May 09, 2021 19:36 UTC
  • Le système de défense antiaérienne Tabas. ©Tasnim
    Le système de défense antiaérienne Tabas. ©Tasnim

Ce dimanche 9 mai, le commandant en chef de la DCA intégrée iranienne, le général Sabahi Fard, a inauguré deux sites radar-missile au centre de la capitale, élargissant ainsi les capacités de la DCA de la métropole qu’est Téhéran.

En marge d’une cérémonie réservée à la désignation du nouveau commandant de la base de la DCA Khatam al-Anbia, le général Amir Ali Hajizadeh, commandant de la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la Révolution islamique, a déclaré que l’Iran avait enregistré d’importants progrès, pendant les dernières années, dans le domaine de recherches et de fabrication de systèmes de DCA dont des radars, des missiles et des systèmes de guerre électronique.

« L’exploitation de tous ces systèmes demande un commandement et un contrôle très précis. Il s’agit d’une opération de nature défensive qui est complètement différente des opérations d’assaut, car dans ce cas-là, c’est l’ennemi qui détermine la direction par laquelle il veut attaquer. C’est pourquoi les systèmes de contrôle et de commandement utilisés par ces systèmes de DCA sont assez compliqués. Les systèmes de contrôle et de commande que nous utilisions auparavant ont été optimisés et leurs défauts ont été ainsi relevés. » 

Le général Hajizadeh a précisé que les forces du CGRI et les forces de l’armée coopéraient dans la base de la DCA conjointe pour gérer les nombreux systèmes de défense antiaérienne. 

Le missile Fateh-110 de fabrication iranienne. (Photo d'archives)

Lors de la même cérémonie, le chef d’état-major des forces armées de la République islamique d’Iran a déclaré que la base Khatam al-Anbia était chargée d’optimiser et de mieux organiser le réseau intégré du commandement et d’améliorer les réseaux efficaces par des lignes de commande courtes. 

« Cela fait des années que la mission de la base Khatam al-Anbia reste la priorité des priorités des forces armées », a déclaré le général Mohammad Baqeri. 

« Cette base a été mise sur pied sur l’ordre du commandant en chef des forces armées afin de créer un commandement intégré en impliquant la DCA de l’armée, le commandement de la DCA de la Force aérospatiale du CGRI et d’autres secteurs de défense antiaérienne du pays et cela pour protéger l’espace aérien de l’Iran face aux menaces de l’ennemi. » 

Karrar est un drone de combat fabriqué par l'armée iranienne capable d'embarquer différents types de bombes et missiles. (Archives)

Le général Baqeri a déclaré que la base de la DCA Khatam al-Anbia accomplissait de très lourdes tâches en matière d’identification, d’interception, de confrontation et de destruction. 

« Il faut que la base Khatam al-Anbia examine tous les scénarios possibles que l’ennemi pourrait réaliser et qu’elle entreprenne des mesures nécessaires à ce propos. Il faut également que la base réorganise l’ensemble des radars et des systèmes de guerre électronique. »

Le général Baqeri a souligné qu’il fallait se lancer dans tous les nouveaux domaines pouvant affecter la défense antiaérienne comme la guerre électronique, la cyberguerre, le laser et le quantum. 

« Les menaces et les méthodes de combat changent tout le temps et la base Khatam al-Anbia est chargée de découvrir de nouvelles méthodes efficaces pour assurer une défense sûre et imperméable de l’espace aérien du pays », a souligné le chef d’état-major des forces armées iraniennes. 

 

Mots clés