Sep 25, 2021 18:19 UTC
  • L'ultimatum de la Syrie au Pentagone!

Que le général Mike Milley, chef d’état-major US qui passait en décembre dernier, juste après le putsch électoral anti Trump, des « coups de fil aux Chinois » pour les rassurer que même si ce dernier déclarait la guerre à la Chine,

façon de s’offrir une seconde chance à la tête de la Maison Blanche, l’US Army ne le suivrait point, en vienne à tenir une « réunion secrète » avec son homologue russe, réunion dont le contenu n’est évidemment pas révélé mais où auraient été abordés à la fois la Syrie et l’Afghanistan, cela prouve que l’heure « syrienne » est trop grave pour les Yankees : Au fait, à en juger la teneur du communiqué que vient de publier ce samedi un peu précipitamment le Pentagone où il dément que le général Milley, aurait tenté de convaincre son homologue russe, Valery Gerasimov, du bien-fondé de davantage de contacts militaires Russie-USA en Syrie, y compris et pourquoi pas « d’organiser des manœuvres militaires conjointes », terme qui désigne sans doute des « patrouilles conjointes » comme celle menée à Idlib avec l’armée turque, l’observateur averti comprend que les Américains se trouvent au seuil d’une débandade à l’Afghane dans l’est de la Syrie.

Vendredi 24 septembre, alors même que les agences faisaient état d’une deuxième opération de liquidation anti US en l’espace de 24 heures à al-Bassira, dans la banlieue ouest de Deir ez-Zor où la Résistance tribale, après une assez longue période de manifs anti US-anti FDS non abouties, en est depuis juillet à conjuguer aux frappes aux missiles et aux drones visant les bases US, l’élimination physique d’officiers US et otaniens, et ce, dans l’objectif plus que probable de décapiter ce vaste réseau de détournement du pétrole de Deir ez-Zor et de Hassaké vers le port israélien d’Ashkelon par Erbil et Turquie interposé, le ministre syrien des Affaires étrangères a pris le monde entier de court, en laçant un « Casus belli » en bonne et due forme aux troupes US : Interrogé par Russia 24, le ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Miqdad n’est pas allé par quatre chemins : la présence militaire US en Syrie est illégale et le Pentagone devra retirer ses forces s’il ne veut pas que ses forces à al-Tanf, à al-Omar, à Connoco, à Tannak ou à Shadadeh, connaissent le même sort que son contingent afghan.

L’appel est sans détour : les troupes US vont saigner, si elles ne choisissent pas de faire place nette, et ce, avec ou sans le feu vert des Russes. Pour le reste le communiqué du Pentagone qui interdit au « chef d’état-major Milley toute coopération au-delà des accords précédemment passés de part et d’autre », prouve que Moscou a lui aussi compris le message.

Suivant un modus operandi parfaitement prémédité, la Syrie et ses alliés de la Résistance continuent en effet à resserrer l’étau autour des Yankees et à le faire si bien que le Pentagone en appelle à Moscou, sans grand succès car la Russie n’a plus aucune raison désormais de se contenter des accords à minima avec USA, Israël ou la Turquie, l’avantage militaire et politique étant pleinement du côté de la Résistance. Fin juillet début août le 1er acte du scénario de la Syrie post-USA a été lancé avec l’annonce de l’accostage puis de l’accostage effectif des pétroliers iraniens à Baniyas avec du pétrole pour le Liban.

À vrai dire, ce transit pétrolier aurait bien pu avoir lieu sans toute cette campagne médiatique qui l’a entouré et qui ne visait qu’à pousser les USA à se désavouer en Syrie où il vole du pétrole et du gaz à la faveur de la loi César, désormais littéralement malmenée par une Amérique qui pousse, doublée qu’elle est par le Hezbollah, l’Égypte et la Jordanie, à intégrer le circuit de transit énergétique Iran-Syrie-Liban. Or ce paradoxe totalement ingérable et aux dimensions infiniment dévastatrices pour les projets pétro-gaziers méditerranéens du camp US, n’est pas le seul à peser lourd sur le jeu américain au Levant. Il y a aussi cet effondrement de la machine de guerre US, non pas celle qu’ils détiennent à al-Tanf avec quelque 900 GI’s, retranchés dans leurs hangars par crainte des missiles ou des drones de la Résistance mais cette machine composée à la fois d’Israël et de la Turquie, soit deux bras exécutants qui n’ont jamais cessé depuis 2011 à se prêter la main-forte, à se mutualiser l’un depuis le ciel et l’autre au sol, pour faire traîner la guerre, détruire la Syrie et enliser la Résistance et la Russie. 

Depuis fin juillet, l’entité israélienne a perdu la primeur d’avoir un terrain de combat aérien aussi large que le ciel de la Syrie, celui du Sud Liban voire même celui de la Jordanie. Une tactique de défense aérienne parfaitement inédite puisque basée sur une synthèse de plus de 10 ans d’échec de S-200, de Pantsir-S ou de Buk à chasser les missiles air-sol israéliens a permis depuis cette date de placer le territoire syrien sous une impénétrable bulle de défense, mieux, d’étendre cette bulle au sud du Liban. Et comme si cet énorme déboire pour la machine de guerre US-Israël n’était pas suffisant, il y a eu ce littéral retour de Deraa à l’État avec en toile de fond la fin de cette « zone tampon de facto », limitrophe au Golan occupé que le régime israélien s’était taillé dans cette stratégique province du sud pour maintenir sous perfusion le projet d’un démembrement de la Syrie.

Quant au Sultan dont les mercenaires tout comme les forces armées vivent depuis un mois au rythme des frappes aériennes tonitruantes syro-russes et pour qui, il va sans dire que la volonté de l’État syrien et de la Russie de le mettre à la porte du Nord syrien n'est irréfragable au point même qu’il en a été jusqu’à menacer Poutine d’activer les Tatars de la Crimée, si les bombes russo-syriennes finissaient par faire le ménage à Idlib et dans d’autres localités occupées du nord. Aussi à New York lors de cette rencontre secrète avec Valery Gerasimov, le général Milley ne pouvait ne pas solliciter des patrouilles militaires conjointes avec la Russie, histoire de mettre le contingent US à l’abri des forces russes un peu comme des Turcs à Idlib ou Israël à Deraa… Sauf que le scénario d’une Syrie post-US version Résistance, est si ingénieusement préparé que même les plus pro-occidentaux de l’administration Poutine ne pourraient le décliner. 

À l’émergence du facteur « Résistance » dans le jeu énergétique en Méditerranée orientale, répondra une expulsion nette des USA de la pétrolifère Syrie orientale ! Après tout en Méditerranée, le trio Israël-US-Turquie n’a jamais caché son intention suprême à travers tous les plans et projets qu’ils peaufinent, de la guerre contre la Syrie à la normalisation en passant par la guerre contre le Liban, laquelle consiste à mettre la Russie et la Chine dehors puisque la Résistance est pro Est.

D’où la question fatidique sur quoi convergera toute analyse anti présence US en Euphrate est : comment expulser les troupes US d’al-Tanf, de Deir ez-Zor et de Hassaké ? Eh bien la doctrine de guerre asymétrique a laquelle Miqdad a fait allusion ce vendredi soir est bien lotie pour ce genre de mission : il y a des nuées de drones certes qui frappent avec une redoutable précision mais il existe aussi d’espèce de roquette-missiles largement pressentis pour mettre au pas les meilleurs F-16, F-15 du monde : Des missiles tactiques de 20 à 25 km de portée seulement genre Arash-4 dont l'attribut " roquette" n'est qu'un leurre. En effet ce sont des missiles de très courte portée propre à combattre les "occupants" quand il occupe votre pays et la Syrie y fait face à la fois sur la rive est de l'Euphrate et dans le nord.  Ce genre de missiles tactiques se base sur un procédé "remplacer le fil des missiles classiques par des fibres optiques" ».

Un peu comme la méthode de guidage par fil dans un missile comme TOW, le missile est tiré et la chaîne de fibre optique est connectée au missile et le missile monte un peu de façon à ce que la caméra déposée dans l'ogive puisse trouver le trajet. Et puisque la fibre optique est très petite en taille et en poids, une grande quantité pourrait en être déposée dans un très petit engin comme une roquette. Au stade final, il y aura enfin un système d'imagerie infrarouge pour se verrouiller sur la cible avant de l’abattre. Une fusée guidée de 122 mm avec une portée moyenne de 20 à 25 km fera largement l’affaire de l’armée syrienne et allié, si la Russie tient à ce que par exemple il n’y ait pas de combat aérien dans le ciel est syrien.

Des missiles tactiques Arash-4 sauront comment faire pour "aliter" des avions de chasse, aussi sophistiqué que ce soit, car ces derniers ne peuvent transporter qu’un nombre limité de bombes ou de missiles, en raison des limites de charge embarquée. Et puis, ces avions de chasse devraient viser « directement » la cible (LOS) et ne pourraient par conséquent que couvrir à eux seuls et en peu de temps une zone bien limitée. Or le rayon d’action des « roquettes » et Arash-4 de la Résistance ne fait pas d’exception, s’élève à des dizaines voire à plusieurs centaines de milliers de mètres carrés, point qui s’ajoute à la capacité de « tir nourri » en « peu de temps » et aux impacts psychologiques que ceci génère sur l’ennemi, en l’occurrence américain, qu’on sait être toujours traumatisé par tout ce qui endure au Moyen-Orient. Puis Arash-4, engin de 122 mm, qui ne pèse que de 45 à 67 kilogrammes, avec une portée de 18 à 40 kilomètres, dispose d’une vitesse maximale de 1050 mètres par seconde et d’une altitude de vol pic de 7500 mètres. Ces engins ont bien prouvé leur efficacité à Harir et à Ain al-Asad il y a peu. Il n'existe aucune raison qu'ils ne soient pas aussi efficaces à Connoco, à al-Tanf.

Et que faire pour contrer les missiles JDAM ou GBU dits de haute précision que les avions US basés en Jordanie ne tarderont pas à tirer contre les positions de l’armée syrienne et de la Résistance, après qu’une première salve de Arash-4 aura été lancée contre al-Tanf ? Utiliser l’armée anti-arme de précision. Depuis la bataille de mai, il est clair que l’axe US-Israël a adopté des missiles air-air de précision, qui ne pourront fonctionner si leurs capacités de combat sont neutralisées. Or dans l’arsenal de la Résistance, il y a de quoi « aveugler les armes de haute précision », de sorte que, au lieu d'une destruction précise des cibles, les missiles et les munitions flâneuses soient déviés de leur trajectoire à raison de dizaines de mètres, et ne causant ainsi aucun dommage.

Ces missiles Delilah israéliens tombés, inoffensifs, dans le sud du Liban, ou encore des JDAM, traînant par terre en mai à Gaza auraient bien dû en avertir le camp d’en face… Face aux missiles tactiques de très courte portée, le Pentagone est sans défense… À moins que Milley ait convaincu son homologue russe…

 

Mots clés