Nov 29, 2020 19:42 UTC
  • Israël coupable: des preuves

Malgré leur silence, les sionistes ont laissé des signes qui indiquent tous leur présence directe et leur implication dans l’assassinat du scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh.

Avec un long antécédent d’animosité envers la République islamique d’Iran et les alliés de la Résistance, il ne fait aucun doute que l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh a été mené sous la direction du service d’espionnage sioniste, le Mossad. Certes, les États-Unis ont été sérieusement impliqués dans cette action, mais tous deux (Israël et USA) sont restés silencieux et garderont le silence pendant longtemps ; pourtant les signes qui indiquent l’implication de ces deux régimes terroristes dans l’assassinat du scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh sont évidents.

Dr Fakhrizadeh sur la liste des assassinats du Mossad

À minuit le samedi 28 novembre 2020, The Times of Israel a publié un rapport sur l’assassinat de M. Fakhrizadeh, dans lequel il a fait allusion à un point important. Le document notait que Fakhrizadeh figurait sur la liste des sanctions américaines depuis 2007 et que le nom de ce scientifique iranien, figurait également sur la liste des assassinats du Mossad depuis de nombreuses années, en tant que père du programme nucléaire iranien.

Il est nécessaire de rappeler qu’en été 2019, le Mossad a annoncé l’inscription de trois noms sur sa liste d’assassinats : Seyyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais, le général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods du CGRI et Baha Abu al-Ata, commandant de l’unité de missiles du mouvement du Jihad islamique. Jusqu’à présent, deux personnes figurant sur cette liste ont été assassinées.

Dans un rapport publié en 2012 par le site « Israel Defense » sur l’arrestation du Dr Seyyed Mojtaba Atarodi aux États-Unis pour achat d’équipement de laboratoire sensible, l’armée israélienne a cité le nom du Dr Fakhrizadeh à la tête d’un Institut dont le Dr Atardi était membre.

Rapport du site militaire « Israel Defense » un mois avant l’assassinat

Un mois avant l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh, le site militaire Israel Defense lié à l’armée israélienne, citant un rapport du groupuscule terroriste des Monafeghine, avait prétendu que malgré les sanctions, l’Iran poursuivait un projet de bombe nucléaire dont Dr Fakhrizadeh était l’architecte.

Cette action s’inscrit dans le cadre du projet de justification médiatique sioniste, qu’ils mènent toujours avant l’assassinat physique d’une personnalité pour convaincre leur opinion publique, afin de présenter cet assassinat physique comme une mesure logique et correcte. Une telle démarche a été également menée par les sionistes avant l’assassinat du général Soleimani depuis 2015. Et depuis lors, en diffusant des vidéos du général sur diverses chaînes, ils l’ont décrit comme un facteur d’insécurité en Israël.

Discours de Netanyahu en 2018 et son tweet de vendredi

En 2018, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prétendu que l’Iran continuait de développer son équipement nucléaire pour acquérir une bombe nucléaire lorsqu’il a prétendu que le Mossad avait eu accès à de grandes quantités de documents nucléaires iraniens et les avait transférées à Tel-Aviv. Cependant, le spectacle de Netanyahu n’a pas convaincu l’Europe et l’Agence internationale l’énergie atomique (AIEA), qui ont déclaré qu’ils étaient au courant, depuis 2003, de l’arrêt d’un projet qui pourrait aboutir à la bombe nucléaire et que les informations de Netanyahu n’étaient pas chose nouvelle. Netanyahu a mentionné un nom lors de ce spectacle télévisé : « Mohsen Fakhrizadeh ». Mais la phrase qu’il a prononcée après était plus importante, il a dit : « Mémorisez ce nom. »

Vendredi, lorsque la nouvelle de l’assassinat du Dr Fakhrizadeh a été rapportée dans tous les médias, Netanyahu a écrit dans un tweet d’un ton méchant : « Citoyens d’Israël, je vous souhaite un bon samedi. »

« Je voudrais partager avec vous une liste de choses que j’ai faites cette semaine. C’est une liste détaillée, mais je ne pourrai pas tout vous révéler », a déclaré Netanyahu, cité par le site d’information en hébreu Intel Times.

Bien que cette simultanéité ne puisse pas prouver à 100 % que le régime sioniste était l’auteur de cet assassinat, mais l’analyse des antécédents du régime sioniste et du Mossad dans l’assassinat de scientifiques nucléaires iraniens avec cette réaction de Netanyahu ne laisse aucun doute sur le fait que cet assassinat a été mené par les sionistes.

Dans ce droit fil, The Times of Israel citant le journal américain The New York Times a écrit : « Un responsable du renseignement américain qui a gardé l’anonymat a déclaré que Fakhrizadeh avait été assassiné par Israël. »

Avec cette reconnaissance officielle, bien qu’elle soit faite de manière anonyme, les doutes quant à l’implication du régime sioniste dans l’assassinat du Dr Fakhrizadeh deviennent certains.

Allusion implicite de l’auteur du Jerusalem Post

Dans un article daté du samedi 28 novembre, Seth J. Frantzman, un spécialiste des questions de sécurité pour le journal israélien Jérusalem Post, a qualifié cet assassinat de « symbolique », sans manquer de dire qu’il était porteur d’un message clair pour tous les scientifiques nucléaires iraniens. « Cette action à Téhéran avait un message très clair selon lequel quiconque ayant des liens avec le système nucléaire iranien ne sera plus en sécurité », a-t-il ajouté. Cette menace sérieuse d’un écrivain sioniste effronté est une allusion implicite au terrorisme présenté par un régime terroriste.

Ce qui a été mentionné ci-dessus, ce sont les signes évidents de l’implication du régime sioniste dans l’assassinat du Dr Fakhrizadeh, qui n’ont été révélés qu’à peine jour après l’assassinat de cette élite iranienne. Il y a beaucoup d’autres preuves non confirmées qui mentionnent l’implication du régime sioniste et qui peuvent prouver le fait que le scientifique iranien a été assassiné par les sionistes.

L’expérience historique a montré que les sionistes vont le reconnaître dans quelques années. Outre les mesures de sécurité et les efforts de renseignement pour punir les auteurs et les exécuteurs de cet assassinat, des poursuites judiciaires doivent désormais être engagées auprès des instances pénales et judiciaires internationales afin qu’on puisse traduire en justice le coupable et l’auteur principal.

Mots clés