Feb 24, 2021 23:17 UTC
  • CGRI: la feuille de route anti-Daech?

Les slogans de la Maison Blanche sur la lutte contre Daech, alors que Washington est l'instigateur même et le défenseur du terrorisme mondial, sont plus que ridicules, a déclaré le chef de l’Organisation de la Défense passive de la République islamique d’Iran, le général Gholamreza Jalali.

Selon lui, l'antagonisme américain contre l'Iran a commencé depuis la victoire de la Révolution islamique qui a mis en défi leurs intérêts dans le pays.  

L’objectif de la création de Daech 

« Les États-Unis ont donné naissance au groupe terroriste Daech à l’aide des Al-Saoud et du régime sioniste et cela pour contrecarrer la Révolution islamique », a déclaré le général Jalali. 

Et d’ajouter : « En mettant Daech sur pied, les Américains entendaient créer une zone tampon entre l’Iran et le régime sioniste afin d’assurer la sécurité de ce régime ». 

« Un autre objectif que suivaient les États-Unis par la formation de Daech était le démembrement des pays faisant partie de la Résistance et le déclenchement d’une guerre par procuration contre l’Iran, à l’aide des éléments terroristes ; l’objectif qui met en évidence, une fois de plus, le caractère ridicule du discours antiterroriste des États-Unis », a souligné le général Jalali. 

Les slogans anti-Daech de la Maison-Blanche sont ridicules 

Le chef de l’Organisation de la Défense passive a rappelé que les États-Unis étaient le plus grand créateur du terrorisme qui le canalisaient, le soutenaient et le propageaient dans le monde. « Un tel pays s’impose à présent comme étant le porte-étendard de la lutte contre Daech », a-t-il ironisé.

« Un groupe terroriste comme Daech dispose d’une gamme d'armes made in USA les plus sophistiquées pour réaliser ses objectifs criminels. Comment est-ce possible ? »

Le général Jalali continue : « Face à ce complot, la République islamique d’Iran a opté pour une stratégie intelligente, grâce à la sagesse du Leader et aux commandants militaires chevronnés, et avec pour axe la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique dirigée alors par le général de corps d’armée Qassem Soleimani. L’Iran a tracé une ligne rouge à 40 kilomètres de sa frontière et averti les terroristes de Daech qu'ils subiraient la pire des répressions s'ils venaient à s'en approcher. » 

Quatre armées régulières mobilisées contre Daech

“L’Iran a fourni ses conseils militaires aux armées de l’Irak et de la Syrie pour qu’elles puissent restituer leurs capacités face à Daech. Ces deux armées se sont soumises au commandement stratégique des forces armées iraniennes”, a expliqué le général Jalali, ajoutant que les progrès de Daech vers Bagdad, Karbala, Najaf et d’autres villes avaient été finalement arrêtés. 

Il a rappelé que le général Soleimani était arrivé à exploiter les capacités militaires de l'armée russe au profit des objectifs de la Résistance. 

La Résistance a vaincu Daech

“Lors des combats contre Daech, nous avons réussi à transformer l’axe de la Résistance en un axe d’opération impeccable si bien que les capacités d’autres pays ont été aussi exploitées au profit des objectifs de la Résistance”, a-t-on appris du haut gradé iranien. 

Il a déclaré que non seulement les Américains n’avaient pas pu protéger Daech, mais en plus ils avaient échoué à faire démembrer les pays de la région. “La stratégie américaine a été vaincue par la République islamique d’Iran”, a-t-il précisé. 

“De plus, les Américains n’ont pas réussi à créer une zone tampon entre l’Iran et le régime sioniste, à l’aide des terroristes de Daech ; au contraire, les combattants de la Résistance sont maintenant présents dans les hauteurs du Golan, tout près du régime sioniste”. 

Biden projette de restituer Daech 

Le chef de l’Organisation iranienne de la Défense passive a prévu que le nouveau président des États-Unis, Joe Biden, entendait réorganiser les résidus de Daech dans une zone située entre la Syrie et l’Irak, étant actuellement sous le contrôle des Américains.“Or, l’expérience vaincue des Américains laisse prévoir que cela n’aura plus lieu et que la stratégie de Biden est vouée à l’échec”, a-t-il conclu. 

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