Oct 21, 2019 10:29 UTC

C'est un échec: les USA ont voulu priver l'Iran de toute possibilité d'avoir une armée de l'air digne de ce non, cette privatisation a poussé les Iraniens à étendre leurs capacités balistiques et de drone, tout en les incitant à fabriquer eux mêmes des avions, lit-on en substance dans un récent article de la revue militaire américaine, The National Interest.

Au fait la revue réagit à la mise au service du dernier né de l'industrie aérienne iranienne, l'avion d'entrainement "Yassin", qui après le dévoilement du chasseur Kowsar, a crée la surprise aussi bien chez amis que chez ennemis. " Tout comme dans le secteur de missiles, l’Iran franchit des pas concrets dans le sens d'une certaine autosuffisance en termes d'optimisation et de fabrication des chasseurs, dit le bimensuel américain. 

"L'armée de l'air iranienne a réussi, bien que largement sanctionnée, le développement de plusieurs modèles d'avions de combat, fabriqués ces dernières années et on pense plus particulièrement au HESA Saeqeh («Thunderbolt»). C'est un avion qu’on juge supérieur au F-18 Hornet américain. "Saeqeh" (Tonnerre en persan) a été présenté, en 2004, à la télévision publique iranienne. Il ressemblait à un F-5 mais avec deux stabilisateurs de queue verticaux au lieu d'un, inclinés vers l'extérieur comme ceux du F-18 Hornet. C'est une intéressante innovation qui permet d'élargir l'endurance de l'appareil. Les Saeqeh disposent également de virures d’aile supplémentaires. En plein exercice militaires en 2007, l'avion a tiré des missiles et des roquettes sur des cibles, ce qui a prouvé ses réelles capacités sur le champ de combat." 

The National Interest ajoute ensuite que les stabilisateurs à double queue du Saeqeh offrent de meilleures performances de virage et de décollage que le F-5E, ce qui en fait un avion «bas et lent» supérieur : " Le Saeqeh a un système de navigation et de contre-mesures de production nationale ainsi que de nouveaux instruments de poste de pilotage. Mais la chose la plus caractéristique est que l'appareil est doté d'un radar APG-159 "iranisé". Le concepteur iranien improvisé le radar avec des composants iraniens, ce qui nous renvoie au projet de radar iranien Ofogh («Horizon») de 1999 lequel projet a permis de doubler la portée du radar APQ-159 du F-5 de 32 km à 36 km. Quant aux moteurs de Saeqeh, ils restent aussi pour nous les Américains un mystère. Le Saeqeh a été déployé dans une unité opérationnelle, le 23ème escadron d'appui tactique, basé à Tabriz, dans le nord-ouest de l'Iran où il a mené des missions de reconnaissance. C'est donc à la fois un avion de reconnaissance et de combat. "

Pour The National Interest, ce serait cette même expérience acquise dans le cadre du programme Saeqeh qui a permis aux Iraniens de "multiplier les activités dans le secteur de l'industrie aérienne" qui a produit le chasseur furtif Kowsar ou encore l'avion d'entrainement  Yassin. " Cette expérience acquise au gré de longues années d'efforts pourrait être utilisée pour un "tout nouveau concept tel celui du chasseur furtif supersonique Shafaq". L'Iran nous a promis des surprises en annonçant un prototype de Shafaq lequel serait bientôt mis à l’essai. Au fait on a trop tendance en Occident à prendre à la légère les évolutions de l'industrie aérienne iranienne, par orgueil voire par outrecuidance. mais qu'on suit de plus près le parcours des Iraniens, il faut faire preuve de plus de modestie. Après tout les Chinois ont aussi commencé par là et on ne cesse d'être surpris par eux. Cela montre que l’investissement iranien dans le secteur de la construction d’avions militaires nationaux a porté ses fruits et qu’il faut s'attendre à des surprises autres que celles que nous avons vécues en juin quand une batterie de missiles antimissile Khordad 3 a abattu un Global Hawk américain. Surtout que quelques mois plus tard nos Patriot n'ont pas pu en faire autant face aux drones yéménites ayant attaqué le site pétrolier saoudien Aramco".

 

 

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