Jul 07, 2020 17:11 UTC
  • Une vue des installations nucléaires de Natanz dans la province d\'Ispahan.
    Une vue des installations nucléaires de Natanz dans la province d\'Ispahan.

En réaction à des allégations des médias pro-israéliens sur des traces d’une quelconque implication d’Israël dans le récent incident dans les installations atomiques de Natanz (province d’Ispahan) l’Iran a averti Tel-Aviv de toute instrumentalisation de cette affaire.

Interrogé sur certaines des hypothèses fournies au sujet de l’incident de Natanz et sur les commentaires des responsables israéliens, le porte-parole du gouvernement a déclaré : « Dès le début, cet incident a fait l’objet d’une enquête approfondie et des groupes spécialisés se sont installés dans les locaux de l’événement pour remettre bientôt le rapport complet sur la cause de l’événement. »

Ali Rabii, porte-parole du gouvernement iranien, a affirmé : « Heureusement, l’incident des installations de Natanz n’a eu aucune perte humaine. Dans les premières heures de l’événement, des rumeurs ont circulé autour d’une fuite de matières radioactives, tandis que la nouvelle était entièrement fausse. « D’aucuns ont allégué que l’incident de Natanz était en effet un acte dissuasif pour empêcher la poursuite des activités nucléaires du pays et n’a eu aucun effet sur les activités liées à l’enrichissement d’uranium dans des installations nucléaires telles que Natanz », a renchéri le porte-parole du président iranien. Selon Rabii, « l’industrie nucléaire iranienne est de nature out à fait pacifique et ne sera pas du tout arrêtée, malgré la volonté des malveillants et des ennemis de l’Iran. L’Iran ne cesse de continuer son programme nucléaire avec toutes ses capacités et rendra publics à l’heure des rapports pertinents sur cet incident. »  

Ali Rabbi a poursuivi :

« Après l’incident, des médias proches du Mossad ont tenté de donner une image puissante du régime sioniste, reliant l’incident au régime israélien. Bien que les responsables politiques israéliens se soient félicités de l’incident, ils ont explicitement refusé d’en accepter la responsabilité.»

« Il n’en demeure pas moins que nous connaissons bien ces opérations psychologiques, dirigées par des gens liés à Tel-Aviv et des médias israéliens, d’autant plus que seuls les régimes terroristes parmi bien d’autres, Israël, seraient en mesure de commettre de tels actes illégitimes. Cependant, ils ne doivent pas oublier que même l’utilisation malveillante des médias contre les activités de nos installations nucléaires ne signifiera que le franchissement des lignes rouges du pays », a signalé le haut membre du gouvernement. Dans ce sens, il a par ailleurs appelé la communauté internationale à répondre aux attitudes dangereuses des milieux médiatiques pro-israéliens envers le récent incident dans les installations nucléaires de Natanz. Il a également indiqué qu’en cas de toute implication éventuelle étrangère dans l’affaire de Natanz, la réponse appropriée serait fournie.

Ali Rabii a indiqué que tous les partenaires de l’accord nucléaire iranien sont bien conscients de la détermination de l’Iran à faire des représailles.

Pour ce qui concerne la tentative anti-iranienne des États-Unis d’empêcher la suspension des embargos d’armements sur l’Iran, auprès du Conseil de sécurité, le porte-parole du gouvernement a martelé :

« Si [les Américains] veulent d’empêcher la suspension des embargos d’armes visant l’Iran, cela signifie effectivement la violation flagrante de la résolution 2231 des Nations-Unies. »

Se référant aux préoccupations concernant la disparition complète de l’accord nucléaire, Rabii a déclaré : « Cela a déjà été annoncé à toutes les parties et tous nos partenaires à l’accord nucléaire ; les États-Unis et les membres du Conseil de sécurité sont également convaincus de notre détermination à des représailles. Ca donne de l'espoir de constater que tous les pays restants à l’accord de Genève, ainsi que les membres du Conseil de sécurité, sont convenus lors de la récente réunion dudit conseil, de l’importance de l’accord sur notre programme nucléaire et cela manifeste en quelque sorte une opposition aux États-Unis. L’adhésion à l’accord nucléaire ne peut pas être facultative. »

 

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