Apr 11, 2021 09:50 UTC
  • Nucléaire iranien : le méga faux-pas US, selon Moscou

L’envoyé de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne, déclare que la décision de l'Iran de réduire ses engagements était le résultat de la politique de "pression maximale" de l’administration américaine contre la République islamique d’Iran. 

En réaction à une note publiée dans le journal saoudien « ArabNews », qui s’inquiète sur les développements iraniens en cas d’assouplissement des sanctions visant l’Iran, l'ambassadeur russe auprès de l'AIEA, Mikhaïl Oulianov, a écrit sur Twitter : « Sont nombreux les opposants à l’accord nucléaire iranien qui ne sont absolument pas en mesure de proposer une alternative viable pour la revitaliser ».
« L’insistance sur la poursuite de la politique de « pression maximale » a entraîné le développement du programme nucléaire iranien malgré des restrictions décrétées par l'AIEA, ainsi que l'escalade des tensions dans la région du golfe Persique », a déclaré Oulianov, dénonçant les pressions croissantes des Etats-Unis sur les Iraniens. 
En Mai 2018, l'administration Trump s'est unilatéralement retirée de l’accord international sur le nucléaire iranien signé en 2015 à Vienne et a depuis imposé de lourdes mesures punitives à l’Iran dans l'espoir de forcer l'Iran à accepter de se remettre à la table de négociations avec les Américains, mais l’approche de « pression maximale » a non seulement échoué, mais Téhéran a commencé à prendre des mesures pour réduire ses engagements dans le cadre de l'accord nucléaire. 

https://french.presstv.com/Detail/2020/08/16/631943/Etats-Unis-accord-JCPOA-nucleaire-Iran-sanctions-Union-europeenne-Josep-Borrell

Sanction anti-Iran: l'Europe s'opposera aux USA?

Deux membres de l’accord nucléaire iranien, Chine et Russie, ont souligné à plusieurs reprises que la « pression maximale » américaine sur l'Iran attiserait les tensions persistantes autour du dossier nucléaire iranien. 
Des responsables de l'administration Joe Biden ont annoncé leur intention de ramener les États-Unis à l'accord nucléaire iranien. Cependant, ils n’ont toujours pas défini leur mécanisme de retour à l'accord nucléaire. En d’autres termes, l'équipe de Biden prétend que Washington a l'intention d'utiliser le retour au plan global d’action conjoint (PGAC) comme un levier pour renforcer et prolonger l'accord nucléaire.
Téhéran souligne que les Etats-Unis n’avaient pas respecté l’accord nucléaire et que cela avait par conséquent amené l’Iran à réduire ses engagements nucléaire en réponse aux actes illégaux des Etats-Unis. 
La deuxième réunion de la Commission mixte de l’accord sur le nucléaire iranien, qui a eu lieu à Vienne le vendredi 9 avril, s'est terminée après environ une heure et demie. L’ordre du jour le plus important de la réunion était de présenter le rapport des consultations techniques tenues lors des réunions des groupes d’experts sur la «levée des sanctions» et le «nucléaire».
L'Iran a souligné qu'il n’aurait aucun dialogue direct ou indirect avec les États-Unis au cours de cette série de pourparlers. Par ailleurs, il a subordonné la reprise des engagements dans le cadre de l’accord nucléaire à la levée de toutes les sanctions américaines. 

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