilomètres visant à répondre aux menaces majeures de l’époque contre d’Iran.

Mais c’est à partir des années 80 que l’accès à la technologie de fabrication de combustibles solides et d’autres types de combustibles, ainsi que l’augmentation de la précision des missiles selon l’ordre spécial du Leader de la Révolution islamique, a été inscrite à l’ordre du jour du général Tehrani Moghaddam.

En Iran, ce sont les unités balistiques iraniennes qui ont pour leurs missions la création d’une stratégie de dissuasion militaire active en cas d’éventuels conflits de tout pays agresseur. D’ailleurs, l’Iran ne cherche pas à se doter d’une arme nucléaire d’où la priorité de l’augmentation de la précision de ses missiles.

Les efforts du général Tehrani Moghaddam ont porté leurs fruits des années après son martyre, lors d’opérations de missiles contre Daech, ainsi que dans l’attaque balistique du CGRI contre la base américaine à Aïn al-Asad.

L’acquisition de technologies de nouvelles générations de combustibles solides pour fusées, le développement de systèmes de guidage inertiel à base de gyroscopes à fibre optique, la conception d’ogives détachables au guidage indépendant en phase finale, de missiles balistiques antinavires, anti réseaux-silos à missiles résultent des efforts et des plans du général martyr Tehrani Moghaddam.

 

 

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