Apr 12, 2021 09:52 UTC
  • Natanz saboté: Ia méga bourde d'Israël? 

Visiblement le Mossad dont le chef vient de partir chercher secours aux USA, a atteint son limite de sabotage anti-nucléaire iranien, la cyberattaque ayant visé le 11 avril le site de Natanz n'a touché que les IR1.

La diplomatie iranienne n’exclut pas l’implication israélienne dans l’incident survenu au site nucléaire de Natanz. Selon elle, cet acte de sabotage vise à affaiblir la capacité nucléaire de la RII. 
Lors d’une réunion hebdomadaire en ligne avec des journalistes ce lundi 12 avril, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, tout en expliquant les derniers développements dans le domaine de la politique étrangère, a répondu aux questions des journalistes.
 
Interrogé sur l’événement survenu dimanche au site nucléaire de Natanz et les différents commentaires à cet égard, et que certains disent que l'Iran devrait arrêter les pourparlers nucléaires en raison de cet incident, le haut diplomate iranien a déclaré: « Le malheureux incident qui est survenu au site nucléaire de Natanz et les propos mêmes des responsables du régime sioniste qui ont répété à de nombreuse reprises auparavant et ces jours-ci, leur implication dans de tels événements, confirment encore une fois qu’Israël était à l'origine de cet acte de sabotage.
 
« Je suis heureux qu'il n'y ait eu aucun dommage humain ou environnemental, mais cela pourrait certainement conduire à une catastrophe qui est un crime contre l'humanité, qui n'était pas loin de la nature arrogante du régime de Tel-Aviv », ajoute Khatibzadeh. 
 
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères souligne par ailleurs : « Leur but est de limiter la capacité nucléaire de l'Iran. Je dois dire, au contraire, que toutes les centrifugeuses qui se sont mises hors circuit à cause de cet événement étaient du type IR1, et celles-ci sont remplacées par des centrifugeuses avancées. Cette puissance est maintenant au plus haut niveau en République islamique d'Iran pour être remplacée par les centrifugeuses les plus avancées.
 
 « Si l'objectif était, a précisé Khatibzadeh, de perturber la levée des sanctions oppressives contre la nation iranienne, ils n'atteindront certainement pas leur objectif et personne n'entrera dans ce piège rusé qu'ils ont tendu.  Cet acte d’Israël visait à se venger du peuple iranien pour sa patience et son comportement avisé lors du processus de la levée des sanctions. Mais, il doit savoir que la réponse de l'Iran est une vengeance contre ce régime en son temps et en son lieu ». 
 
« Il s’agit d’un terrorisme nucléaire qui aurait pu conduire à une catastrophe humanitaire, et de différentes réponses doivent être apportées dans ce cas à ce régime. Le ministre des Affaires étrangères et notre représentation font le suivi de cette question et des actions de représailles seront annoncées aujourd'hui ou demain. Certaines mesures seront prises d’une manière implicite. 
 
Ce qui se passe à Vienne, ce ne sont pas des négociations nucléaires
« Ce qui se passe à Vienne, ce ne sont pas des négociations nucléaires », a déclaré le porte-parole de la diplomatie, mais il s’agit des pourparlers techniques entre le P4+1 et l’Union européenne pour lever les sanctions américaines contre l'Iran. Nous avons négocié le plan global d’action conjoint (PGAC) et les clauses de l’accord nucléaire ont été finalisées et précisées. Il n'y a pas de négociation et ce qu'il y a, c'est la levée des sanctions.
 
« Il n'y a aucune différence entre les sanctions. Les responsables américains ont déclaré à plusieurs reprises qu'ils avaient imposé des sanctions pour faire une pression maximale sur l’Iran et que personne ne puisse relancer le PGAC », a constaté Khatibzadeh, avant de poursuivre : « Je suis désolé que certains viennent des Etats-Unis à Vienne pour parler au P4 + 1 pour préserver une partie de l'héritage raté de Trump. Le chemin qu'ils ont emprunté pour réformer leurs actions doit être complet. »

 

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