Sep 22, 2019 07:22 UTC

La parade militaire annuelle des forces armées iraniennes ce 22 septembre a un sens bien particulier : Les États-Unis viennent d'envoyer de nouveaux contingents militaires en Arabie saoudite tandis que cette dernière, à l'origine de l'une des guerre les plus meurtrières de toute l'histoire, a annoncé son ralliement à la coalition de guerre maritime formée par l'Amérique et ce, sous prétexte que les armes défensives d'Ansarallah s'inspire de la technologie iranienne.

Le Moyen-Orient va-t-il être le théâtre d'une nouvelle guerre, de loin la plus dévastatrice qu'il ait jamais connue? À l'occasion de la journée nationale des forces armées qui coïncide avec la date anniversaire du début de la guerre de Saddam contre l'Iran en 1980, le président iranien a affirmé que son pays "se mettra jamais à genoux". 

Rohani s'en est violemment pris à la "présence des forces étrangères dans le golfe Persique" qui "sème l'insécurité pour la région" et qui " perturbe le transit libre du pétrole". "L’Iran ne permettra à personne de violer ses frontières maritimes, aériennes et terrestres, a souligné le président en mettant en garde les États-Unis, dont le président se paie le luxe d'évoquer "des attaques chirurgicales contre l'Iran et ses installations pétrolières". 

Plus loin dans ses propos, Rohani a fustigé une logique guerrière propre à Washington  qui se traduit par des tensions partout où mettent le pied les Américains : « Partout où les Américains ont mis les pieds, ils ont accru l'insécurité. Cela a été le cas en Afghanistan, et en Irak. C'est le cas ailleurs. C'est tout le contraire de ce que fait et veut l'Iran. En Irak, en Syrie, au Liban, les forces armées iraniennes ont apporté la sécurité, la stabilité, et mis fin au cauchemar du terrorisme. », a-t-il martelé.

Dans une claire allusion aux propos bellicistes des autorités de Riyad qui accusent ouvertement l'Iran d'avoir planifié l'attaque au drone d'Ansarallah contre Aramco, le président iranien a tenté de leur faire entendre la raison comme pour éviter une guerre, dont les principaux perdants seront les pays de la région : "L’Iran est toujours prêt à tendre la main de la paix à tous ses voisins et même à pardonner les erreurs qu'ils ont commises à son encontre par le passé. Car l'Iran sait que  « les ennemis de l’Islam et de la région cherchent à tirer le meilleur parti de nos divisions ».

Lundi 23 septembre, le président iranien part à New York pour tenir un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU. M. Rohani a indiqué qu’il allait présenter cette semaine à l'Assemblée générale des Nations unies une "initiative de paix d'Hormuz" qui "garantira la sécurité du golfe Persique et du détroit d'Hormuz avec la coopération des États de la région". Au mois de mai, l'Iran a proposé un pacte de non-agression à tous ses voisins, initiative ignorée par les alliés américains dans la région du golfe Persique. 

L'Armée de la République islamique d'Iran a organisé des défilés ce dimanche matin dans tout le pays pour marquer la Semaine de la défense sacrée à l'occasion du 39ème anniversaire du début de la guerre imposée par l'Irak entre 1980 et 1988. Du matériel militaire de pointe et certains autres équipements des forces armées sont censés être exposés lors de l'événement.

Ont assisté à cette parade militaire, les commandants haut gradés des forces armées iraniennes, dont le ministre de la Défense, Amir Hatami, le commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique, le général Hossein Salam, le commandant de l’armée, le général Seyyed Abdol-Rahim Moussavi, et le commandant de Force aérospatiale du Corps des gardiens de la Révolution islamique, le général Amir Ali Hajizadeh. 

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