Mar 18, 2021 13:59 UTC

En 2017, le général de brigade Noam Shaar, ex commandant de la division de cyber-défense israélienne reconnaissait à Bloomberg que « les pirates iraniens se sont approchés de manière inquiétante du système d’alerte antimissile israélien et ils l’ont fait de façon à contraindre les forces armées à se démener pour empêcher que les alertes de DCA ne soient déclenchés et que tout le mécanisme ne s’emballe pas soudain » : 

« Nous y avons fait face et créé une couche de protection supplémentaire pour éviter qu’un tel assaut ne se reproduise ... mais la communauté internationale devra agir au plus vite pour imposer des cyber sanction à l’Iran car on ne peut rester les bras croisés et assister à l’émergence d’une très grande cyber menace iranienne ».

Cet avertissement, les supérieurs de Shaar parti depuis à la retraite, en ont sans doute tenu compte, sauf que les « pirates iraniens précités » auraient été visiblement bien plus forts, eux, qui rien qu’au mois de décembre 2020, seraient même parvenus à « déverrouiller » l’IAI, Israel Aerospatial Institut avec le nom de code PAy2Key, avec tout ce que cet institut compte de fichiers ultra sensible liés aux projets de conceptions et d’optimisation des drones, des avions et surtout des batteries de DCA israélienne, Dôme de fer-Patriot ». En effet, le vendredi 12 mars, le port méridional d’Ashkelon a été le théâtre d’une opération spectaculaire de « hackage » propre à forcer Shaar à pousser un soupir d’effroi. Le rader de Dôme de fer, déployé non loin de la côte, a intercepté à l’aube, une vague massive de missiles de croisière visant la ville de toutes les côtés et s’est mis à lancer des signaux d’avertissement. S’ensuivit dès lors, un emballement des missiles Hetz des batteries israéliens qui totalement confus, tiraient dans toutes les directions, quitte à s’autodétruire.

L’attaque a duré une vingtaine de minute suite à quoi le porte-parole de l’armée sioniste s’est contenté de tweeté : « ce fut une erreur d’interception ». Or cette erreur « visiblement minime » a poussé dans la foulée le chef d’état-major, déjà sous la coupe d’une riposte iranienne à l’attaque contre le porte-conteneur Shahre-e Kord, deux jours auparavant, à se dépêcher en Europe et plus précisément en Allemagne, en Autriche et en France, demander aide et assistance pour « traiter avec l’Iran ». En effet cette tonitruante « cyber-défaite » est celle d’une DCA que depuis 2019, date à laquelle la Résistance yéménite a percé à coup de 22 drones et missiles le ciel truffé de Patriot de l’Arabie en frappant les raffineries d’Aramco à Abqaiq et à Khamis Mushait comme on frapperait un filet de football, n’a cessé d’être travaillé et retravaillé ces derniers mois au Texas, à Tel-Aviv, voire même à Riyad et à Abou Dhabi, ce qui en amplifie l’ampleur car pour l’axe de la Résistance qui surveille de près ces déboires DCA-iens, cela veut dire que l’axe US-Israël ne contrôle plus ni le ciel d’Israël ni celui de ces centaines de bases réparties à travers le golfe Persique et le Moyen-Orient.

Signe des temps, les Israéliens totalement choqués par le coup du 12 mars, viennent d’annoncer avec hâte une énième remise au goût du jour de Dome de fer, comme pour conjurer un sort désormais inévitable et qui consiste à voir l’entité sioniste non seulement être totalement démunie face aux frappes de missiles balistiques et de croisière massive mais encore être royalement exposée à des cyber campagne ciblant les autres secteurs de défense y compris l’aviation militaire.

DEBKAfile, site proche du renseignement sioniste de 16 mars écrit : « Une version améliorée de l'Iron Dome a terminé avec succès une série d'essais... Lors des essais, qui se sont déroulés sur un site du sud d’Israël, l’arme de défense a montré la nouvelle capacité du système à intercepter simultanément plusieurs drones et une salve de roquettes et de missiles. Iron Dome « dispose désormais de la flexibilité opérationnelle nécessaire pour faire face aux menaces émergentes et en évolution rapide », a déclaré le ministre de la Défense Benny Gantz.

Mais ces coups de bluff « désespérés » qui ont fini même par dégoûter les colons qui voient à travers le Dôme de fer une « source de radiation cancérigène », ne sont qu’un seul aspect de la « métamorphose » aérienne que vit la région du Moyen-Orient en faveur de la Résistance, alors même que l’axe US-Israël tente de déguiser cette défaite en désintérêt pour la région et partant, en « focalisation » sur des guerres anti Russie et anti Chine. Mercredi soir, alors même que Biden, complice d’Obama dans ses tueries en Irak et au Yémen, traitait le président russe de « tueur », les médias iraniens publiaient l’ultime rapport de CAO, Organisation de l’aviation civile iranienne, sur ce tragique abattage du vol PS-752 Téhéran-Kiev avec 176 passagers à bord, provoqué par un missile sol-air de la DCA de la capitale iranienne, Tor M1, le 8 janvier 2020, soit quelques heures après que le CGRI eut pris pour cible de ses 13 missiles balistiques de précision Qiam la base US en Irak, Aïn al-Asad avec les conséquences qu’ont connaît.  

Le rapport de 145 page de la CAO dit :

« Deux missiles tirés « par la défense aérienne » ont provoqué « l’écrasement de l’avion et son explosion immédiate au sol. Les mesures de prévention et les autres strates de protection dans le système de gestion des risques se sont avérées inefficaces à cause d’une erreur non prévue dans l’identification des menaces et au bout du compte elles ne sont pas parvenues à assurer la sécurité du vol contre les menaces causées par l’état d’alerte des forces de défense « élément clef » à l’origine du drame du Boeing ukrainien était une « erreur humaine », le mauvais réglage d’un radar militaire, ayant été suivi d’autres dysfonctionnements. »

Le rapport affirme avoir tenu en compte tous les potentiels facteurs qui auraient pu provoquer l’erreur d’interception visiblement du au radar Tor M1, un système russe que la partie ukrainienne, désormais trop remontée contre la Russie, a cherché obstinément à remettre en cause : « explosion causée par un problème technique, accidentel ou provoqué ; explosion terroriste à bord, explosion accidentelle à bord, explosion par un objet non autorisé à bord, explosion pour cause d’attaque militaire ».

C’est clair et net : tout au long de ces derniers mois une intense campagne médiatique US-Otan a voulu insinuer à une cyberattaque US, produite juste après la frappe anti Aïn al-Asad, attaque qui aurait aveuglé les radars de la « DCA à base deTor- M1 iranienne », ce que le rapport dément radicalement, preuves bien détaillés à l’appui. C’est donc un second coup que vient de recevoir en l’espace d’une semaine le « mythe de superpuissance aérienne » US-Israël dans la région : le cyberbouclier US-Israël est bien plus vulnérable que celui du camp d’en face. Le constat est d’autant plus fatidique que cette batterie de Tor-M1 qui assure la première couche de la Défense aérienne de la capitale iranienne n’est pas totalement russe mais clonée sur l’exemple russe ; et on sait à quel point les Iraniens passent maître en l’art de rétro ingénierie.

Il s’agit de batterie « Oghab », un système de défense aérienne à courte portée, à basse altitude et entièrement mobile et propre à chasser hélicoptères sans pilote, les hélicoptères, les missiles de croisière dont l’expert russe Vyacheslav Kartashov,  dit : « Les Iraniens ont exploité de manière professionnelle les systèmes de missiles Tor-M1 dans leur nouveau dispositif. Oghab est en mesure d’intercepter des missiles de croisière et toutes les menaces aériennes à basse altitude. Il s'agit, dans un premier temps, d'un système de missile et, dans les phases suivantes, d'un système conçu pour utiliser à la fois des armes d'artillerie et des missiles. Ce système présente également certaines des caractéristiques de systèmes Tor et de Pantsir. Son cyber bouclier est bien solide. » 

Ce qui s'est produit donc le 8 janvier 2020, n'en déplaise à l'affabulation médiatique ambiante a été moins l'erreur radar de la DCA iranienne que celle de l'opérateur, bien que le résultat revienne, hélas, au même à savoir la mort de passagers civils à bord. N'empêche que la batterie Oghab n'a tiré que deux missiles et pas des dizaines comme l'a fait le Dôme de fer israélien ce vendredi et que l'opérteur humain, toujours selon ce rapport s'est trompé à reconnaître "le Nord", ce qui a fait qu'il se soit trompé "de façon flagrante de 105 degré" par rapport à la direction du Nord.

Au chapitre des radars, le camp d'en face vient donc de perdre un très gros point, rien qu'en l'espace d'une semaine, entre cette vaste cyber assaut contre Ashkelon, venu du Golan, selon Avia.pro et ce rapport publié, preuve à l'appui par l'Iran sur la tragédie de l'avion ukrainien. Mercredi soir, Israël a perdu pour la enième fois depuis le début de l'année, un drone, cette fois à Gaza. Evidemment les médias minimisent mais le fait est là : la Résistance tend à prendre le dessus dans la guerre des radars...

Au chapitre des radars iraniens et de leurs capacités qui les distinguent de plus en plus des radars "boiteux" Patriot, Dôme de fer ..., il y a donc une réputation qui s’installe et qui se défend, surtout depuis la destruction d’un MC-4 en juin 2019 dans le ciel iranien.  Et le mot d'ordre est la synchronisation : l'exemple de la batterioe de DCA iranienne "Mersad" est illsutratif, système composé de deux radar: le premier, «Kavoche » propre à intercepter des missiles de croisière, est à lui seul capable d'intercepter des cibles d'une section transversale de 0,5 mètre carré à une distance de 150 km et de les verrouiller à une distance de 80 km, avec une puissance de destruction maximale d'environ 45 km. Puis ce second radar du nom de Hadi, un clone de MPQ-46. Hadi est lui aussi conçu et construit pour suivre des cibles à basse altitude. Depuis le début de l'année, Patriot a sans cessé échoué en Arabie face aux missiles d'Ansarallah et Dôme de fer vient de connaitre sa première expérience cyber... l'avenir est prometteur... 

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