Aug 14, 2020 08:26 UTC
  • Caraïbes: 1er clash USA/Iran?

Le Wall Street Journal a prétendu que les quatre navires, le Luna, le Pandi, le Bering et le Bella, avaient été arraisonnés ces derniers jours dans les eaux libres de navigation se dirigeaient vers Houston.

« C’est pour la première fois que les États-Unis ont arraisonné un navire iranien transportant du carburant », indique le Wall Street Journal dans son numéro du 13 oaût.

« Ces navires ont été arraisonnés sans l’usage de force militaire », a déclaré une autorité américaine sans donner plus de détails.

Après que les États-Unis n’ont pas réussi à empêcher les 5 pétroliers iraniens de se rendre au Venezuela, les procureurs américains ont réclamé le mois dernier l’arraisonnement de 4 navires iraniens en route vers le Venezuela.

Les autorités américaines ont déclaré que les navires Bering et Bella naviguaient au large de Cap Word lorsque la décision du procureur général des États-Unis a été rendue en juillet. Les navires Luna et Pandi ont, quant à eux, envoyé les derniers signaux depuis les eaux d'Oman le mois dernier.

La justice américaine allègue qu'un homme d'affaires iranien lié au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a facilité le transport et l'expédition de carburant vers le Venezuela par le biais d'un réseau d'entreprises fictives.

Téhéran n'a pas encore réagi à ce rapport, mais les autorités iraniennes avaient auparavant averti que l'Iran riposterait si les États-Unis causaient des problèmes aux pétroliers iraniens.

L’ambassadeur d’Iran à Caracas a démenti sur sa page twitter l’arraisonnement des pétroliers iraniens.

« Il s’agit d’un autre mensonge et d’une autre guerre psychologique de la machine de propagande de l'impérialisme américain. Les navires ne sont pas iraniens ni leur propriétaire ou leur pavillon, ils n’ont aucun rapport avec l’Iran. Trump ne peut pas compenser son humiliation et sa défaite face à la grande nation iranienne par une fausse propagande », a twitté l’ambassadeur d’Iran.

Ayant recouru, l’été 2019, aux accords de coopérations judiciaires, les États-Unis ont tenté par tous les moyens de reprendre le contrôle d'un pétrolier iranien saisi par le Royaume-Uni à Gibraltar.

 

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