Aug 11, 2021 09:41 UTC
  • Mercer Street: Méga Dégonflage US/Israël

Ce sous-marin israélien de type Dauphin qui escorté par deux destroyers de classe Saar, a traversé il y a peu le canal de Suez en direction de la mer Rouge et qui avait naïvement cru avoir distrait la flotte navale de la Résistance qui, tout comme ses drones, domine désormais les eaux de la région et dont les « éléments »,

peu médiatisés mais omniprésents, surveillent 24 heures sur 24, le moindre agissement du camp d’en face, dans cette vaste zone étendue du golfe Persique à la Méditerranée orientale, et qui inclut deux des plus stratégiques détroits au monde, Hormuz et Bab el-Mandeb, aurait dû s’être heurté à un obstacle de taille pour stopper net sa mission. Sa mission secrète, aurait consisté, on s’en doute, à donner suite à l’affaire Mercer Street, au bout de 10 jours de campagne de menaces et d’intimidation du trio US-GB-Israël contre l’Iran, et ce, dans le sillage de cette spectaculaire opération au drone qui a ciblé le navire logistique israélien le 29 juillet, opération de représailles qui répondait au raid israélien du 22 juillet contre Qusseir, reliant ainsi le ciel du Levant au golfe Persique.

Samedi dernier, l’Amérique de Biden suivie de sa majesté Elizabeth a même présenté un « casier à charge » contre l’Iran, qui pour être totalement de pacotille, n’ayant nulle preuve digne de ce nom, contenait néanmoins les clichés particulièrement cuisants. Au fait, tout en cherchant à culpabiliser l’adversaire, le duo Biden Elizabeth, suivi de leur rejeton sioniste rendaient publique les épisodes de l’une des opérations « aéronavales » les plus complexes étalée visiblement sur plusieurs heures avec deux ou trois actes (selon The Drive) visant d’abord à « aveugler par bombe thermique les radars des systèmes de DCA «des navires d’escortes de Mercer Street, puis à frapper la cible par drones à sens unique interposés qui au regard des fentes béantes créées sur le quai et la profondeur de pénétration, n’avait rien moins que des fameuses JDAM ou missiles anti Bunker.

Juste avant que les photos de cette réussite aéronavale anti US, anti Otan, anti Israël envahissent la toile, le trio précité a même procédé à un grotesque « false flag » avec participation active de Sa Majesté, de son AP et de son Reuters et MI6, laissant entendre que « 5 navires étrangers auraient été piratés voire attaqués » au large des Émirats par des « forces fantômes », l’objectif étant bien sûr de consolider l’ambiance de guerre anti iranienne. Évidemment ses envolées pseudo guerrières hostiles à l’Iran ont tous été assaisonnées par des jacassements de Tel Aviv, qui bien que désormais incapables même de contrer des roquettes de 122 mm tirés contre la Galilée, n’en menaçaient au pire de frapper un port iranien et au mieux de  faire couler un navire de l’Iran.

À quoi a mené cette ridicule campagne de bombage de torse lancée et entretenue par un Empire agonisant qui a du mal à déclarer forfait et qui, ayant perdu le ciel du Moyen-Orient, a tenté une percée désespérée en mers ? À un méga dégonflage. Comment ?

Ce mercredi matin, le Pentagone prenant le soin de ne plus faire la moindre allusion à l’Iran, a pointé de doigt Ansarallah d’avoir mené l’attaque anti Mercer Street, visiblement sans comprendre qu’en ce faisant, il placerait Ansarallah droit, dans cette équation de force Israël/Résistance qui continue chaque jour qui passe à s’étendre davantage à l’échelle de toute la région, avec des temps forts, comme le tir de 4 000 missiles palestiniens en mai contre Israël, ou celui de 20 roquettes du Hezbollah début août contre la Galilée et tout ceci sans que l’entité sioniste ait réellement la capacité de se défendre.

Car soyons clair, qu’est-ce qui empêcherait, un Ansarallah qui a réussi à mettre sens dessus dessous les bérets verts US et les forces spéciales british, déguisés à al-Bayda puis à Shebwa en Takfiristes et en Daechistes, et qui fait la terreur des F-15 british et des Scan Eagle US dans le ciel de Maarib et ce, à l’aide d’une gamme de missiles intercepteurs totalement inconnus des experts US-OTAN, de frapper le port israélien « Eilat », maintenant qu’il est doté de drones «aéronavals » capable de survoler une distance de plus de 2 000 km en milieu marin entre le Yémen et la mer d’Oman, pour y abattre mortellement un navire israélien ?

 

Après tout, c’est sa spécialité à Ansarallah que de lancer des essaims « intelligents » sur de longues distances et à l’assaut des cibles ennemis et « Eilat » en est un, à plus d’un égard : il abrite le QG de la flotte de guerre sioniste, un méga aéroport et il est convoité pour devenir un hub énergétique anti palestinien, impliquant à la fois MBS et MBZ. On dit qu’en l’absence depuis quelque temps de grosses opérations de drones contre les Salmanes, les Houthis auraient même perfectionné leurs essaims répartis, désormais, entre entre des drone-leaders, suivis d’autres drones- équipiers qui synchronisent leur action entre eux puis avec un C2 au sol.

Ce sont des essaims capables de détruire les cibles ennemies au sol mais aussi en mer, vu qu’ils bénéficient de l’appui d’un dispositif TIAM 1400, un système d’autodéfense UAV qui a la capacité de détecter et d’identifier les radars de surveillance et de guidage de l’ennemi. C’est un système qui dispose de bandes de fréquences ayant la capacité de détecter divers types de signaux radar de surveillance aérienne et de transmettre intelligemment le signal reçu au perturbateur afin de le contrer. Ce serait peut-être cet ensemble qu’Ansarallah aurait activé le soir de 29 juillet contre « Mercer Street » et qui pourrait à tout moment s’activer aussi contre Eilat avec évidemment en perspective le second acte fondateur de guerre aux drones post moderne, signé la Résistance yéménite, après celui de septembre 2019 où Ansarallah a pris pour cible Buqaiq et Khamis Mushait en Arabie.

C’est sur cette base que sans doute le Dauphin sioniste et ses deux escortes pas mieux armés sans doute que les escortes destroyers britanniques et français de Mercer Street ont paniqué une fois qu’ils se sont trouvés près de Bab el-Mandeb, préférant ne plus rejouer le jeu qu’ils ont joué il y a quelques mois de cela contre Saviz. Ce navire logistique iranien qu’Israël a attaqué en 2020 en mer Rouge et à coup de mine palette et qui à en croire CNN vient d’être remplacé, « en catimini » par un autre navire du nom de Behshad.

Quoi qu’il en soit la perspective d’un Eilat sous une pluie de UAV yéménite qui pourraient se faire accompagner par des drones sous-marins, à l’image de ceux que Gaza a employés en mai contre Tamer, aurait totalement dissuadé Israël. Après tout le génie dronesque d’Ansarallah dont les conseillers militaires auraient assisté Gaza dans sa bataille de mai contre Israël est parfaitement capable de marier là encore l’air et la mer et de lancer une opération UAV-Sous matin sans pilote contre Eilat. Surtout que ces drones sous-marins de type Ya Mahdi sont équipés de trois lance-roquettes et peuvent aussi être transformés en bombe sous-marine en transportant des explosifs. Leur coque étant en composite ayant une faible section radar en mer.

Le Dauphin israélien s’est donc dégonflé et la riposte sanglante promise par le trio US-GB-Israël s’est réduite à l’explosion le 10 août d’une mine collé au porte conteneur libanais Wisdom, connu pour sa mission de transporter régulièrement le pétrole à partir des pétroliers iraniens en Méditerranée vers le port syrien de Baniyas. Mais Wisdom était vide et l’explosion n’a fait que deux blessés légers… !   Et encore, Israël tient à faire entendre par médias interposés que ce n'était pas lui. Avia.pro écrit : "L'explosion à bord d'un pétrolier iranien la veille n'est pas liée à l'attaque israélienne, comme précédemment rapporté par des sources locales. Selon les données fournies par les autorités, l'explosion s'est produite pendant les travaux de réparation - selon les données préliminaires, la faute était une fuite de gaz inflammable.

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