Aug 27, 2021 18:54 UTC
  • Nasrallah avertit les USA

Ce 27 août marque le quatrième anniversaire de la libération d'Ersal, cette bande frontalière libanaise avec la Syrie qui s’étend sur 10 % du territoire libanais et que les agents takfirstes occupaient de 2012 à 2017 avant qu'elle ne soit libéré par la Résistance.

Tout comme la première libération celle qui a vu l'entité sioniste quitter le sud du Liban, celle-ci a bousculé bien des calculs de l'Empire qui, à l'époque, comptait par terroristes interposés s'emparer de la côte méditerranéenne de la Syrie et du Liban, cette côte ultra gazière qui fait partie d'un corridor maritime anti-sanction partant de l'Iran et accédant à la Syrie et bientôt au Liban. 

Dans un discours dédié à cette grande victoire, le secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, a déclaré : « Nous avons baptisé cette occasion « la seconde Libération » et nous l’avons considérée comme une fête car en ce jour (28 août) les groupes terroristes armés ont été expulsés de la chaîne de l’anti-Liban. Nous insistons à célébrer cette occasion pour tirer les leçons de cette expérience douloureuse et pour rappeler les dangers et les menaces, et remémorer les grands sacrifices consentis. »  « Cette victoire, on ne l'a pas remportée gratuitement. C'est au prix de moult sacrifice, de longue patience et résistance que le Jurd a été libéré. Son occupation faisait partie de projets particulièrement dangereux dans notre région. Daech cherchait à s'emparer de toute la Syrie et le Liban devait aussi faire partie de cette conquête. Daech cherchait à lier Palmyre à Qalamoun, sur les frontières libanaises et il avait tout le soutien international régional et de larges moyens militaires. Des milliers d'hommes armés avaient été ramenés dans la région pour l'appuyer. »  

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors d'un discours télévisé le 22 août 2021. ©Al-Manar

« Ce Daech fabriqué de toute pièce par Obama et Clinton comme l'a reconnu Trump a plus d'une reprises. Au fait Daech se posait comme une menace permanente contre le Jurd, la Bekaa, Beyrouth et l'armée libanaise. D'ailleurs il se privait pas de menacer l'armée dans ses vidéos. Puis l'État était incapable de lui faire face de défendre les villages de la zone parce que l'ambassade US menaçait notre État de lui couper toute assistance à  l'armée libanaise si celle ci s'engageait contre Daech. Évidemment le président Aoun ne s'est fléchi face aux pressions US et au terrorisme. Le Hezbollah a été appelé au secours par les Libanais, les Musulmans et les Chrétiens d'Ersal », a-t-il souligné. 

Et Nasrallah d'ajouter : " Après le refus du gouvernement d'intervenir pour libérer Ersal et protéger les populations, la Résistance s'y est engagée au prix de nombreux sacrifices.  De nombreux volontaires y étaient. Les deux armées syrienne et libanaise, les deux peuples syriens et libanais ont contribué à cette libération. Puis l'Iran et son rôle positif à aider à la fois la Syrie et le Liban dans leur guerre contre le terrorisme a fait de cette libération une expérience parfaitement nouvelle, un nouveau tournant dans cette équation qu'est Armée Peuple Résistance.

Cette équation tripartite nous a permis de gagner une guerre pour le Liban et l'arme du Hezbollah a été au cœur de cette équation, cette arme que certains cherchent à éliminer.  Et bien je dis terroristes, si vous revenez le Hezbollah reviendra aussi.

Liban: le pétrole iranien fait peur aux USA

Dans une autre partie de son discours, Nasrallah a appelé le gouvernement à apaiser les souffrances du peuple et à assumer ses responsabilités.

Selon ce dernier, le projet du gaz égyptien dont a parlé l’ambassadrice américaine a besoin de 6 mois à un an pour se réaliser. Il a déclaré que « la déclaration de l’ambassadrice américaine sur les projets sur lesquels les USA imposent des vétos depuis des années, montre leur mensonge ».

Il a dit que le projet devait être tout d’abord discuté avec la Syrie et que le Liban devait mener ces discussions.

« L’administration américaine devrait lever son veto sur le soutien au Liban si elle voulait vraiment l’aider », a-t-il ajouté.

« Si le temps arrive et il n’y a pas de compagnies prêtes à extraire le pétrole et le gaz des eaux régionales, nous sommes prêts à demander l’aide d’une société iranienne qui a une grande expérience. Je propose ceci au prochain gouvernement libanais, des compagnies iraniennes ont le courage de forer et d’extraire du pétrole et du gaz. Les entreprises iraniennes n’ont pas peur des bombardements israéliens, et elles peuvent extraire le gaz et le pétrole et les vendre. »

 

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