Oct 21, 2019 19:04 UTC
  • Zone tampon turque: l'Iran se positionne

Le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a déclaré lundi que l’Iran soutiendrait l’intégrité territoriale, la sécurité et la stabilité de la Syrie.

M. Larijani a fait ces remarques lors d’une rencontre avec l’ambassadeur de Syrie à Téhéran, Adnan Mahmoud.

Le maintien de l'intégrité territoriale de la Syrie a toujours été au centre des préoccupations de la République islamique d'Iran, qui consultera d'autres pays à cet égard. Il a ajouté que toute atteinte à l'intégrité territoriale de la Syrie aggraverait les problèmes de son peuple.

« La République islamique d'Iran soutiendra la sécurité et la stabilité de la Syrie », a-t-il déclaré.

Adnan Mahmoud, ambassadeur de Syrie à Téhéran, a fait référence à l'invasion turque de la Syrie, affirmant que, malgré l'accord de la Turquie avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, l'invasion turque de la Syrie se poursuivait et que l'armée turque déployait des forces à travers la frontière et même en Syrie.

Hier encore, Erdogan a souligné que la zone de sécurité que la Turquie cherche à établir en Syrie aurait une longueur de 444 kilomètres et une profondeur de 32 kilomètres.

Remerciant les efforts de la République islamique d’Iran, l’ambassadeur a ajouté qu’avec la défaite du plan américain en Syrie, il fallait empêcher la création d’une zone de sécurité pour la Turquie.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, a de son côté évoqué lors de la conférence de presse hebdomadaire, les attaques de l'armée turque contre le nord de la Syrie et déclaré que l'Iran comprenait les préoccupations de la Turquie, mais estimait qu'Ankara devait respecter l'intégrité territoriale de la Syrie.

La souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de la Syrie devraient être respectées par tous les pays de la région, a-t-il ajouté, soulignant que toute préoccupation devrait être dissipée par le biais de mécanismes pacifiques tels que l'accord d'Adana signé entre la Syrie et la Turquie en 1998.

Le diplomate iranien a exprimé l’opposition de Téhéran à la création par la Turquie de bases militaires en Syrie, appelant Ankara à respecter l’intégrité territoriale du pays arabe.

« Les Turcs peuvent avoir des bases de leur côté de la frontière, mais établir des bases sur le sol syrien est inacceptable et équivaut à violer [la souveraineté] d'un membre des Nations unies », a déclaré le porte-parole iranien.

Abbas Moussavi a déclaré que l'Iran était prêt à engager le dialogue avec les Kurdes syriens, le gouvernement syrien et la Turquie, afin de les rapprocher.

La Turquie a lancé une offensive militaire, mercredi 9 octobre, contre le Nord syrien, sous prétexte d’éloigner les miliciens kurdes de ses frontières avec la Syrie. L’offensive a suscité une vague de critiques partout dans le monde.

Le gouvernement syrien a condamné l'offensive en tant qu'acte d'agression.

Suite à cette violation, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont signé un accord avec le gouvernement permettant à l’armée régulière de se déployer dans certaines villes du Nord, dont Raqqa, Manbij, Ras al-Aïn, Tall Tamer et Kobané.

 

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