Aug 18, 2021 18:11 UTC
  • Explosions et incendies à Haïfa

Une explosion de puissante intensité a eu lieu dans un complexe pétrochimique à Haïfa.

À peine quelques heures après l’annonce d’un incendie touchant un navire de l’armée israélienne au sud de Haïfa, les sources d’information en hébreu ont fait part d’une explosion ayant secoué un complexe pétrochimique dans la même ville. 

Ce mercredi 18 août au soir, les médias israéliens ont rapporté qu’une puissante explosion avait été entendue dans un complexe pétrochimique de Haïfa. 

« L’explosion s’est produite due à une défaillance technique », à en croire de la Radio de l’armée israélienne. « De la fumée a été constatée pendant quelques secondes sur les lieux de l’explosion et l’incident n’a fait aucun dégât », d’après la même source. 

Le missile SPIKE-1000 israélien abattu le 22 juillet par le Hezbollah à Qusseir (Capture d'écran via Twitter)

Il y a quelques heures, le quotidien Maariv a rapporté qu’un incendie s’était déclaré dans un navire de la Marine israélienne au sud de Haïfa. 

Selon le journal, un militaire de l’armée israélienne a été grièvement blessé et évacué vers un hôpital à Haïfa. 

Maariv ajoute que le navire touché avait été accosté sur une base des commandos marins. 

L’armée a ouvert une enquête pour clarifier les raisons de l’incident. 

La semaine qui s'achève en Israël a en fait été trop riche en « incidents inhabituels » pour que le feu soit mis sur le compte de la nature : celle-ci a été marquée tour à tour par un premier clash Israël/Palestine à Jénine avec en toile de fond plusieurs heures d'échange de tirs, quatre martyrs du côté palestinien certes mais la confirmation de l'appréhension de toujours d’Israël à savoir celle de voir en Cisjordanie des cellules bien organisées pour mener des opérations commandées.

Carte satellite d'Israël vu par le Hezbollah(Archioves)

Cette semaine a vu également la première liquidation ciblée d'un officier sioniste en Palestine historique (Akka),  puis une tentative d'assassinat contre un chef de colonie, et tout ceci à l'ombre de ces 20 roquettes tirées le 6 août et revendiquées par le Hezbollah qui font craindre désormais aux analystes militaires israéliens une «  normalisation » de tirs sur le front, la « fin de 15 ans de calme mythique » ou ce qui revient au même une guerre d'usure de tout instant qui comme sur la frontière avec Gaza et la Cisjordanie finirait par totalement mettre au pas l'armée israélienne.

 À cette aune le feu du nord et du centre israélien est loin d'être « anodin ». La nuit du 17 août et pour la seconde fois consécutive le secrétaire général du Hezbollah est revenu sur la crise de l'énergie au Liban avec en toile de fond la dénonciation d'une « vaste guerre économique » qui vise à « humilier le Liban et la Résistance », guerre dont le QG se trouve tout comme en Irak dans l'ambassade US et qui vise « les infrastructures électriques » dans les deux pays, et ce, dans le strict objectif de tendre davantage la situation, de provoquer la violence civile.

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