Feb 25, 2020 10:23 UTC
  • 1er clash aérien Israël/Iran?

Lors d'une visite d'inspection sur les frontières est de l'Iran où une opération d'infiltration s'est heurtée à la vaillante réponse des gardes-frontières iraniennes, dont deux ont péri, le commandant en chef adjoint de la base de défense aérienne Khatam al-Anbia, centre de défense aérienne intégrée de l'Iran, le général de brigade, Qader Rahimzadeh est revenu sur la perspective d'un clash USA/Iran :

" Il va sans dire que notre riposte à la moindre atteinte ennemie serait foudroyante et irait au-delà de nos frontières.  Le ciel du pays est absolument sûr et nous riposterons fermement à toute agression, de quelle que origine que ce soit », a-t-il déclaré.

Et le général de poursuvire : « La principale mission de défense aérienne du pays est de créer un ciel imperméable et solidement sécurisé , ce qui est le cas grâce à une DCA réseautée et intégrée. Une surveillance régulière renforcera la coordination et l'intégration entre divers sites de défense aérienne de l'armée et du Corps des gardiens de la Révolution islamique, (CGRI). Ces visites inspections maintiennent nos unités en état de préparation permanente ».

Plus loin dans ses propos, le commandant en chef adjoint s'est réjoui de ce que le site de la DCA nord-ouest jouisse d’une capacité de combat maximale pour faire face aux "menaces militaires étrangères" : la sécurité règne entièrement dans le ciel du pays et nous donnerons une réponse cinglante à toute agression contre l’espace aérien iranien ».

Le 20 février, l'armée de l'air iranienne a annoncé la restauration et la remise en circuit de huit avions de combat dont les F-14, les F-4, les F-27, les Sukhoï et les Mirage. Les avions de transport C130 et 707 en ont fait également partie ». Au cours de cette cérémonie, le ministre de la Défense a fait une autre annonce importante, celle d'équiper ces mêmes avions de guerre de missiles de croisière d'une portée de 1000 kilomètres. Le ministre n’a pas donné de date exacte, mais tout porte à croire que le jour J n’est pas très loin. Et c'est là un vrai cauchemar pour Israël. 

L’expert balistique israélien Uzi Rabin avait déjà prévu en 2015 l'apparition dans l'arsenal iranien des "missiles de croisière air-air, air-sol ou air-mer": « Ce missile iranien serait un missile sol-air, doté d’accélérateur qui lui permet de prendre de l’altitude avant que son moteur principal ne s’active. Avec ce même missile, les Iraniens pourraient facilement viser Israël depuis leur territoire même. En plus, ils ont des Sukhoï 24. S’ils arrivent à installer ce missile sur cet avion, les missiles seraient même apte à atteindre la Méditerranée », avait prévu Uzi Rabin. 

Mais de quoi a peur Israël? 

Au fait, l'arsenal iranien compte plusieurs type de missiles potentiellement transformables en missiles de croisière. Le premier pourrait être un prototype promu du missile de croisière « Ya Ali » d'une portée d’environ 700 km qui peut être augmentée à 1000 km. Le second pourrait être le missile de Hoveyzeh, qui a déjà été testé, avec succès, jusqu’à 1200 km. On peut donc imaginer qu’un prototype de ce missile, d'une portée de 1000 km, a été aussi conçu et fabriqué pour être installé sur le chasseur. Que des Mirage ou des  F-14, des F-4, des F-27, ou des Sukhoï iraniens soient dotés de missiles de croisière ayant une portée de 300 km et plus, cela est effectivement une très mauvaise nouvelle pour le camp d'en face.

Ceci étant, le dévolu pourrait être jeté sur les Sukhoï 24 de l’armée de l’air iranienne. Ce bombardier doté d’ailerons mobiles est capable de transporter des missiles antiradar et des bombes lourdes, anti-bunkers et des missiles de croisière entrent parfaitement dans ses capacités surtout que l'engin vole à basse altitude. Ce sera une nouvelle page à s'ouvrir dans les capacités militaires de l'armée de l'air iranienne.

 

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