Dec 02, 2021 17:51 UTC
  • Ultimatum du G. Qaani aux USA!

Appelant les États-Unis à se retirer de la région du Moyen-Orient, le commandant en chef de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique a menacé les Américains d’une défaite plus humiliante que celle subie en Afghanistan.

Le général de brigade Esmaïl Qaani, commandant en chef de la Force Qods du CGRI, s’est adressé aux ennemis de la Révolution islamique en martelant : « Fini le temps où vous pouviez faire n’importe quoi sans que personne ne vous dise rien ! Aucune des actions de l’ennemi ne restera sans riposte. »

« Où en sont-ils [les Américains] après 20 années de guerre en Afghanistan ? », a-t-il lancé en soulignant que la défaite en Afghanistan est l’échec le plus important qu’aient jamais subi les États-Unis et qu'ils ont tenté de cacher avec une campagne médiatique.

« Les États-Unis provoquent des guerres à travers le monde pour faire des bénéfices en vendant des armes ; mais, en Irak et en Afghanistan, ils se sont engagés directement, alors qu’ils n’ont abouti à aucun résultat, ils ont recouru aux négociations qu’ils ont utilisées pour imposer un tel malheur au peuple afghan. »

Se félicitant de la réalisation d’une partie des objectifs de l’axe de la Résistance depuis la mort en martyr du général Soleimani, le général de brigade Qaani a affirmé : « Ils [les Américains] ont été expulsés d’Afghanistan autrement dit, ils ont fui l’Afghanistan sans pouvoir évacuer leur personnel, ils n’ont même pas résisté pendant 20 jours, contrairement à ce qu’apprend la doctrine de l’axe de la Résistance. »

« Nous disons aux Américains : vous avez encore le temps de vous retirer de notre région bien que dans l’humiliation, sinon vous vivrez une expulsion pire que celle vous avez subie en Afghanistan ; nos martyrs ont sacrifié leur vie dans le but ultime de mettre fin à votre existence », a-t-il mis en garde.

Pendant des années, les États-Unis ont parlé directement et indirectement de sanctions mais la nation iranienne, poursuivant le chemin des martyrs, est aujourd’hui capable de donner une réponse foudroyante à leur moindre bêtise.

Évoquant la cause de la Palestine, le général de brigade Qaani a affirmé que la puissance croissante des Palestiniens avait commencé au moment où ils se sont approchés de l’axe de la Résistance : « Les Palestiniens ont tenu tête aux sionistes, ils ont tiré plus de 3 000 roquettes lors d'opérations récentes sur le régime israélien, c'est facile à dire, mais il est difficile de produire des missiles à Gaza qui est assiégée depuis des années. »

Au plus fort des combats entre les combattants du Hezbollah et les sionistes en 2006, rappelle-t-il, les responsables israéliens ont transmis un message au ministre iranien des Affaires étrangères, menaçant de frapper Téhéran en cas de tir d’un missile sur Tel-Aviv. Et d’ajouter que « depuis lors, le Hezbollah a frappé à plusieurs reprises les territoires occupés, mais les Israéliens n’ont osé rien faire grâce à l’honneur des martyrs à Gaza ».

Il a fait allusion aux combats que mène l’axe de la Résistance sur le front du Yémen et s’est exprimé en ces termes : « Lorsque la guerre a déclenché au Yémen, les combattants ne disposaient que des Kalashnikov et RPG. Certains pays arabes se sont réunis et ont formé une coalition pour accabler le Yémen. Cela fait sept ans qu’ils font la guerre, mais où en sont-ils ? L’Arabie saoudite a dépensé toutes ses ressources et ses richesses mais fait face aujourd’hui à un déficit budgétaire. »

Durant ces sept années de guerre, les Yéménites en revanche, ont combattu et gouverné le pays de la plus belle des manières, en dépit du siège absolu imposé au Yémen, a noté le haut commandant. Les Saoudiens ont dès le début de la guerre été épaulés par l’aviation israélienne tandis que les combattants de la Résistance se sont appuyés sur leurs propres moyens. Ils produisent aujourd’hui des missiles d’une portée de plus de 1 000 km et des drones ; ce sont les enfants de la Résistance qui ont choisi de vivre dans la dignité.

Beaucoup d’observateurs se demandent depuis aujourd’hui de quels pays pourrait bien parler. L’Irak pourrait en faire partie. Parallèlement à l'avertissement sévère du commandant en chef de la Force Qods, la Résistance irakienne a lancé elle aussi une sévère mise en garde à l’adresse des forces d’occupation US 

Un responsable  du mouvement Asaïb al-Haq a mis en garde le Pentagone contre la prolongation du déploiement des troupes US sur le sol irakien. 

Un membre du bureau politique du mouvement Asaïb Ahl al-Haq a souligné que les États-Unis n'étaient pas sérieux quant au retrait de leurs troupes d'Irak, Il précise que la Résistance réagira de manière décisive si les forces de Washington continuaient à être présentes en Irak.

« Les États-Unis ne sont sérieux sur le retrait d'Irak et la mise en vigueur de l’accord stratégique Bagdad-Washington », a déclaré aujourd'hui Saad al-Sa’adi, membre du bureau politique du mouvement Asaëb Ahl al-Haq en Irak.

Il a ajouté que si les forces américaines continuent d'être présentes en Irak après la fin de cette année, la Résistance réagira de manière décisive.

Le membre du mouvement Asaïb Ahl al-Haq a déclaré que l’administration américaine ne pensait pas  sérieusement au retrait d’Irak. Nous avons précédemment mis en garde contre le retard de Washington dans le retrait de ses forces d'Irak à la suite du dialogue stratégique Bagdad-Washington.

Saad al-Sa’adi a souligné : « Tout le monde attend la fin de la date butoir déterminée pour que les Américains sortent leurs troupes d'Irak selon l'accord entre les deux parties, faute de quoi la Résistance réagira. »

« Si l'accord Bagdad-Washington sur le retrait des troupes américaines d'Irak n'est pas appliqué d'ici la fin 2021, la présence des militaires américains en Irak sera signifiée l’occupation du pays ».

Malgré plusieurs rounds de négociations stratégiques entre Bagdad et Washington concernant la fin de la présence militaire américaine en Irak en raison de la fin de la guerre avec les terroristes de Daech, et la ratification du plan d'expulsion de toutes les troupes étrangères du territoire irakien au sein du Parlement irakien, les États-Unis ignorent toujours la demande des parlementaires irakiens. Et cela, alors que les Autorités irakiennes aient annoncé le début du retrait des troupes américaines.

Cependant, le conseiller à la sécurité nationale irakien Qassem al-Araji, qui a assisté au quatrième cycle de dialogue stratégique avec les États-Unis à Washington, a souligné que l’Irak n'avait pas besoin de troupes de combat étrangères sur son sol.

 

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