Apr 20, 2021 18:31 UTC
  • DCA intégrée de La Résistance, dévoilée

Du 13 au 16 avril, l’axe USA/Israël jusqu’ici épargné par des « drones de la Résistance » qui s’abattaient exclusivement sur l’Arabie des Salmane pour cause d’allégeance envers l’international sioniste, a fait face pour la première fois à un triple essaim de drones de fabrication iranienne lequel a accompli sa mission en mer (Hyperion) et au sol (Harir, Ain al-Asad).

Il s’agissait surtout de faire comprendre aux Américains et aux sionistes que le redoutable arsenal de drones que de la Résistance est une machine de guerre navale et aérienne et qu’à ce rythme, la bataille pour la libération de l’Asie occidentale ou ce qui revient au même l’émergence du monde post- USA s’annonce à la fois en mer et au sol. Et puis l’Irak est le membre clé de l’axe de la Résistance où se décide le sort de toute paix à venir et de toute guerre à déclencher. Riyad l’a bien compris, lui qui en a appelé à sa médiation pour reprendre la langue avec Téhéran tout comme l’axe US/Israël qui semble avoir réalisé à quel point chaque coup reçu en Mésopotamie pourrait lui être fatal. 

Mais l’armée de l’air asymétrique de la Résistance, construite par des milliers de drones qui sont répartis à travers tout le Moyen-Orient, en Irak, au Yémen, au Liban, en Syrie et à Gaza a-t-elle ses unités de DCA ? En d’autres termes, l’arsenal de la Résistance qui compte des drones lesquels surgissent de partout pour s’abattre de façon la plus furtive qui soit sur les attroupements ennemis, compte-t-il l’antidote anti-essaim ? Il est vrai qu’Israël qui traînait pendant longtemps la réputation de pays de drone se sent désormais totalement désarmé face à ces « fatidiques nuées » contre qui il a tenté diverses choses, arme à laser, DCA multicouche, Avenger... sans grand succès. Et bien, le réseau de drones de la Résistance vient de s’être complétés par deux systèmes de DCA à basse altitude, mobiles, et parfaitement maniable et qui pourraient faire son apparition aussi bien dans les montagnes yéménites que dans les déserts irakiens ou encore au sud du Liban et au Golan. 

À l’occasion de la parade militaire annuelle de l’armée, l’Iran a dévoilé le 18 avril deux systèmes de défense à basse altitude, « Zolfaqar » et « Majid », embarquable à bord des véhicules et parfaitement facile à utiliser. et ce dans la pure tradition de guerre asymétrique. 

Zolfaqar est équipé de 4 lance-roquettes de la série Misagh-3. Il y a plusieurs années, le système Soheil-2 a été développé pour les forces terrestres et une force expérimentée était chargée de contrôler et de lancer des missiles. Tandis que dans le système Zolfaqar, le tir de missile est télécommandé sans que soit nécessaire la présence des forces humaines sur place. Quant au missile anti-drone, il s’agit d’un missile iranien téléguidé à laser qui part, lui à la chasse des drones.

Le missile Misagh-3 est un missile antiaérien à basse altitude et capable de détruire des cibles situées à une distance de 50 à 5 000 mètres et à une altitude de 30 à 4000 mètres. Son ogive pèse 1,42 kg. Équipé d’un capteur infrarouge, le missile suit la source d’émission de chaleur (moteur d’aéronefs)​​ avant de l’attaquer. De plus, le missile Misagh-3 est équipé d’une technologie de fusible adjacente, doublé d’un capteur laser. Le fusible émet des faisceaux laser à 360 degrés dès qu’ils sont réfléchis par le corps de l’avion, et ils font exploser l’ogive du missile et détruisent la cible. C’est bien plus ingénieux que HELWS 2 ou HelmaP américain ou israélien qui n’ont jamais réellement fonctionné.

Cette technologie est importante, car aujourd’hui les hélicoptères et les avions sont équipés de systèmes de perturbation thermique dite Feller et le fusible de proximité du missile Misagh-3 augmente considérables la possibilité d’atteindre la cible.

Un autre système dévoilé lors de la parade de l’armée, le 18 avril, s’appelle « Majid ». Il est censé être installé à l’arrière d’un véhicule léger et comprend un système de recherche et d’identification optique ainsi que deux lance-missiles. À première vue, le diamètre et la longueur du missile ne sont similaires à aucun des missiles fabriqués jusqu’à présent en Iran. Il s’agit donc d’une nouvelle conception.

En matière de l’identification initiale et du ciblage, les experts iraniens étaient centrés sur la conception d’un système capable d’intercepter les cibles de manière totalement passive, histoire de rester invisible aux radars de l’ennemi et Majid est une merveille en ce sens. Avis de tempête donc sur les troupes Us/Israël qui travaillent jour et nuit pour se rattraper en termes de drones, pour revoir de fond en comble leur DCA Patriot et cie. 

 Pas plus tard qu’il y a deux jours, le général sioniste Yossi Langotsky, commandant de l’Unité 81 de la Technologie, écrivait dans les colons de Maariv ceci : « il est interdit à Israël de s’appuyer uniquement sur un système de défense reposant sur la technologie des missiles intercepteurs, et ce pour pouvoir contrecarrer de manière efficace les menaces de missiles, qui pourraient gravement nuire au front intérieur, aux installations vitales et à l’armée lors d’une future guerre.es éléments menaçant le front intérieur israélien proviennent du Hamas dans la bande de Gaza, du Hezbollah au Liban, ainsi que de l’Iran en cas d’éclatement d’une guerre majeure. Cependant, le Dôme de fer ne pourra apporter qu’une réponse partielle “avec des failles” et en quantité limitée aux missiles à court terme. Le coût de chaque missile tiré par le Dôme de fer est supérieur à cent mille dollars. Dans de nombreux cas, les missiles balistiques et de précision ennemis, de moyenne et de longue portée, ne peuvent pas être interceptés par ce système de défense antiaérienne ».

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