May 12, 2021 08:56 UTC
  • Vienne bis: l'échec en vue?

La chaîne satellite Press TV a rapporté que les tergiversations US sur la levée des sanctions contre l'Iran avaient compliqué les négociations de Vienne. Les exigences excessives avancées par les États-Unis et leur refus de supprimer des centaines de sanctions anti-iraniennes liées à l'accord nucléaire de 2015 défient les pourparlers en cours à Vienne, en Autriche.

Press TV a obtenu des informations selon lesquelles les États-Unis compliquent les pourparlers de Vienne en insistant sur la prolongation des  500 sanctions anti-Iran incluses dans l'accord nucléaire de 2015, officiellement connu sous le nom de Plan global pour action conjointe (PGAC).

Constituant une violation de l’article 29 de l’accord, l’insistance de Washington pour maintenir les 500 personnes et organisations sous sanctions empêchera l’Iran de bénéficier des privilèges économiques offerts dans le cadre du PGAC et de normaliser ses relations commerciales avec le reste du monde.

Le PGAC est en plein désarroi depuis mai 2018, où l'ancien président américain Donald Trump a abandonné l'accord et a réimposé les sanctions anti-Iran levées auparavant dans le cadre du PGAC.

L'administration Trump a également imposé des sanctions supplémentaires à l'Iran sous d'autres prétextes non liés à l'affaire nucléaire dans le cadre de son programme de «pression maximale».

Après un an de patience stratégique, l'Iran a recouru à ses droits légaux stipulés dans l'article 26 du PGAC, qui autorise une partie de l’accord  à suspendre ses engagements contractuels en cas de non-respect par d'autres signataires.

Maintenant, la nouvelle administration américaine dit vouloir compenser l'erreur de Trump et rejoindre l'accord, mais elle montre une propension primordiale à maintenir certaines des sanctions servant d’outil de pression.

Téhéran insiste sur le fait que toutes les sanctions doivent d'abord être levées de manière vérifiable avant que la République islamique ne revienne sur ses engagements.

Depuis début avril, les représentants de la Russie, de la Chine, de l'Allemagne, de la France, du Royaume-Uni et de l'Iran ont tenu plusieurs séries de pourparlers à Vienne dans le but de revitaliser le PGAC et de ramener les États-Unis au respect.

Une délégation américaine se trouve également dans la capitale autrichienne, mais elle n'assiste pas aux discussions, car les États-Unis ne font pas partie du PGAC.

Bien que les Américains tentent de maintenir une majorité des sanctions visant l’économie, l’industrie pétrolière iranienne est parvenue à franchir les interdictions américaines et à exporter son brut. Dans cet ordre d’idée, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a déclaré dans son dernier rapport que la production de pétrole de l'Iran en avril 2021 avait atteint 2 millions 393 milliers de barils par jour, soit 73 000 barils par rapport au mois précédent.

Selon le rapport, l'Iran a produit 2 320 000 barils de pétrole par jour en mars, contre 2 167 000 barils par jour le mois précédent, février 2021.  

Suite à l’augmentation de sa production, l’Iran s’est placé en quatrième position de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ; devançant ainsi le Koweït.

Aujourd’hui, l'Arabie saoudite avec 8 millions 132 mille barils par jour, l'Irak avec 3 millions 920 mille barils par jour et les EAU avec 2 millions 614 barils par jour sont les trois plus grands producteurs de pétrole de l'OPEP.

Il convient de noter qu’avant les sanctions américaines, l'Iran était le troisième producteur de pétrole de l'OPEP après l'Arabie saoudite et l'Irak.

La production pétrolière iranienne a augmenté de 226 barils par jour en mai par rapport au mois de  mars.

 

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