Aug 07, 2021 18:20 UTC
  • Sa Majesté dans le filet sino-russe

À la suite des provocations organisées par l’OTAN près des frontières chinoises, trois sous-marins russes du projet Varshavyanka ont été envoyés par le commandement naval de la marine de la République populaire de Chine (RPC) pour intercepter des navires de guerre américains et britanniques.

À l’heure actuelle, les sous-marins de la marine de la République populaire de Chine sont déjà entrés dans les eaux du détroit de Taïwan et surveillent de près les activités des navires britanniques.

Compte tenu des informations fournies par la télévision d’État chinoise, jusqu’à présent la Grande-Bretagne n’a créé aucune provocation.

Le projet Varshavyanka est une classe de sous-marins d’attaque diesel-électrique d’origine russe. En Occident, ces navires sont connus sous le nom de classe Kilo améliorée. Cette classe a été initialement développée pour l’exportation vers les pays du Pacte de Varsovie. Les étapes finales du développement de la fabrication de ce type sous-marine ont été financées par la Chine, qui est le principal client à l’exportation pour cette classe.

Il convient de noter que l’émergence d’un groupe d’attaque dans la zone pourrait être liée à un mouvement offensif contre la Chine, ce qui n’est en aucun cas dans l’intérêt de ce pays.

« Si la Grande-Bretagne veut violer les eaux territoriales chinoises, comme elle l’a fait dans le cas de la Russie, la Chine ripostera immédiatement et attaquera les navires ennemis sans avertissement. Pékin a déjà averti Londres des conséquences désastreuses de toute provocation », a déclaré un expert chinois.

Le 2 juillet, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir effectué des tirs de sommation en direction d’un navire de guerre britannique accusé d’avoir violé les eaux territoriales russes, et même bombardé sa trajectoire.

Peu de temps après Mikhail Popov, secrétaire adjoint du Conseil de sécurité de la Russie a mis en garde contre les déclarations du Premier ministre britannique et du ministre britannique des Affaires étrangères selon lesquelles le destroyer pourrait à nouveau entrer en Crimée, affirmant que le comportement et la réaction de Londres après l’incident étaient incompréhensibles.

À cet égard, Londres semble avoir dépassé les lignes rouges et a annoncé il y a trois semaines que des opérations secrètes spéciales seraient menées contre la Russie.

Il est prévu que lors de ces actions, les Britanniques procèdent à utiliser plusieurs milliers de soldats des forces spéciales Air Service (SAS) et des forces Special Boat Sections (SBS).

Selon les informations publiées par le journal Times il y a trois semaines, citant le général Mark Totten, la Grande-Bretagne avait annoncé son intention d’agir durement à la fois contre la Russie et la Chine.

Le général de brigade Mark Totten avait déclaré : « Les forces spéciales britanniques (SAS et SBS) entreprendront une nouvelle mission secrète contre la Chine et la Russie. Ces deux services auront plus de temps et de budget pour mener à bien des missions “à haut risque” qui nécessitent plus de détails, de planification et des habiletés des forces. Par conséquent, les Royal Marines assumeront la mission conventionnelle des deux services ».

Le journal avait rapporté qu’à l’avenir, sous la direction du général Totten une nouvelle unité commando britannique serait composée de 4 000 hommes qui partageraient avec les forces d’élite britanniques, des responsabilités pour lutter prétendument contre le terrorisme dans différentes parties du monde.

Une source au sein des forces armées britanniques, sans présenter aucune justification, avait qualifié les actions de la Chine d’hostiles et avait déclaré que les forces spéciales britanniques pourraient également former les marines des pays proches de la mer de Chine méridionale pour contrer la Chine.

Tenant compte du ferme soutien de la Russie à sa souveraineté contre toute agression britannique et de la grande capacité de l’armée russe dans les domaines aérien, maritime et terrestre, la publication d’une telle déclaration par la Grande-Bretagne pourrait conduire à une réaction très dure de la Russie.

À cet égard, Mikhail Popov avait averti que des actions similaires à l’avenir seraient contrées par les méthodes les plus dures de la part de la Russie.

 

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