Sep 26, 2021 16:03 UTC
  • Idlib: la fin du

Personne au monde n'est aussi malheureux que le Sultan : à New York, il a été repoussé par Biden qu'il a traité en président de seconde zone, en dépit de plus de dix ans de loyaux services pro OTAN à la fois en Syrie, en Irak, en Asie centrale voire en Afrique du Nord, refusant de le recevoir.

S'adressant le vendredi 24 septembre aux journalistes à Istanbul,  Erdogan a été même jusqu'à accuser « les États-Unis de soutenir actuellement les groupes terroristes, au-delà de toute attente », ajoutant qu'« au lieu de lutter contre les groupes terroristes, les États-Unis leur fournissent une quantité considérable d'armes, d'outils et des véhicules. ».

Par le mot "terroriste", le Sultan ne désigne évidemment pas ni Hayat Tahri al Chaam ni les takfiristes séparatistes du Turkistan orientale mais bel et bien les Kurdes pro-US, pro-Israël qu'on sait pour le reste être en totale synergie avec Erdogan quand il s'agit de lui fournir le prétexte nécessaire à des conquêtes territoriales dans le nord de l'Irak ou à maintenir son occupation dans le nord de la Syrie. Au fait si Erdogan se permet une telle sortie contre Biden, c'est plutôt parce qu'après la rupture du contrat russe avec Israël en Syrie, tout indique que les glas sonneront aussi pour lui à Idlib. 

Au fait depuis la débandade US en Afghanistan, les choses se sont accélérées diablement en Syrie de façon à ce que le Sultan se sente complètement débordé: Deraa, bastion des terroristes pro Israël a été libéré en peu de temps et l'armée syrienne et ses alliés du Hezbollah  sont sur le point d'en prendre totalement le contrôle. Cette avancée a brisé au fait ce duo Israël/Turquie qui a opéré pendant dix ans contre la souveraineté syrienne et de façon à ce que l'Etat syrien peine à se mettre du traumatisme de la guerre. Ce réseau de contrebande de pétrole syrien à partir de la Syrie orientale, c'est Israël et la Turquie ensemble qui en sont les principaux vecteurs et le pétrole détourné va de Deir ez-Zor vers Ashkelon.

Or depuis que la Russie a coupé court avec les accords aériens passés avec Israël, Erdogan a très bien compris que ses chances à Idlib sont plus que minime : d'où ce discours mi figue mi raisin qui dénonce Biden d'une part et remet en cause la légalité des élections en Crimée de l'autre. Mais la politique du funambulisme ne réponde plus quand l'axe de la Résistance a poussé les Etats-Unis à revenir eux m^me sur leur loi César et à se désavouer, quitte à déverrouiller même le commerce des ses acolytes arabes avec Damas.

Avouons que le Sultan n'a aucun problème à se rendre dès demain à Damas se jeter dans les bras d'Assad et décréter une reprise des relations tant que cela servirait ses intérêts. Mais le problème est qu'il est un occupant à la solde de l'axe US/Israël et traité comme tel par le président syrien qui a refusé de recevoir le chef de MIT voire à l'accueillir sur le sol syrien. D'ici quelques jours le Sultan se rendra au Kremlin avec dans sa mallette le vieux dossiers des S-400 tenter une nouvelle fois avoir Poutine. Mais la concentration des forces russes et syrienne autour d'Idlib, ce serait un coup d'épée donné dans l'eau. Selon un rapport du 26 septembre du site militaire ruse Avia-Pro, la Russie et la Syrie prévoient de lancer l'une des plus grandes offensives de toute la période de la guerre en Syrie.

L'aviation de transport militaire russe effectue un transfert à grande échelle des forces syriennes vers quatre provinces de Syrie à la fois - Alep, Idlib, Lattaquié et Hama. Toutes ces provinces bordent la région du nord-ouest de la Syrie, détenue par des troupes turques et des terroristes qui leur sont affiliés, ce qui indique la préparation d'une offensive à grande échelle, à la suite de laquelle jusqu'à 20 à 30 000 terroristes seront éliminés.  Auparavant, certaines sources avaient affirmé que l'armée syrienne pouvait lancer une offensive dans toutes les directions à la fois, cependant, une offensive sur l'autoroute M4 au sud d'Idlib, semblait beaucoup plus probable. Néanmoins, compte tenu du déploiement simultané des forces syriennes, russes et des combattants de la Résistance dans quatre provinces, empêchera la Turquie de voler au secours des terroristes qui seront désormais coincés. Si l’armée syrienne reprend aux terroristes les zones dont ils se sont emparés elle pourra modifier considérablement les rapports de force dans la région et cela ne plairait pas du tout au Sultan.

Des appareils russes ont également commencé à frapper les terroristes dans la zone d'opération militaire de la Turquie dans le nord de la Syrie, ignorant les ambitions d'Erdogan appelant la partie russe à ne pas s'ingérer dans les affaires d'Ankara en Syrie.

L'aviation militaire russe, dans le contexte de l'escalade supplémentaire créée par la Turquie en Syrie, a commencé à frapper les régions syrienne où l'armée turque est stationnée et où l'opération militaire turque de long terme dit "Branche d'olivier" est en cours. Selon des sources syriennes, au cours d ces dernières heures des bombardiers russes ont bombardé à deux reprises des zones où se trouve l'armée turque, ce qui indique que la Russie est prête à en finir avec Erdogan s'il s'entête.

Avia.pro dit : " "Les bombardiers russes ont attaqué la zone de l'opération « Branche d'olivier » menée par la Turquie (dirigée contre les Kurdes syriens - ndlr). On supposait que la frappe pouvait être associée à des tentatives de l'armée russe d'éliminer une figure clé des djihadistes pro-turcs, cependant, vers minuit, de nouvelles frappes aériennes par des avions militaires russes sont tombées sur la zone de l'opération militaire.On sait que les premières frappes ont été lancées par des avions russes sur la zone de la colonie de Basufan, située dans la province d'Alep. Les frappes auraient été proches des positions militaires turques, cependant, les djihadistes soutenus par la Turquie étaient la cible principale."

 

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