Sep 18, 2020 15:49 UTC
  • Campagne d’humiliation US

L’exportation des produits pétrochimiques, entre autres, par l’Iran à son allié vénézuélien ressemble à un coup dur visant l’hégémonie des États-Unis.

Mais quels sont les impacts de cette campagne d’humiliation ?Effondrement du régime des sanctionsAlors que les États-Unis se disent fiers d’avoir sanctionné une importante partie du secteur économique de la République islamique d’Iran – le brut, les produits pétrochimiques, les métaux précieux comme l’or et l’aluminium – les pétroliers iraniens transportent en toute liberté des produits pétrochimiques tels que l’essence ainsi que des pièces détachées et des équipements nécessaires à redémarrer les raffineries en direction du Venezuela. Au nez et à la barbe des navires américains, l'Iran importe, en contrepartie, de l’or, de l’alumine, du café, de l’ananas, etc.     

Sanctions américaines foulées au pied en toute liberté Les membres d’équipage de nationalité étrangère à bord des pétroliers iraniens ont été, à plusieurs reprises, menacés de boycott et de procédure judiciaire, mais ils ont refusé de coopérer avec les Américains. Pour réduire le risque de l’arraisonnement de ses pétroliers par les États-Unis, l’Iran a envoyé au Venezuela les navires battant le pavillon iranien qui avaient éteint leur système de navigation.

Au mois d’août, Washington a été choqué par une révélation : les Émirats arabes unis et le sultanat d’Oman, les alliés les plus proches des États-Unis en Asie de l’Ouest, avaient acheté de l’essence iranienne par l’intermédiaire de leurs bureaux à Londres, capitale du Royaume-Uni qui est le plus important allié des Américains en Europe. Les cargaisons d’essence, dont le prix a été payé à Téhéran, ont été ensuite acheminées vers la Colombie et le Pérou, les proches alliés des États-Unis dans l’arrière-cour de ce pays. À noter que la Colombie abrite des bases militaires américains et des milliers de soldats US, recevant chaque année des milliards de dollars d’aide militaire des États-Unis. Alors, les sanctions les plus dures de Washington ont été violées par un cercle intercontinental de leurs alliés les plus proches !

Contentieux juridiques sur trois fronts Les États-Unis sont actuellement impliqués dans trois contentieux juridique face à l’Iran. Premièrement, l’Iran a porté plainte contre Washington auprès de la Cour internationale de justice (CIJ), dans le cadre du traité d’amitié conclu en 1955, et la CIJ a ordonné aux États-Unis d’annuler certaines de leurs sanctions contre l’Iran. Deuxièmement, les États-Unis ont vécu un véritable isolement à l’échelle internationale au Conseil de sécurité de l’ONU lorsqu’ils ont proposé le renouvellement de l’embargo sur les armes à l’Iran et le déclenchement du mécanisme de Snapback. Et troisièmement, les alliés des États-Unis ont porté plainte contre ce pays pour avoir arraisonné leurs cargaisons d’essence qu’ils avaient achetées à l’Iran. 

Hégémonie américaine humiliée

Cette coopération étroite entre l’Iran et le Venezuela, tous les deux sous les coups de sanctions américaines, a brisé l’hégémonie des États-Unis et discrédité ce pays surtout en Amérique latine. 

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