Sep 16, 2020 19:50 UTC
  • « L'Iran dévoilera son ICBM»

Même s'ils ne peuvent pas atteindre l'Amérique, les missiles iraniens pourraient parfaitement lui faire vivre un enfer, indique The National Interest.

La revue américaine The National Interest a examiné, dans un article, publié le 15 septembre sur son site web, les capacités balistiques de la République islamique d’Iran, arguant que les missiles iraniens pourraient faire vivre l’enfer à l’Amérique.

Dans une autre partie de l’article, le National Interest a présenté la famille de missiles Shahab : Le premier missile que la République islamique d’Iran a fabriqué était le Shahab-1 qui figure parmi les missiles de courte portée. Ce missile a une portée de 300 kilomètres. La revue américaine a ensuite évoqué le Shahab-2 ayant une portée de 500 kilomètres et le Shahab-3 étant capable de porter une ogive de 1 200 kilogrammes et d’atteindre une portée de 1 000 kilomètres.

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« Le missile Shahab-3 a été testé en 1998 et est devenu opérationnel en 2003 », précise l’article.

Et de continuer : « Quant au missile Qader-1, bien qu’il ait une portée plus courte que celle du Shahab-3, il s’agit d’un engin de haute précision. Par ailleurs, en fabriquant le missile Emad, l’Iran a renforcé la stabilité, la marge de manœuvre et la précision de ses missiles balistiques à moyenne portée ».

Selon The National Interest, « le développement balistique de l’Iran a connu un vrai élan grâce au missile à moyenne portée de Sejil qui fonctionne à propulsion solide ».

L’article explique que le missile Sejil-1 a été testé en 2008 et qu’il pourrait remplacer le Shahab-3, ayant la même portée.

« Le Sejil-2 a été testé pour la première fois en 2009 et le Sejil-3 a une portée de 4 000 kilomètres est en cours de fabrication ».

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La revue ajoute que l’Iran a amélioré son unité de missiles à courte portée. « Le nouveau missile iranien s’appelle Zolfaqar. Il s’agit d’un engin à moyenne portée et fictif qui fonctionne à propulsion solide et qui a une portée de 700 à 750 kilomètres. Son ogive, quoique plus petite que celle des Shahab-1 et Shahab-2, bénéficie d’une plus grande précision et d’une plus longue portée. Le Zolfaqar est en mesure de remplacer les missiles anciens à propulsion liquide ».

La revue américaine s’est ensuite attardée sur des rapports publiés par certains médias israéliens et occidentaux selon lesquels l’Iran projetterait de fabriquer les missiles Shahab-5 et Shahab-6. « Le projet n’a pas encore été confirmé par l’Iran ».

« L’Iran ne possède pas actuellement de missile balistique intercontinental. Les missiles de Téhéran pourraient-ils un jour atteindre Washington ? La Corée du Nord a démontré que même un pays déterminé aux moyens limités peut mettre en place un programme de missiles crédible », conclut la revue américaine.

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