Sep 04, 2021 14:13 UTC

Les mercenaires d’Israël et des États-Unis se sont finalement soumis aux conditions imposées par le gouvernement syrien. Fin 2018, l’armée syrienne et les combattants de la Résistance ont sécurisé plus de 90% de la province de Deraa et de Quneitra en forçant le déplacement d’un grand nombre d’éléments terroristes vers les régions occupées des provinces d’Alep et d’Idlib.

L’accord, conclu la même année sous la médiation des Russes et des responsables locaux, permettait à un certain nombre de groupes armés de rester dans la province de Deraa à condition de respecter les lignes rouges de Damas ainsi que la trêve.
Bien qu’ils se soient engagés à rendre leurs armes, ces groupes armés ont pris d’assaut à plusieurs reprises, pendant les trois dernières années, les positions et les postes de l’armée syrienne à Deraa. 

Ces offensives ont laissé des dizaines de morts et de blessés chez les militaires syriens, ce qui a poussé Damas à préparer une bataille définitive pour mettre fin aux attaques terroristes dans le Sud, mais la Russie a appelé son allié syrien à la retenue. 
Cependant, les groupes armés, sur lesquels compte le tandem Occident-Israël pour inciter des tensions dans le sud de la Syrie, ont lancé de nouvelles attaques contre les militaires syriens, avec le feu vert des Américains et des Britanniques ; plusieurs postes de l’armée ont été occupés et une dizaine de soldats tués et blessés. En réaction à ces lourdes attaques-surprises, Damas a acheminé les forces de la 4e Brigade de l’armée au sud de la Syrie avec pour mission de sécuriser les zones occupées.
Avant le début de la bataille, les représentants de Moscou ont demandé à Damas de donner une chance aux négociations afin de prévenir tout conflit. Le gouvernement syrien a accepté à la seule condition que les groupes armés étant derrière la violation de la trêve évacuent la province de Deraa.

Ayssar Midani, analyste franco-syrienne des questions internationales et Pierre Dortiguier, politologue s'expriment sur le sujet.

 

Mots clés