Jan 22, 2021 19:35 UTC
  • Iran: la revanche pétrolière?

Lors de l’ouverture de la 25e exposition iranienne du pétrole, du gaz, du raffinage et de la pétrochimie (Iran Oil Show), le ministre iranien du Pétrole a annoncé que l’Iran continue à exporter du pétrole et que les exportations des produits pétroliers ne se sont jamais aussi bien portées, l’Iran laissant ses ennemis à leur faim.

La 25e exposition iranienne du pétrole, du gaz, du raffinage et de la pétrochimie (Iran Oil Show) s'est ouverte vendredi 22 janvier à Téhéran et se terminera le lundi 25 janvier. L'exposition de quatre jours a été inaugurée par le ministre du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh avec la présence des industriels du secteur privé, des représentants du Parlement ainsi que des producteurs et des opérateurs de l'industrie.

Se déroulant selon des protocoles sanitaires stricts, la foire se tient en dépit des sanctions américaines imposées depuis 2018 suite au retrait unilatéral de Donald Trump d’un accord international connu sous le nom de Plan global d'action conjoint.

« Non seulement les exportations du pétrole iranien n'ont pas été réduites à zéro, mais l’exportation des produits pétroliers ont battu un record historique, contrairement à ce que souhaitaient les ennemis de l’Iran », s’est félicité le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh à l'approche du 70e anniversaire de la nationalisation de l'industrie pétrolière de l’Iran.

En cette année 1399 (calendrier persan), que le Leader a baptisé l'année de « l'essor de la production » nationale, « nous ne pouvions pas bien évidemment couper les relations entre producteurs et entrepreneurs », a indiqué le ministre.

M. Zanganeh a indiqué que les sociétés d’exploration et de production pétrolière sont le pilier le plus important pour renforcer la technologie et localiser l'industrie pétrolière et raviver par la suite tous les autres secteurs.

Capables de générer des dizaines de milliers de milliards de dollars de biens et de services, souligne-t-il, ces sociétés sont les générateurs et les stimulateurs de la demande.

Le haut responsable a noté qu'en attirant les ressources du marché des capitaux, nous avons continué à y déplacer et à maintenir la capacité du pays.

Cité par Bloomberg, le vice-ministre iranien du Pétrole, Amir Hossein Zamaninia a de son côté déclaré que l'Iran avait commencé à augmenter sa production de pétrole et prévoyait d'atteindre les niveaux pré-sanctions dans un mois ou deux.

Le marché pétrolier sera en mesure d’accueillir la production maximale de pétrole de l’Iran entre 3,9 et 4 millions de barils par jour, a affirmé M. Zamaninia aux journalistes en marge d'une conférence tenue lors l’explosion.

Kpler Ltd., une société d’intelligence de marché a déclaré à Bloomberg que la reprise de la production de l’Iran dépendrait de la capacité technique du pays à relancer la production et la volonté des clients de reprendre les achats.

«L’Iran a su démontrer par le passé être capable d'avoir une production de pétrole plus importante, quoique nous pensions qu’un mois ou deux est un délai très optimiste», a déclaré Alex Booth, responsable de la recherche chez Kpler.

La Chine s'est déjà montrée prête à poursuivre ses achats en Iran même au plus fort des sanctions, et les clients indiens pourraient également revenir, a déclaré Booth. Les réductions de production des homologues iraniens de l’OPEP +, comme l’Arabie saoudite, ont peut-être créé un vide à combler pour la République islamique, a-t-il ajouté.

Bloomberg de rappeler : le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, a déclaré en décembre que le gouvernement cherchait à doubler la production de pétrole et à augmenter les exportations à 2,3 millions de barils par jour.

Zamaninia, également le représentant iranien pour l'OPEP, a déclaré que Téhéran avait discuté de projets énergétiques, y compris des projets en amont et des achats de pétrole, au cours des dernières semaines avec des entreprises européennes et asiatiques.

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