Jul 04, 2020 15:03 UTC
  • Caraïbes: le point de non-retour US?

Un parallélisme significatif : il a fallu plus d'un mois pour l'axe anglo-saxonne se met en branle et qu'il trouve un moyen pour contrer ce royal mécanisme qu'a mis sur place l'axe de l'Est pour réduire en miettes le régime de sanction US contre les Etats-nations souverains et indépendant. 

Ainsi le 2 juillet , le Tribunal suprême britannique a considéré que le Gouvernement de Sa Majesté ayant reconnu Juan Guaidó comme président de la République bolivarienne du Venezuela, les revendications du président constitutionnel Nicolás Maduro de récupérer l’or vénézuélien déposé dans le Royaume était sans fondement et partant, le détournement des biens des vénézuélien,s parfaitement licite.

Quelques heures après ce fut le tour d'une cour américaine de décréter la saisie de quatre pétroliers iraniens en route pour livrer de 1/1 millions de barils d'’essence au Venezuela, une mesure qui s'est ajoutée aux sanctions imposées par l’Amérique aux capitaines de cinq navires citernes iraniens qui ont rétabli, fin mai,  le vaste corridor anti-sanction US, dit corridor Est-Ouest, reliant le golfe Persique aux Caraïbes. 

Selon le Wall Street Journal, une plainte pour confiscation de quatre pétroliers iraniens a été déposée et deux frégates, envoyées dans la zone économique libre vénézuélienne à l'effet de tenter une saisie. Il va sans dire que cette action conjuguée US/GB que le tribunal américain n'a pas encore osé officiellement approuvée, a un double objectif : elle vise d'abord ce troc Pétrole contre Or particulièrement dangereux pour l'avenir du dollar que l'Iran et le Venezuela viennent d'établir et qui semble avoir déjà la grande faveur à travers le monde tout en optant pour l'escalade de la situation car il va sans dire que la moindre tentative de saisie US contre l'un des quatre pétroliers iranien que sont Bella, Bering, Pandi et Luna , aura des répercussions immédiates dans le golfe Persique et visera flotte commerciale ou de combat US. 

Certains analystes vont encore plus loin en affirmant que les cinq premiers pétroliers iraniens qui ont alimenté la République vénézuélienne en essence, ou un sixième qui a fourni des denrées alimentaires au Venezuela ont frayé un chemin qui est bien irréversible. "Le droit international ne permet pas aux Etats-Unis d'étendre leur propre justice au monde entier et s'ingérer dans le commerce libre entre  les différents Etats, a affirmé le porte-parole de la commission de la Sécurité nationale au Parlement iranien qui a renvoyé la VIe flotte US installée aux Caraïbes à ce qui est arrivé à Steno Impero, ce pétrolier britannique que l'Iran a saisi en été 2019 en riposte au détournement du pétrolier iranien Grace 1  à Gibraltar. " 

Les experts estiment que l'étendu de la riposte à tout agissement US pourrait ne pas se réduire au seul golfe Persique dans la mesure où c'est l'armée vénézuélienne soit les navires et les chasseurs vénézuéliens qui assurent la sécurité des convois maritimes iraniens. Après tout si la flotte de guerre US est dans le golfe Persique à l'effet de déstabiliser la région et de compromettre le flux libre de l'énergie, la flotte commercial opère aux Caraïbes dans le stricte sens du booster le commerce international. Le Venezuela dont les réserves d'or viennent d'être détournes par Londres a parfaitement le droit de riposter a toute acte hostile américain, affirment ces mêmes experts repris par Foreign Policy

L'Iran « devient immunisé contre la pression »

" l'Iran a fait preuve de résistance et de ténacité inégalée face aux pressions américaines. Malgré les pressions américaines, l'économie n'est pas en chute libre, comme beaucoup l'espéraient à Washington. Le pays a montré des signes de reprise économique, avec une augmentation de la production intérieure et de l'emploi. Selon le chef de la Banque centrale iranienne, Abdolnaser Hemmati, le produit intérieur brut non pétrolier de l’Iran a augmenté de 1,1% l’année dernière. Le célèbre économiste iranien Saeed Leylaz soutient également que l’économie iranienne peut résister à la pandémie de coronavirus et connaître une croissance cette année malgré le virus. Et ce qui est plus inquiétant est que l'Iran est su le point de créer une dynamique anti sanction et de tirer dans suite tous les ennemis des USA qui jusqu'ici ont été efficaement ciblés par les sanctions. On pense au Venezuela, à la Syrie, au Liban et on craint que ce cercle s'élargisse. La rhétorique belliqueuse et les actions de Trump n'ont pas rendu l'Iran plus enclin à conclure un accord. Que ce soit consciemment ou non, les décisions politiques de Trump ont fermé le potentiel diplomatique et il ne reste que la voie de face-à face  , selon Foreign Policy.

Foreign Policy évoque ensuite l'étrange décision des USA d'évacuer d'Arabie saoudite et de Koweït, un certain nombre de soldats américains et ce sous prétexte de l'épidémie galopante de Covid-19 : " Certains se demanderait si c'est à cause de Covid-19 que ces évacuations ont lieu. Les USA se préparent-ils à une confrontation avec l'Iran?

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