Jan 12, 2021 19:43 UTC
  • La Chine et la Russie se pointent!

Il y a presque un an, l’Iran, la Chine et la Russie organisaient un grand exercice naval dans le golfe Persique, la mer d’Oman et l’Océan indien. Cette manœuvre d’envergure, qui a duré trois jours, avait un message :

le maintien des sanctions contre l’Iran a littéralement basculé ce dernier dans une alliance avec l’Est qui a tout pour être gagnante. Et si Biden continue à maintenir le boycott pétrolier contre l’Iran ? Et bien, il n’y aura plus aucune garantie pour que les États-Unis et leurs alliés puissent disposer librement de ce passage maritime stratégique. Et la Russie et la Chine, l’alliance navale tripartite est toujours en vigueur ? La Russie prête une attention toute particulière à la sécurité et à la stabilité de la région très stratégique du golfe Persique. 
Le 5 décembre 2020, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a qualifié de « préoccupante » la situation en cours dans le golfe Persique. Quant à la Chine, l’appel est sans procès : une levée des sanctions point barre !

La marine iranienne a organisé des exercices militaires balistiques au large de la mer Makran. 
Ce mardi 12 janvier, la marine de la République islamique d’Iran, soutenue par d’autres forces de l’armée, a pris part à un exercice balistique lors duquel le porte-hélicoptères amphibie Makran et le destroyer balistique Zereh ont intégré la Flotte du Sud de la marine iranienne. 

Le porte-hélicoptères amphibie Makran est le navire militaire le plus grand de l’Iran. Il est censé soutenir les flottes de la marine opérant notamment dans le nord de l’océan Indien, dans le détroit d’Hormuz et la mer Rouge. 
D’autre part, le destroyer Zereh, ayant une vitesse considérable, permettra à la Flotte du Sud de protéger les eaux territoriales de la République islamique d’Iran. 

Dans le même temps, l’ambassadeur d'Iran à Moscou, Kazem Jalali, a rencontré le représentant du président russe pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Mikhaïl Bogdanov. 
Selon le ministère russe des Affaires étrangères, les deux diplomates se sont entretenus d’un éventail de sujets dont la situation en Syrie, au Liban, au Yémen et dans le golfe Persique. 

Par ailleurs, la diplomatie chinoise a dénoncé les sanctions imposées par Washington à la République islamique d’Iran, ajoutant que les États-Unis étaient la plus grande source de déstabilisation.
Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré, mardi 12 janvier, devant un parterre de journalistes, que les sanctions imposées par les États-Unis à l’Iran étaient « illégales ». 
« Ce sont bien les États-Unis qui restent la plus grande source de déstabilisation, qui menacent la paix et la sécurité mondiale et qui affaiblissent la coopération multilatérale. Les États-Unis optent pour l’unilatéralisme, se retirent des traités et des organisations et ont recours à la menace et la sanction », a expliqué le porte-parole de la diplomatie chinoise. 

Zhao Lijian a rappelé que les États-Unis s’étaient jusqu’ici retirés d’une dizaine de conventions et d’organisations internationales. 
« Les États-Unis ont restitué unilatéralement les sanctions du Conseil de sécurité contre l’Iran en instrumentalisant les Nations unies », a-t-il souligné. « Les comportements des États-Unis mettent en cause les coopérations au niveau international dans les différents domaines à savoir les mécanismes mondiaux et la paix universelle », a-t-il martelé. 

 

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