Sep 02, 2021 18:26 UTC
  • Israël: choc pétrolier

Avec un écart de 63 kilomètres par rapport à son tracé prédéterminé, le principal oléoduc de transfert de pétrole dans les territoires occupés est entré dans la zone des aquifères souterrains dans diverses régions en Palestine occupée.

L’oléoduc a non seulement été dérouté de son itinéraire, mais il a aussi provoqué, en raison de l’usure des pipelines, l’infiltration de grandes quantités de pétrole dans les aquifères souterrains de régions telles qu’Ashkelon, a révélé le journal Calcalist indiquant que le problème des fuites de pétrole dans les eaux souterraines est survenu il y a quelques jours.

Cependant, les déversements de pétrole et des problèmes dans les installations du régime sioniste ne sont pas une question nouvelle, et les sionistes ont toujours adopté une approche secrète par rapport aux faits. Le journal a évoqué la fuite de 5 millions de litres de pétrole qui a entraîné en 2014 l’une des catastrophes environnementales les plus dangereuses en territoires occupés.

Selon le rapport publié par Calcalist, les recherches montrent que les entreprises en charge de la construction du pipeline ont ignoré la carte fournie et ont passé le pipeline à travers le parc national et l’ont même dévié de trois kilomètres et demi vers des zones telles que Bita Takfa, l’une des zones d’eau les plus sensibles sur les territoires occupés.

À cet égard, le ministre israélien de l’Énergie a annoncé l’arrêt de délivrance des permis de forage pétrolier et la suspension des licences, mais de vives critiques visent les responsables sionistes accusés de corruptions de divers abus qui sont découverts chaque jour, d’après le journal Globs.

Le mois dernier, l’Associated Press a révélé qu’un accord pétrolier entre Tel-Aviv et Abu Dhabi ferait d’Eilat un point d’entrée pour le pétrole des Émirats arabes unis sur les marchés occidentaux. Or, l’accord sur le transfert du pétrole des Émirats arabes unis aux territoires occupés via l’oléoduc Eliat-Ashkelon risque d’être annulé pour des raisons environnementales.

L’Associated Press de poursuivre que l’accord entre Tel-Aviv et Abu Dhabi avait été initialement bien accueilli, car il a renforcé les relations diplomatiques et les ambitions du régime sioniste, mais la révision de l’accord par le nouveau cabinet a mis en cause la capacité d’Israël à tenir ses engagements et suscité la colère des investisseurs.

De leur côté, les groupes environnementaux du régime sioniste ont appelé la Cour suprême d’annuler l’accord sur le transfert de pétrole en raison des bilans douteux de l’EAPC (Europe Asia Pipeline Company) et des risques menaçant les écosystèmes coralliens fragiles d’Eilat.

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