Sep 26, 2020 08:37 UTC
  • Face-à-face naval Israël/CGRI?

Sa'ar, un nom bien connu dans le vocab sioniste: Le 14 juillet 2006, alors qu'elle croise à une vingtaine de kilomètres au large de Beyrouth, la corvette israélienne Hanit  de la classe Sa'ar 5, est touchée par un missile "iranien" que les sources sionistes disent avoir été de type Kowsar, tiré depuis la côte par les combattants du Hezbollah. 

Pulvérisé à bâbord arrière, juste au-dessus de la ligne de flottaison, la corvette, sur quoi Tel-Aviv avait compté pour pilonner le sud de Beyrouth, et partant les positions du Hezbollah et en finir avec en moins d'une semaine regagne alors comme elle le peut, la base navale d'Ashdod, après que l'équipage, littéralement paralysé, ait réussi à maîtriser un début d'incendie.

Ce premier tir de missile antinavire à longue portée du Hezbollah a fait officiellement quatre morts "dans les rangs des marins sionistes, balayant dès le début même du conflit  d'un revers de main "le facteur naval" dans cette guerre totalement illégale qui opposait une entité sioniste follement armée et une puissance armée hezbollai naissante.  De Sa'ar de 2006, on ne parle que trop peu, puisque le choc a été énorme et il continue de l'être : la corvette Hanit a été un bâtiment moderne,  équipé de systèmes de défense électronique sophistiqués anti-missiles mais qui n'a pas fonctionné au pire moment! les sources sionistes affirment aujourd'hui encore que la corvette, convaincue de son invulnérabilité et de l'absence de tout danger, ne l'avait pas activé, mais cela revient au même, un seul missile a suffit pour mettre la marine sioniste échec et mat, et pousser 33 jours plus tard Tel-Aviv,  à envoyer ses émissaires quémander une trêve au près de la Résistance et déclarer forfait.

Or quelques 16 ans plus tard, Sa'ar refait surface : Publiant une vidéo, l’armée israélienne a annoncé, vendredi 25 septembre, dans un communiqué, que la Force aérienne d’Israël avait testé "un système de missile surface-surface,"de fabrication locale", et "en coopération du département des équipements militaires du ministère des Affaires militaires". Avichai Adraei, porte parole, s'en félicite même sans pour autant oser révéler la date de la vidéo et hasardant un " ce système, embarqué à bord de Sa'ar 5 ou Sa'ar  assurera la supériorité maritime d'Israël", façon de laisser entendre qu'en cas de face-à-face avec la Résistance, le régime de Tel-Aviv saurait contrer les missiles visant ses gazoduc ou sites offshore.

Adraei dit aussi que cet exercice sans date ni lieu faisait partie d'une série d'essai déjà planifié, façon pour dire que la  normalisation avec les Emirats ou Bahreïn n'y est pas pour grand chose. Mais qu'importe, puisque le régime israélien se propose  désormais à s'engager militairement dans le golfe Persique, c'est déjà un théâtre de confrontation avec l'Iran que ces tirs de missiles tendent à ouvrir. Sa'ar 5 ou Sa'ar 6 qui selon Adrae devraient embarquer "d'ici quelques mois" l'engin dans le cadre de cette coalition de guerre dite Traité d'Abraham qui vient de naître, tiendra le coup face à l'Iran?  C'est ainsi que l'axe Émirat -Bahreïn a vu en tous cas les choses avant d'apposer sa signature en bas du traité d'Abraham, sans même trop savoir ce qu'il contenait. Ce samedi matin, Abou Dhabi dont les USA et Israël se sont royalement joué, avec l'affaire de F-35 et à qui ils veulent vendre des F-35 édentée -non furtif), a exprimé son énervement en adressant une demande officielle d'achat au département d'état. Bloomberg dit qu'il lui faut au moins sept ans pour avoir gain cause et encore ! Sa'ar apparaîtra avant sept ans dans le golfe Persique. 

Attendons voir : le vendredi 25 septembre, le commandant en chef de la marine du CGRI, le général Tangsiri a fournit quelques informations qui devraient bien intéresser la marine sioniste : il a dit : " nous avons fixé des zone de tirs dans le golfe Persique, publiquement annoncé évidemment mais où aucune  présence étrangère n'es tolérée... Ces derniers jours plusieurs types de drones à lancement verticale ont rallié notre flotte de combat quitte à élargir notre portée opérationnelle. Il s'agit de drones de 1500 kilomètres de portée et dotés chacun de 4 bombes laser de précision. Avec ces appareils la 5ème zone d’opération de la marine du CGRI sera lancée". Le commandant n'est pas entré dans les détails, se contentant tout simplement de souligner que la marine du CGRI est composée de 8 composantes, navale, balistique, commando, aérienne, drone, DCA et guerre électronique. Cette dernière composante vient de faire une toute petite démonstration de force ce 18 septembre quand l'USS Nimitz et son escorte sont entrés dans le golfe Persique. 

« Le bâtiment dont une réplique a déjà été au mois de juillet pris pour cible des bombes intelligentes larguée  du CGRI à partir des drones- et là les Iraniens donnent la date et les lieux-  a été approchés et interceptés par un Mohajer-6 sans s'en apercevoir du tout. Les sources russes estiment que la composante de guerre électronique iranienne auraient fait un bon boulot, rendant aveuglent les radars de la flotte de guerre US. Il est vrai que face à la flotte US, Sa'ar 5 ou 6 ne pèsent pas lourd, enfin s'il osait quitter réellement la Méditerranée pour s'aventurer dans les eaux du golfe Persique. Certains disent que d'autres Kowsar du Hezbollah l'en empêcherait avant qu'il ne lève l'ancre. Et ce jour là, Sa'ar ne saurait pas non plus panser ses plaire à Ashdod, lui aussi cible des missiles de Gaza. 

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